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Aînés et activité physique en temps de pandémie : pistes d’action pour les municipalités et les acteurs de la santé publique

Aînés et activité physique en temps de pandémie : pistes d’action pour les municipalités et les acteurs de la santé publique
Françoise Ruby

Françoise Ruby

JOURNALISTE | 100º

Dans un document récemment publié, l’Institut national de santé publique (INSPQ) propose des pistes d’action pour soutenir la pratique d’activités physiques chez les personnes âgées vivant chez elles. L’objectif est de mitiger l’impact des mesures sanitaires sur leurs capacités physiques et cognitives, afin de maintenir leur autonomie.

Selon Statistique Canada, 14 % des personnes de 55 ans et plus ont augmenté leur activité physique depuis le début de la pandémie, mais 35 % l’ont diminué. Or, bouger régulièrement a de nombreux effets préventifs chez les aînés, indique l’INSPQ, études à l’appui. Les experts craignent donc que leur sédentarité accrue durant la crise sanitaire contribue à une détérioration importante et parfois irréversible de leur santé globale et de leur autonomie.

« La pratique régulière d’activité physique confère des bénéfices pour la santé aux gens de tous âges, mais elle revêt une importance particulière chez les personnes de 65 ans et plus. »

Les leviers municipaux

Les municipalités peuvent agir de plusieurs façons pour que les personnes âgées restent physiquement actives. Par exemple :

  • Allonger les temps de traverse aux feux de circulation pour accommoder les usagers moins mobiles et bien éclairer les infrastructures et les passages pour piéton, même temporaires.
  • Installer des bancs le long des trajets et les disperser adéquatement pour maintenir la distanciation physique. Aménager des haltes de repos esthétiques.
  • Soutenir les organisations partenaires pour qu’elles offrent une diversité d’activités et de programmes d’exercices (ex. : danse, yoga, etc.) pouvant être suivis à distance

Les leviers de la santé publique et de ses partenaires

Les intervenants en soins et services de santé des secteurs publics, communautaires et privés incluant ceux des résidences pour personnes aînées autonomes. Les intervenants de santé publique et leurs partenaires ont un rôle de sensibilisation et de promotion à jouer. L’INSPQ propose par exemple, de :

  • Développer et mettre en place des campagnes de promotion visant à rappeler l’importance de demeurer physiquement actif, malgré le contexte de pandémie qui perdure, pour des sous-groupes plus vulnérables ou à risque.
  • Proposer des objectifs simples à réaliser tout au long de la semaine : prendre des pauses actives de 1 ou 2 minutes toutes les 30 minutes en se levant pendant les pauses publicitaires à la télévision et lorsqu’on est au téléphone.
  • Développer et offrir des programmes d’activités physiques variées (aérobie, résistance, équilibre, etc.) pouvant être réalisés à distance.

Mesures pour réduire la sédentarité et pour soutenir la pratique d’activités physiques chez les personnes de 65 ans et plus vivant à domicile en contexte de pandémie COVID-19, INSPQ, 22 janvier 2021

Photo en bandeau : Freepik.com