Transport actif

Plus de 500 jeunes formés grâce au programme Cycliste averti de Vélo Québec

Le 21 avril 2016

Avec l’arrivée du printemps, environ 520 élèves de 5e et 6e année ont entamé la formation Cycliste averti de Vélo Québec.

cycliste averti

Le programme Cycliste averti, mis à l’essai l’an dernier sous forme de projet pilote dans 7 classes montréalaises et qui a touché quelque 150 élèves, est maintenant parvenu à maturité. Il va se déployer cette année dans 21 classes de 7 écoles montréalaises, ainsi que dans 5 classes de 4 écoles de la Mauricie.

Le déploiement du programme Cycliste averti hors de l’île de Montréal représente une première, souligne Magali Bebronne, chargée du projet chez Vélo Québec, en entrevue téléphonique. « Pour l’occasion, nous avons soutenu notre mandataire, l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie (URLSM), afin de permettre aux écoles de Trois-Rivières, Shawinigan et Saint-Élie-de-Caxton de bénéficier du programme. »

Un programme bien rodé

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« L’expérience acquise l’an dernier, durant la phase du projet pilote, nous a été très utile, raconte Madame Bebronne. Nous avons pu mesurer l’appréciation des enseignants et tenir compte de leurs commentaires. Par ailleurs, grâce à l’étude réalisée par le Transportation Research at McGill (TRAM), nous avons pu évaluer l’impact du Programme Cycliste averti en sondant les enfants et les parents, avant et après leur participation. »

Ce programme, qui vise à préparer les élèves de 5e et 6e année à se déplacer à vélo de façon sécuritaire et plus autonome dans leur environnement, se déroule en 4 étapes :

  • Formation théorique en classe portant principalement sur les notions de sécurité routière à vélo
  • Exercices pratiques, sous la supervision de l’enseignant en éducation physique, en circuit fermé pour favoriser l’acquisition d’une meilleure maîtrise du vélo
  • Sorties de groupe sur route, encadrées par des accompagnateurs, pour se familiariser avec l’environnement routier de l’école
  • Sortie sur route individuelle évaluée par des examinateurs

Du cas par cas

Interrogée sur les défis que représente, pour les enseignants, la mise en place de ce programme, madame Bebronne reconnaît que plusieurs obstacles doivent parfois être surmontés. « Nous en informons les enseignants. Mais, dès que l’on constate leur volonté d’aller de l’avant malgré les difficultés anticipées, nous faisons tout pour les accompagner. C’est pourquoi nous avons conçu des contenus pédagogiques clé en main qui s’arriment aux différentes matières afin d’alléger le plus possible la charge des enseignants. C’est souvent en prenant connaissance de nos contenus pédagogiques qu’ils décident d’embarquer dans l’aventure. »

« Sur papier, notre programme est simple à mettre en œuvre. Mais, dans la réalité on doit chaque fois l’adapter aux particularités des milieux scolaires dont certains sont beaucoup moins favorisés que d’autres, souligne Magali Bebronne. Dans une école, par exemple, presque aucun élève ne possédait de bicyclette. Alors, il a fallu se débrouiller pour en trouver, en mettant le milieu à contribution. Ça a été l’occasion de créer une belle mobilisation de sorte que l’école a pu se doter d’une flotte de 20 bicyclettes. Pas toutes neuves, mais toujours bien retapées. »

Évaluation personnalisée

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Non seulement les profils socio-économiques des écoles qui participent au programme sont très différents, mais les compétences des jeunes en matière de conduite à bicyclette peuvent varier du tout au tout. « Vous savez, précise Magali Bebronne, certains élèves n’ont jamais enfourché de bicyclette de leur vie. Alors le but, pour nous, ce n’est pas de faire passer un examen auquel ils seraient tenus de réussir, sous peine d’échec. Il s’agit plutôt d’évaluer les progrès et les compétences de chacun et de leur fournir, après coup, un bulletin personnalisé afin de renseigner les parents, tout comme les jeunes, sur les éléments qu’ils peuvent améliorer au cours de l’été. C’est un travail fastidieux, mais ça donne aux jeunes un outil très précieux afin de poursuivre leur progression. »

La suite des choses

À l’heure actuelle, Vélo Québec invite les enseignants et les directions d’écoles qui souhaiteraient participer au programme Cycliste averti à présenter leur candidature. « Bien sûr, confie madame Bebronne, nous ne disposons pas des ressources illimitées qui nous permettraient de retenir toutes les candidatures. D’autant plus que l’intérêt que suscite notre programme se manifeste maintenant dans toutes les régions du Québec. Disons que la suite des choses va pour beaucoup dépendre du renouvellement et de l’ampleur du soutien de nos partenaires. Mais la volonté est là. Car, si nous pouvons être fiers du travail accompli jusqu’à maintenant, je ne cacherai pas que le rêve de Vélo Québec, c’est de faire en sorte que chaque enfant de la province sache piloter une bicyclette et surtout d’en avoir le goût. »

Pour en savoir plus sur le projet pilote Cycliste averti, lire notre article : Certificat cycliste averti : un nouveau projet pilote de Vélo Québec

Pour en savoir plus sur l’évaluation du projet pilote Cycliste averti par le TRAM, lire notre article : Le Programme Cycliste averti de Vélo Québec passe le test

Source : Vélo Québec