Activité physique

Vos enfants vous semblent increvables? Normal: ils ont autant d’endurance que les marathoniens!

Le 27 avril 2018

Il est bien connu que les enfants sont infatigables, ou presque. Pourquoi ? Une étude vient de montrer que nos jeunes sont naturellement dotés d’un métabolisme musculaire qui se compare à celui des triathloniens et qu’ils jouissent d’une capacité de récupération exceptionnelle. De quoi épuiser bien des parents…

Même après une longue randonnée à vélo, durant laquelle les enfants ont probablement pédalé quatre fois plus que des adultes, il leur suffit bien souvent d’une petite pause et les voilà repartis à gambader comme des cabris. Pas étonnant que les parents, surtout s’ils sont plus ou moins actifs physiquement, aient la distincte impression que leur progéniture est increvable. Car c’est effectivement le cas.

Mais comment expliquer leur inépuisable énergie ?

Plus d’aérobie et moins d’anaérobie

Pour produire un effort physique, les muscles utilisent deux voies métaboliques différentes. La première consiste à utiliser l’oxygène du sang pour produire de l’énergie à partir des sucres et des lipides du corps. Mais ensuite, la seconde voie métabolique, celle dite anaérobie, prend le relais. Elle puise dans les réserves énergétiques du corps, mais cette fois sans avoir besoin d’oxygène. Toutefois, il y a un prix à payer : la production d’acide lactique, ce qui induit une fatigue musculaire accrue.

Les athlètes de haut niveau, par un entraînement intensif, peuvent augmenter leurs performances sportives et repousser leur seuil anaérobie. Or, les auteurs de cette étude ont montré que des enfants non entraînés possèdent un seuil anaérobie équivalent à celui d’adultes surentraînés. Qui plus est, les enfants récupèrent encore plus rapidement que les athlètes après un exercice physique intense. Ce qui explique pourquoi même après un effort intensif, une toute petite pause suffit pour qu’ils repartent de plus belle.

activité physique des enfants

Une capacité à entretenir

Les chercheurs font remarquer que les enfants conservent leur endurance musculaire exceptionnelle, pour peu qu’ils demeurent physiquement actifs. Ils n’ont pas à se soumettre à des programmes d’entraînement intensif, comme sont obligés de le faire les athlètes de haut niveau. Toutefois, ils peuvent bénéficier d’exercices qui permettent d’accroître leur coordination motrice et ainsi optimiser leur dépense d’énergie. Par exemple, on peut enseigner aux enfants comment allonger leur foulée afin de mieux courir ! L’important, c’est qu’ils continuent de se dégourdir les membres dans la joie et le plaisir !

Maintenant que les prouesses athlétiques innées des enfants viennent d’être démontrées, la prochaine étape, selon les chercheurs, sera de comprendre les mécanismes et les facteurs qui expliquent la diminution de cette résistance musculaire au cours de l’adolescence. Surtout que, à partir de cet âge, l’inactivité physique est souvent associée à l’apparition de maladies chroniques, comme le diabète. En attendant d’élucider ces questions, les auteurs soulignent que, à la lumière de tels résultats, il apparaît évident que nous aurions tous intérêt à demeurer des enfants alors que nous grandissons !