Mobilité durable

L’hypertension artérielle baisse dans les quartiers où il fait bon marcher

Le 12 février 2018

Une étude britannique, la plus importante du genre, permet d’établir un lien significatif entre les environnements favorables à la marche et une diminution de l’hypertension artérielle au sein de la population.

Menée sur près de 430 000 personnes âgées de 38 à 73 ans, dans 22 villes du Royaume-Uni, cette étude de grande envergure montre que les gens qui vivent dans les quartiers favorables aux déplacements à pied sont moins à risque de souffrir d’hypertension artérielle. Cet effet bénéfique est plus marqué chez les 50 à 60 ans, les femmes ainsi que les résidents de quartiers densément peuplés et/ou défavorisés.

La valeur intangible du design urbain

Les auteurs de l’étude soulignent que, très souvent, des interventions peu coûteuses suffisent à rendre les environnements favorables à la marche. Compte tenu des bénéfices qui en découlent, les chercheurs proposent que la « valeur intangible du design urbain » soit désormais prise en considération dans les politiques de santé publique. Ils font valoir que le traitement des maladies cardiovasculaires coûte, chaque année, des milliards à la société. Or, si on investissait, à bien moindre coût, dans la rénovation des espaces urbains de manière à les rendre plus conviviaux et ainsi permettre à la population d’être plus active, on diminuerait significativement les coûts de santé liés au traitement de ces maladies.

Perspectives d’avenir

Au Royaume-Uni, soulignent les chercheurs, 7 millions de personnes souffrent de problèmes cardiovasculaires, ce qui entraîne chaque année près de 160 000 décès prématurés. Par ailleurs, font-ils remarquer, les populations urbaines sont en pleine croissance. À l’échelle de la planète, 54,5 % de la population vit dans des villes, et cette proportion devrait passer à 60 % d’ici 2030. Voilà pourquoi il faut dès maintenant aménager les villes pour qu’elles soient favorables à un mode de vie actif, insistent les chercheurs. Et de conclure par cette formule : « les villes bien aménagées aujourd’hui seront, demain, des villes en santé! »

Source : The Guardian