Collectes de fonds

Financement des projets scolaires: vendre des légumes locaux plutôt que du chocolat!

Le 26 juin 2017

Fruit d’un maillage remarquable, le projet « Écoles enracinées » permet de mettre en œuvre des campagnes de financement porteuses pour la santé, l’environnement et les communautés. En 2017, 13 écoles et 2 centres de la petite enfance ont choisi de profiter des avantages de cette formule innovante, mise en œuvre par Équiterre.

L’idée maîtresse de cette initiative du Système alimentaire montréalais (SAM) est de jumeler les collectes de fonds à des enjeux environnementaux et économiques qui interpellent de plus en plus les jeunes et leurs familles. Le projet Écoles enracinées permet en effet aux écoles et aux élèves d’agir de façon concrète sur les points suivants :

  • La sensibilisation des jeunes à l’alimentation saine, locale et durable
  • Le soutien à l’agriculture biologique : légumes cultivés sans pesticides de synthèse et sans OGM
  • Le soutien de l’économie locale et des producteurs locaux
  • La réduction du kilométrage alimentaire et de l’emballage
légumes bio

Ça rapporte combien ?

L’école achète chaque panier 24 $, grâce à une réduction consentie par le producteur, et le revend 30 $, soit un profit de 6 $. C’est le producteur qui absorbe cette somme. Ainsi, les paniers sont vendus à un prix qui reflète bien celui du marché des légumes locaux.

Chaque panier contient un assortiment de légumes récoltés à l’automne : betteraves, carottes, ail, poireaux, pommes de terre, oignons, choux, céleri-rave et courges.

producteur legumes bio

Comment ça marche ?

L’inscription des écoles se fait idéalement avant la fin de l’année scolaire, afin que les fermiers prévoient leur production en conséquence. Lorsqu’une école s’inscrit en septembre, sa demande est tributaire de la disponibilité.

La campagne est généralement lancée en octobre, soit un mois avant la livraison des paniers. Équiterre estime qu’il s’agit d’un bon moment pour deux raisons : c’est la saison des légumes racines, qui gagnent à être mieux connus et, comme ils se conservent bien, il n’y a pas de perte entre le moment où les paniers arrivent à l’école et le moment où tout est prêt pour que les participants viennent les chercher.

Deux projets pilotes menés en 2016 ont permis à Équiterre de bien tester la formule pour offrir un projet clé en main. Le projet Écoles enracinées se décline en 6 étapes :

  1. Inscription de l’établissement (formulaire 2018).
  2. Identification d’une personne qui coordonnera la campagne dans l’école.
  3. Promotion de la campagne de financement auprès des enfants, des parents et du personnel à l’aide des affiches et des bons de commande fournis par Équiterre.
  4. Collecte des bons de commande remplis et transmission à Équiterre du nombre de paniers commandés.
  5. Coordination de la livraison des paniers à l’école à une date déterminée avec le producteur.
  6. Participation à l’évaluation du projet par l’intermédiaire d’un sondage de satisfaction

Un feuillet d’information téléchargeable permet de présenter cette campagne à la direction ou au conseil d’établissement de l’école.

Un projet qui va pousser

Pour le moment, Écoles enracinées est offert dans trois commissions scolaires de l’île de Montréal : Lester-B.-Pearson, CSDM et Marguerite-Bourgeois. Un financement du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec a toutefois permis à une école de la Montérégie de participer au projet cette année.

À terme, l’objectif d’Équiterre est d’étendre cette offre à l’ensemble des établissements scolaires du Québec.

Note : article mis à jour le 26 mars 2018

La petite histoire d’un projet devenu (très) grand

C’est au Manitoba que l’idée a germé et a grandi. En 2015, 350 000 kg de légumes ont été vendus et livrés dans plus de 350 écoles. Plusieurs provinces ont maintenant repris l’idée, par exemple, l’Alberta, la Saskatchewan, et la région du nord-ouest de l’Ontario, qui partagent une même plate-forme web : Farm to School. Le concept fait aussi son chemin en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique.

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