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Survol de l’actualité : 12 janvier 2021

Le 12 janvier 2021

Au menu cette semaine, des fermes verticales pour nourrir la planète, la résolution de 2021 et le temps des « villes minute » !

Alimentation

L’alimentation des Québécois n’a pas souffert du confinement au printemps

C’est ce que nous apprend une étude de l’Université Laval parue dans The American Journal of Clinical Nutrition. Une étude qui est d’ailleurs la première du genre à pouvoir comparer les habitudes de consommation d’une même cohorte d’individus, avant la pandémie et, ensuite, pendant le confinement. Les chercheurs ont ainsi pu mesurer une très légère amélioration de l’indice global de la qualité de l’alimentation des répondants qui est passée de 69 % à 70 %. Si un tel résultat n’est pas vraiment significatif, au moins, on ne dénote pas de détérioration de la situation. Par contre, certains sous-groupes ont mieux fait que d’autres, avec des améliorations de 3,8 % chez les personnes obèses, de 3,6 % chez les 18 à 29 ans et de 1,9 % chez les moins scolarisés. Il est difficile d’identifier les facteurs qui ont contribué à ces changements, toutefois on sait que le taux de repas pris à l’extérieur est passé de 21 % à 4 %. Or généralement, on mange mieux quand il s’agit de plats cuisinés à la maison…
Source : La Presse

Comment les Pays-Bas s’attaquent au gaspillage alimentaire des ménages

Les Néerlandais se sont engagés à diminuer de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2030. Et pour y parvenir, le gouvernement a notamment lancé des campagnes d’éducation et de sensibilisation qui ciblent les ménages. Elles sont portées par une mascotte minimaliste, mais sympathique, nommée Becky, déjà reconnue par plus de 45 % de la population. Becky, par exemple, explique que, sauf dans des cas assez rares, les aliments n’ont pas des dates de péremption, mais indiquent plutôt des limites de temps avant desquelles il est préférable de les consommer. Autrement dit, « meilleur avant » ne signifie pas « jeter après ». Or, mine de rien, on estime que cette obéissance aveugle à l’égard du « meilleur avant » compterait pour 15 % de tous les aliments gaspillés par les ménages. Et ce n’est qu’un exemple, selon Becky. Cela dit, quand on se compare… Un Néerlandais est responsable, chaque année, de la perte de 34,3 kg d’aliments comestibles, alors que le gaspillage alimentaire d’un Canadien pèse, lui, le double, soit environ 70 kg ! Bref, on devrait peut-être songer à inviter Becky dans notre pays…

Source : TreeHugger

Des fermes verticales pour alimenter la population mondiale ?

Le concept n’est pas vraiment nouveau, mais face aux défis qui nous guettent, l’agriculture verticale pourrait devenir l’une des meilleures stratégies pour garantir notre sécurité alimentaire. Déjà, l’expansion des terres arables, au détriment de la biodiversité, n’est plus soutenable. D’autre part, la population mondiale ne cesse de croître. Mais une jeune pousse (start-up) californienne croit détenir la solution, du moins si ses prétentions tiennent la route. Elle affirme avoir réussi à marier l’intelligence artificielle avec l’agriculture verticale de manière à en optimiser les rendements. Et les chiffres, si avérés, sont stupéfiants. En occupant moins d’un hectare au sol, leur installation produirait autant que 300 hectares sous le soleil. Bref, cette petite entreprise, qui décidément voit grand, promet à terme d’utiliser 99 % moins de terre et 95 % moins d’eau que l’agriculture classique, grâce au recyclage, tout en produisant 400 fois plus. L’avenir dira si leur maîtrise des mathématiques est elle aussi fondée…
Source : Futura Sciences

Activité physique

Les adultes québécois, moins actifs physiquement durant la pandémie

Depuis avril 2020, 3 300 adultes québécois répondent, chaque semaine, à un sondage Web qui porte sur leurs attitudes et comportements. Ils doivent notamment estimer la pratique d’activité physique au cours des 30 jours précédant le sondage. Au début de la pandémie, 44 % d’entre eux ont rapporté avoir diminué leur activité, une proportion qui, en septembre, se chiffrait à 34 %. Quant à ceux qui ont déclaré être plus actifs physiquement (22 %), en avril, leur nombre fléchissait (17 %) aux portes de l’automne. Les jeunes adultes (18 à 24 ans) représentent le groupe d’âge ayant le plus accru leur activité physique au printemps (40 %), un enthousiasme qui s’est essoufflé à l’automne (26 %) tandis que les 70 ans et plus ont admis être moins actifs physiquement (47 %) au début de la pandémie, tout en se reprenant à l’automne (35 %). Cela dit, et bien que les résultats de ces sondages doivent être interprétés avec prudence, l’Institut national de santé publique du Québec se dit rassuré de constater que la pratique d’activité physique semble demeurer inchangée pour environ 50 % des adultes québécois.
Source : Institut national de santé publique du Québec

Voici la meilleure résolution pour 2021, et la plus facile à tenir !

Exceptionnellement, souscrire à un classique abonnement de janvier dans un gymnase ne sera pas possible cette année. Alors, pourquoi ne pas considérer prendre l’habitude de marcher au moins 30 minutes chaque jour ? C’est d’ailleurs une des recommandations que font les experts pour garder la forme physique et mentale. Et même si sa pratique ne demande aucune aptitude particulière, la marche est tout de même considérée comme un exercice global. Selon une étude évoquée par ICI Radio-Canada, les personnes qui accomplissaient 8 000 pas par jour couraient 51 % moins de risque de mourir prématurément, tandis que ceux qui franchissaient le cap des 12 000 voyaient ce taux passer à 65 %. Et pour ceux à la recherche de motivation, ils peuvent rejoindre les rangs d’une communauté pancanadienne dont les membres se sont fixé pour objectif de couvrir, cette année, une distance de 1 000 km, à la marche ou à la course. Cela représente seulement 2,7 km par jour et c’est à la portée du plus grand nombre. L’invitation est lancée !
Source : ICI Radio-Canada

Aménagement

L’avenir est aux villes du quart d’heure, oups… de la minute !

Décidément on n’arrête pas le progrès, surtout lorsque des gens semblent plus pressés que d’autres. Depuis bientôt deux ans, une des grandes tendances en aménagement, c’était le chrono-urbanisme. Un concept notamment popularisé par la mairesse Anne Hidalgo qui s’est fixé pour objectif de faire de Paris une ville du quart d’heure. Or, si on en croit les Suédois, cet objectif serait déjà caduc, car ils visent plutôt une « ville minute » ! Et c’est sur la base d’une vision hyperlocale qui met largement à contribution la participation citoyenne. Et pour cause, puisqu’elle s’attache à penser l’espace urbain dès le seuil de porte du citoyen, ainsi que de ceux de ses voisins immédiats, pour faire en sorte que les services et les infrastructures locales satisfassent leurs besoins de base et leur qualité de vie. Il s’agit, pour le moment, d’un projet pilote déployé dans quatre sites de la ville de Stockholm. C’est donc une histoire à suivre et qui, peut-être, deviendra la nouvelle tendance… des deux prochaines années.
Source : CityLab

Royaume-Uni : la beauté sera désormais intégrée à la planification urbaine

En général, les urbanistes se fixent des objectifs plutôt que des qualificatifs… Mais la beauté va devenir un prérequis dans l’aménagement des nouveaux projets d’ensemble résidentiel sur tout le territoire du Royaume-Uni. Le gouvernement britannique vient en effet d’annoncer la création d’un comité consultatif qui sera chargé d’aider les instances locales à se doter de normes de conception qui intègrent beauté, qualité et respect de l’environnement. Si ces deux derniers éléments sont quantifiables, c’est moins le cas de la beauté qui réside souvent dans l’œil de celui qui regarde. Interrogé sur la nature de ces critères intangibles, celui qui sera aux commandes dudit comité consultatif affirme vouloir faciliter la co-création de milieux de vie qui soient à la fois beaux, durables, prospères, dynamiques et auxquels vont s’identifier leurs citoyens pour les générations à venir. On ne peut que le leur souhaiter !
Source : The Architect’s Newspaper

Mobilité durable

Les facteurs psychosociaux de l’affection des Montréalais pour la voiture

L’aménagement du territoire, ainsi que la bonification de l’offre de transport collectif, des infrastructures cyclables et de l’offre de services alternatifs sont des éléments clés de la mobilité durable. Mais ils ne peuvent suffire, même quand ils sont bien implantés, à convaincre tous les automobilistes de changer leurs habitudes de mobilité. Plusieurs déterminants psychologiques, qui modulent le comportement des individus, doivent être pris en compte pour à la fois comprendre les facteurs qui freinent l’adoption de modes de transports actifs et identifier les leviers pouvant encourager le changement. L’étude, Perception et enjeux de mobilité durable, réalisée à la demande de la Commission sur le transport et les services publics de la Ville de Montréal, en brosse un portrait fort instructif qui permet de cerner trois profils de navetteurs : les auto-dépendants (17,4 %), les multimodaux (43,5 %) et les convaincus mais non affranchis (39,1 %). Ce qui, à terme, pourra conduire à des campagnes de sensibilisation mieux ciblées afin d’infléchir le comportement de ces différents groupes de personnes et contribuer à réduire de 25 % les déplacements en auto solo d’ici 2030, ainsi que le souhaite la Ville de Montréal.
Source : Ville de Montréal

Sydney : changement de cap pour cette ville réputée anti-vélos ?

Traînant la peu enviable réputation d’être la « ville qui déteste les vélos », pas étonnant que le développement du réseau cyclable de Sydney avance à pas de tortue. Au cours de la dernière décennie, il s’est ajouté, en moyenne, 1,5 km de voie cyclable séparée par année ! Puis, en l’espace de 6 mois, au cours de 2020, ce sont 7 km qui se sont ajoutés comme par magie. À première vue, on pourrait croire que la pandémie y est pour quelque chose, comme on l’a vu dans bien d’autres villes du monde qui ont profité de l’occasion pour réallouer une partie de leurs espaces au profit du transport actif. Mais, en réalité, cette situation est attribuable à un réchauffement des relations entre la Ville et l’État de la Nouvelle-Galles du Sud, jusqu’à tout récemment notoirement hostile à la bicyclette. Et, aussi à un changement de mentalité des Sydnéens qui, après s’être farouchement opposés à l’implantation de voies cyclables, notamment sur Bourke Street, en ont par la suite découvert les vertus. Certes, il reste beaucoup de chemin à parcourir avant que Sydney ne devienne une ville vraiment sécuritaire pour les cyclistes, mais il y souffle un vent de changement assez encourageant.
Source : The Guardian