Aménagement urbain

Les places publiques éphémères, une tendance qui encourage la participation citoyenne!

Le 11 septembre 2017

Partout dans le monde, des groupes de citoyens se réapproprient les espaces publics pour y créer des places dites « éphémères » où il fait bon de se réunir. Une tendance créative et rassembleuse à laquelle le Québec n’échappe pas!

Ces initiatives citoyennes sont réalisées à faibles coûts, nécessitent peu d’investissement de fonds publics, mais elles apportent de nombreux bénéfices. En voici des exemples qui ont récemment fait leur apparition ici au Québec et ailleurs dans le monde !

À Montréal

Dans la métropole, les installations comme celles initiées par La Pépinière.co, un organisme sans but lucratif fondé par Maxim Bragoli et Jérôme Glad, permettent aux communautés des quartiers où elles sont implantées de revitaliser des espaces urbains laissés à l’abandon.

Ces espaces publics éphémères entraînent de nombreuses retombées positives pour la Ville et ses citoyens. Ils renforcent l’esprit de communauté et encouragent la participation citoyenne. En plus de transformer le paysage urbain en lieux créatifs, ils offrent l’occasion aux artisans et artistes locaux de se mettre en valeur. Et très souvent, les gens qui les fréquentent peuvent s’initier à l’agriculture urbaine et ainsi contribuer au recul des déserts alimentaires.

Voici quelques-uns de leurs projets :

Marché des ruelles

Les Jardineries

Le carré NDV

Le village au Pied-Du-Courant

Les jardins Gamelin

À Québec

La ville de Québec compte aussi son lot de places éphémères. D’ailleurs, le maire Régis Labaume a récemment invité les citoyens de sa ville, via sa page Facebook, à fréquenter davantage ces lieux publics en mentionnant notamment qu’ils constituent un outil efficace pour contrer les îlots de chaleur.  

Et ailleurs dans le monde?

Au cours de l’été, la ville de Vancouver a inauguré cinq places publiques éphémères où les citoyens peuvent maintenant profiter des dernières belles journées de chaleur. La municipalité prévoit développer davantage d’espaces publics à l’aide de programmes tels que Viva Vancouver, qui travaille de concert avec les entreprises locales, les groupes communautaires et les partenaires régionaux afin de permettre la fermeture de portions de rues à court ou à long terme et de les transformer en espaces éphémères vibrants. Les aménagements temporaires de ces espaces servent notamment à tester des projets-pilotes qui, suivant les réactions enthousiastes des usagers, seront appelés à devenir permanents. 

Aux États-Unis, la ville de Bloomington prépare un nouvel événement inspiré par le mouvement  « international Park(ing) Day ». Le 15 septembre prochain, les citoyens et commerçants seront invités à transformer les espaces de stationnement en « parklets », c’est-à-dire en espaces éphémères, pour un jour ou deux.

Le projet Living Streets, qui a vu le jour en 2013 à Gand, en Belgique, est un projet rassemblant les citoyens autour de l’idée de se réapproprier les rues de leur quartier. Il explore de nouveaux moyens de permettre la co-création en servant de lien entre les citoyens, les services municipaux et les entreprises locales.  À ce jour, plus de 50 Living Streets ont ainsi été créées.