En rafale

Survol de l’actualité : 21 avril 2019

Le 20 avril 2019

Au menu cette semaine, quand l’esprit de contradiction des ados rime avec saine alimentation, les Néo-Zélandais craquent pour le « Nude shopping » et à Québec les jeunes appuient sur l’accélérateur du transport collectif.

Mobilité durable

Les cyclistes peuvent désormais utiliser les feux piétons

Sur le site du SPVM, on peut encore lire : « Les feux pour piétons sont réservés aux piétons, le cycliste doit se conformer aux feux de circulation comme les autres véhicules ». Or, depuis le 18 avril, la situation a changé. Les cyclistes peuvent maintenant profiter de cet avantage accordé aux piétons, mais à certaines conditions. D’abord, ils doivent s’immobiliser complètement, comme à un arrêt. Ils sont ensuite tenus de circuler à vitesse raisonnable et prudente tout en accordant la priorité absolue aux piétons. En outre, ce privilège leur est accordé tant qu’une silhouette blanche est affichée ou que le décompte des secondes se poursuit. Enfin, les cyclistes doivent demeurer vigilants, car des panneaux de signalisation peuvent interdire cette manœuvre sur certaines intersections.
Source : Vélo Québec

Transport collectif : la jeunesse de Québec presse les élus de mettre le pied sur l’accélérateur

Des associations étudiantes universitaires et collégiales, ainsi que plusieurs groupes militants jeunesse, souhaitent que le projet de Réseau structurant de transport en commun (RSTC) se réalise le plus rapidement possible. Ils considèrent qu’une offre de transport en commun efficace et accessible sur l’ensemble du territoire demeure un élément clé pour que la Capitale-Nationale devienne un lieu, dynamique, attrayant et où il soit possible d’adopter un mode de vie sain et actif. C’est à cette condition, souligne le collectif, que la Ville sera en mesure de retenir sa jeunesse, d’assurer son développement, d’atteindre ses objectifs environnementaux et de réduire la congestion automobile. Il semble que ces jeunes soient plus désireux de profiter d’un laissez-passer universitaire pour le transport collectif, mesure qui entrera en vigueur à l’automne 2019, que d’obtenir un permis de conduire…
Source : Journal de Québec

Les BIXI pourraient-ils rouler à longueur d’année ?

À la demande de la Ville, BIXI Montréal a réalisé une étude, en collaboration avec les organismes Vélo Québec et Cyclochrome, pour évaluer les coûts du maintien d’une partie du service durant l’hiver et en estimer l’achalandage. Ces données demeurent pour le moment confidentielles. Mais on sait d’ores et déjà que le nombre d’utilisateurs serait nettement moindre. Quant aux coûts, ils devront nécessairement être plus élevés, et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, les vélos disponibles devront être chaussés de pneus d’hiver, ce qui impose de modifier les bornes d’ancrage en conséquence. Ajoutons à cela les frais de déneigement des stations d’ancrage et les frais d’entretien additionnels reliés à l’« effet sel ». L’équation se résume donc ainsi : plus de coûts pour beaucoup moins de déplacements. À terme, la décision reviendra à la Ville. À moins que les changements climatiques ne modifient les termes de l’équation…
Source : Journal Métro

Les premières trottinettes électriques testées à Montréal

Trois ateliers de démonstration sur des terrains privés viennent tout juste d’être organisés pour que les Montréalais puissent se familiariser avec les trottinettes électriques qui devraient leur être offertes en location dès cet été. Ces trottinettes pourront atteindre la vitesse maximale de 25 km/h, ce qui est amplement suffisant pour dépasser les voitures aux heures de pointe. Et d’imposer le port du casque, ainsi que l’exige le ministère des Transports en vertu de l’arrêté numéro 2018-18. Selon le gérant d’expansion de la compagnie Lime, cette vitesse est jugée nécessaire afin que les trottinettes qui circulent sur les voies cyclables ne deviennent pas des obstacles pour les cyclistes. Seules les personnes âgées de 18 ans et plus pourront s’abonner à ce service qui, s’il se déploie comme prévu cet été, ferait de Montréal la seconde ville au Canada, après Waterloo, Ontario, a autoriser ce nouveau mode de micromobilité.
Source : TVA Nouvelles

Agroalimentaire

Mouvement zéro déchets : Une grande bannière de l’alimentation va accepter les contenants réutilisables de sa clientèle québécoise

Afin de répondre aux souhaits de ses clients toujours plus nombreux à le réclamer, la chaîne de supermarché Métro va leur permettre d’utiliser leurs propres contenants de plastique pour rapporter les denrées de certains comptoirs : charcuterie, mets cuisinés, viande, poissonnerie et pâtisserie. Bien entendu, pour assurer la sécurité et la salubrité des opérations, des conditions s’imposent : pas de contenants en verre ni de contenants de plastique qui arborent des marques. Et les clients devront veiller à la propreté et la bonne qualité des plats qu’ils apporteront. L’entreprise, qui dit ne pas avoir évalué les économies engendrées par la diminution du suremballage, ni d’ailleurs les coûts générés par la formation des employés pour la mise en place du programme, est convaincue que le mouvement risque de faire boule de neige. Une histoire à suivre…
Source : La Presse

Le «Nude shopping» : une nouvelle tendance venue de Nouvelle-Zélande

Que les plus prudes parmi nos lecteurs soient rassurés, il n’est pas question ici de magasinage pour nudistes. Il s’agit plutôt d’une initiative lancée par une grosse chaîne d’alimentation et qui a choisi d’éliminer l’utilisation du plastique dans ses comptoirs de fruits et légumes. Finies les barquettes de styromousse contenant une poignée de fèves emballées dans un film de cellophane. Désormais, fruits et légumes sont présentés dans leur plus simple appareil… Grâce à des étagères réfrigérées et un système de brumisation, ils brillent de toute leur splendeur et dans toutes les couleurs. Les consommateurs en ont été époustouflés, si bien que les ventes de certains fruits et légumes ont bondi de 300 % ! Et la chaîne en question ne veut pas s’arrêter là, puisqu’elle songe à bientôt accepter les contenants réutilisables de sa clientèle…
Source : Alimentation durable

Royaume-Uni : les collations santé pour les enfants, pas très bonnes pour la santé

Malgré les réclames des compagnies, une étude de l’Université de Glasgow, en Écosse, révèle que près de la moitié (41 %) des collations santé qui ciblent les jeunes britanniques sont loin d’être bonnes pour la santé et pourraient contribuer à l’épidémie d’obésité qui frappe le pays. Les chercheurs ont constaté que 91,6 % de ces collations sont mises en marché à l’aide de mascottes, de jouets et de rabais promotionnels. Dans 41,6 % des cas, les compagnies en vantent les valeurs nutritives ou, à 19,6 %, les bienfaits sur la santé. Les auteurs de l’étude ont aussi remarqué que nombre de ces produits contiennent beaucoup de fruits transformés qui sont utilisés littéralement comme du sucre ajouté. Or, la simple mention du mot « fruit » peut donner au consommateur l’impression que le produit est naturel, ce qui n’est bien sûr pas le cas. Voilà pourquoi les chercheurs réclament la mise en place de règles plus strictes pour encadrer la publicité trompeuse sur les emballages.
Source : Food Navigator

Les enfants d’âge préscolaire sont vulnérables à la taille des portions

Il est bien documenté que les adultes sont susceptibles de surconsommer des aliments si les portions sont plus grandes que nécessaire. Dans le jargon, on parle alors de « portion size effect ». Et, jusqu’à présent, on pensait que les 3 à 5 ans étaient exempt de cette vulnérabilité parce que mieux capables de reconnaître la sensation de satiété. Or, ce ne serait pas le cas selon une nouvelle étude. D’emblée, les chercheurs reconnaissent qu’il n’est pas évident, pour les éducatrices, de déterminer la juste taille des portions en fonction des besoins de chaque enfant. Ils suggèrent plutôt d’utiliser cette « vulnérabilité » à leur avantage. En effet, si les bouts de choux sont, eux aussi, susceptibles de succomber au « portion size effect », alors aussi bien accroître la taille des portions de fruits et légumes dans leurs assiettes et de réduire la proportion des aliments très caloriques. Car ils ne mangeront jamais trop de fruits et de légumes…
Source :Science Daily

Immuniser les adolescents contre le marketing alimentaire grâce à leur esprit rebelle !

Depuis des décennies, la santé publique échoue à contrecarrer, auprès des adolescents, les impacts nocifs du flot continu de publicités alimentaires qui associent la consommation de malbouffe au plaisir et au contentement. Or, des chercheurs ont découvert qu’il est possible de facilement les « déprogrammer » en misant tout simplement sur leur esprit de rébellion. Une simple séance de « debriefing » suffit. Elle consiste à leur démontrer, à l’aide de documents factuels, que les géants de l’agroalimentaire utilisent le marketing afin de rendre les consommateurs dépendants de la malbouffe dans le seul but de faire davantage de profits. Et que la publicité sur les emballages est non seulement trompeuse, mais qu’elle vise spécifiquement à égarer les plus vulnérables, comme les enfants et les personnes démunies. Il n’en faut pas plus pour susciter, particulièrement chez les garçons, un vif sentiment de révolte qui se traduit ensuite, selon les chercheurs, par un changement notable de leur comportement alimentaire. Il suffisait d’y penser : mettre à contribution la tendance naturelle des adolescents à se révolter contre l’autorité pour qu’ils fassent des choix plus sains !
Source : Science Daily