Saines habitudes de vie

Prévention de l’obésité infantile: l’environnement familial joue un rôle crucial

Le 4 octobre 2018

La prédisposition génétique à souffrir d’obésité infantile peut être contrecarrée par des environnements familiaux dans lesquels prévalent de saines habitudes de vie, révèle une étude parue dans le Journal of the American Medical Association.

Selon cette étude, les enfants qui vivaient dans les environnements les moins obésogènes, qui avaient donc accès, par exemple à des fruits et des légumes frais et qui passaient peu de temps devant la télévision, couraient deux fois moins de risques de souffrir d’obésité  en dépit de leur prévalence génétique. Autrement dit, l’obésité ne serait pas une fatalité inscrite dans les gènes, mais elle résulterait plutôt de l’environnement dans lequel de telles prédispositions génétiques peuvent ou non être favorisées.

Inné ou acquis ?

Cette étude, saluée par des chercheurs de l’Université de Buffalo, se distingue des autres travaux de recherches en génétique qui, généralement, opposent nature et « nurture1 », pour plutôt proposer que nature et « nurture » agissent en complémentarité. Selon les experts, cette étude ouvre de nouvelles perspectives en matière de prévention de l’obésité infantile. Et surtout, elle permet aux médecins et aux pédiatres d’offrir aux parents un message tout aussi puissant qu’encourageant : les milieux familiaux qui font une promotion soutenue de la saine alimentation et de l’activité physique peuvent contrecarrer la prévalence de leur enfant à souffrir d’obésité.

1Le terme « nurture » n’a pas d’équivalent en français. Il signifie à la fois : nourrir, soigner, éduquer, former, enrichir. Par ailleurs, le couple nature-nurture renvoit aussi au couple inné-acquis.