Tremplin Santé

Camp d’été: un beau prétexte pour découvrir de nouvelles saveurs, dans le plaisir

Le 13 août 2018

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Au Québec et en Ontario, la découverte des aliments fait partie des activités de nombreux camps de jour et de vacances. Tout en s’amusant jusqu’à plus soif, des milliers de jeunes campeurs se familiarisent avec des aliments inconnus ou de nouvelles saveurs. Tour d’horizon de quelques initiatives inspirantes, récoltées dans des camps qui adhèrent au programme Tremplin Santé.

Lancé en 2012, le programme Tremplin Santé mise sur le jeu et le plaisir pour que les jeunes qui fréquentent les camps d’été adoptent à long terme des comportements alimentaires sains et un mode de vie physiquement actif.

Formations, outils de planification, banque d’activités, recettes, évènements, tout est mis en œuvre pour bien outiller les gestionnaires, les coordonnateurs et les animateurs des camps. Six ans après sa mise sur pied, le programme compte plus de 470 camps adhérents au Québec et 100 en Ontario, où Tremplin Santé est actif depuis 2 ans.

Granby : les experts du goût à l’oeuvre !

Le camp de jour Club Vacances Jeunesse (CVJ) de la municipalité de Granby accueille 1300 enfants par semaine : l’adhésion à Tremplin Santé allait de soi pour ce camp qui a les saines habitudes de vie tatouées dans sa mission depuis 10 ans.

« Nos 150 employés reçoivent tous des formations en saines habitudes de vie, dont une qui les outille pour faire découvrir aux enfants les aliments par les cinq sens, précise Éric Goudreau, coordonnateur de projets, Vie culturelle et communautaire de Granby. Et je peux vous dire que ces jeunes animateurs font eux-mêmes des découvertes gustatives ! »

Par exemple, comme le propose l’activité Expert dégustateur de Tremplin Santé, les jeunes du CVJ de Granby, ont l’occasion de goûter à du fromage cottage, du radis, une olive, et du biscuit à la mélasse… les yeux bandés ! « Grâce aux fiches sensorielles qui accompagnent ce jeu, les animateurs sont bien outillés pour transmettre aux jeunes le vocabulaire précis des saveurs (salé, acide, etc.) et des textures (fondant, croustillant, etc.) des aliments », souligne Éric Goudreau.

Le Club Vacances Jeunesse propose également un camp de jour culinaire, qui se déroule le matin dans les locaux des Cuisines collectives de la Montérégie et l’après-midi au jardin collectif. Les jeunes de 8 à 12 ans préparent leurs repas et collations, tout en participant à l’entretien et à la récolte du potager.

La Ferme Marichel : de la terre aux papilles

« Quel que soit l’âge des campeurs qui séjournent ici, ils deviennent tous boulangers le temps de faire un pain », raconte avec enthousiasme Emilie Vadeboncoeur-Harrison, la coordonnatrice des activités de la Ferme pédagogique Marichel, située à Sainte-Agathe-de-Lotbinière.

Dans ce camp de vacances bien particulier, les jeunes prennent soin des animaux (agneaux, poules, porcs, etc.), récoltent des amélanches et des gadelles, et mettent la main à la pâte grâce à la cuisinière en résidence. « C’est fou comme les enfants sont prêts à goûter à des aliments nouveaux lorsqu’ils les récoltent eux-mêmes et qu’ils participent à leur préparation », souligne Emilie Vadeboncoeur-Harrison.

Les expériences gustatives sont nombreuses et variées. Par exemple, les enfants apprivoisent le goût de l’agneau, mais aussi celui des falafels et des lentilles. « L’alimentation végétarienne et végane fait partie des sujets abordés avec les plus grands, indique Emilie Vadeboncoeur-Harrison. Au chapitre de l’exploration sensorielle, les enfants ont aussi, par exemple, l’occasion de bien distinguer les saveurs du miel d’automne, de sarrasin et crémeux. »

Le Tremplin D’or : les bons coups des camps

Chaque année, le concours Tremplin D’or invite les camps adhérant au programme à soumettre leurs activités innovantes dans les catégories activité physique et saine alimentation. Des bourses totalisant 6000 $ sont remises aux camps qui se sont distingués.

Ainsi, en 2018, Le Camp de jour Ville de Montmagny a reçu le premier prix grâce à un scénario alimentaire qui ne manque pas de piquant : Nin-Ya, Le Grand Maître protecteur de l’assiette est gravement blessé par le Nin-Ya gris (Promoteur des mauvaises habitudes alimentaires) ; pour le remplacer, il faut traverser 5 épreuves Nin-Yamusantes, mais extrêmement dangereuses…

Le Programme Vacances-Été de L’Ancienne-Lorette est arrivé au deuxième rang, grâce au « Restaurant de Bella ». « Regroupés par équipes de 10, les enfants se trouvent un nom et un cri, puis aident Bella à construire son nouveau restaurant, explique Virginie Gagnon, la coordonnatrice adjointe. Après avoir répondu à des questions concernant les saines habitudes de vie, ils inventent une recette et miment les gestes faits en cuisine. Notre budget est limité et nous n’avons pas accès à une cuisine, mais, avec de l’imagination, il y a moyen de faire découvrir les aliments aux enfants de façon dynamique ! »

Le camp de jour Service Animation Jeunesse Outaouais s’est, quant à lui, mérité le 3prix, grâce à l’activité Maïs soufflé. Celle-ci permet aux jeunes d’explorer différentes façons saines et savoureuses d’aromatiser cette collation. Une équipe fait éclater le maïs, l’autre concocte différents assaisonnements avec de la cannelle, de la poudre d’oignon ou de chili, de l’aneth, des épices à barbecue, de la levure alimentaire, etc. Les enfants goûtent, puis indiquent quelle est leur saveur préférée.

Un programme gratuit

« L’adhésion à Tremplin Santé permet à un camp d’être identifié comme un camp actif, engagé et innovant en matière de saines habitudes de vie, explique Karine Chamberland, nutritionniste et coordonnatrice du programme. Tout est gratuit dans le programme, sauf la révision de menu pour les services alimentaires. »

En plus d’un accompagnement personnalisé (Tremplin Santé+) qui tient compte des besoins des différents milieux, le programme offre aux gestionnaires plusieurs occasions de réseauter. « Ces échanges leur permettent de gagner du temps au chapitre de la planification et d’intégrer les saines habitudes de vie dans les camps, de façon fluide et durable. »

Pour avoir plus d’informations :

*** Cet article a été publié dans le cadre d’un partenariat avec le groupe de travail « Saine alimentation pendant l’enfance » de la Table québécoise sur la saine alimentation.



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