Saine alimentation

Éducation agroalimentaire: l’école Louis-de-France reçoit un important soutien gouvernemental

Le 21 mai 2019

Le programme éducatif L’agroalimentaire s’invite à l’école! de l’école Louis-de-France, à Trois-Rivières, reçoit un important appui financier du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

Les 400 élèves de l’école Louis-de-France ont vécu une matinée mémorable. Réunis dans le gymnase, ils recevaient la visite du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. André Lamontagne, et de Mme Sonia LeBel, députée de Champlain, ministre de la Justice et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne.

Les deux ministres ont fait tandem afin d’annoncer aux enfants, et à toute l’équipe-école, une excellente nouvelle : un financement de 649 200 $ pour soutenir la mise en œuvre, au cours des trois prochaines années, de leur programme éducatif L’agroalimentaire s’invite à l’école! Une initiative qui a pris racine grâce au dévouement du personnel enseignant, à la participation des élèves et au soutien de bénévoles issus de la communauté.

Un programme unique au Québec

Monsieur André Lamontagne a tenu à souligner le caractère unique de ce programme qui intègre l’agroalimentaire dans le cursus scolaire, de la maternelle à la sixième année. Sous les applaudissements des élèves, il a expliqué que le montant octroyé, ce matin, vient compléter le financement d’un projet estimé à près d’un million de dollars. « Avec ce projet-là, a-t-il renchéri, on va peut-être changer le Québec. Parce que le défi, ce n’est pas seulement pour les trois prochaines années. C’est de s’assurer que ça va continuer pendant longtemps. Et le ministre André, que vous avez devant vous, ça va être son travail de veiller à ce que ça continue ! »

De son côté Sonia LeBel s’est réjouie que la conférence de presse n’ait pas suivi le protocole habituel, remerciant au passage les élèves de la chorale pour leur charmante prestation. « Car les personnes qui comptent le plus en cette journée, a-t-elle expliqué, c’est vous, les élèves, c’est aussi madame Maryse[1], madame Sophie[2], et tous les bénévoles qui, durant l’été, prennent soin des plantes. » Elle a expliqué aux élèves qu’ils avaient de la chance de fréquenter une si belle école et qu’ils se souviendront longtemps de leur expérience. Qu’ils se souviendront toute leur vie que leur école a changé les choses. « Et moi, a-t-elle conclu, moi je me souviendrai longtemps que j’étais ici ce matin ! »

[1]Maryse Côté, directrice de l’école Louis-de-France
[2]Sophie Cormier Rondeau, technicienne et animatrice agroalimentaire



De gauche à droite : Sophie Cormier Rondeau et Maryse Côté

Maryse Côté, directrice de l’école Louis-de-France, est l’instigatrice du projet L’agroalimentaire s’invite à l’école! et c’est Sophie Cormier Rondeau, technicienne et animatrice agroalimentaire, qui en est responsable. Lancé en 2016, ce projet s’est démarqué dans le cadre du programme Territoires : Laboratoires d’innovation bioalimentaire du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, en raison de son caractère innovateur.

Comme l’a expliqué, monsieur Norman Houle, directeur régional, régions Mauricie et Centre-du-Québec, du MAPAQ, le programme éducatif L’agroalimentaire s’invite à l’école! s’est distingué parmi les 93 projets reçus par le ministère. Il répond à plusieurs objectifs de la Politique bioalimentaire québécoise – 2018-2025 – Alimenter notre monde. Et, surtout, il va permettre d’élaborer un cursus scolaire qui sera transférable dans d’autres écoles du Québec.

Une histoire à suivre…

En plus du soutien financier du MAPAQ, l’école Louis-de-France a obtenu d’autres formes de soutien financier au cours des dernières années, notamment via deux appels de projets 100° ainsi qu’une subvention de Farm To Cafeteria Canada, pour l’implantation d’un bar à salades.

Pour mieux comprendre la genèse de ce projet, lire notre article, Potagers scolaires: 400 élèves, 800 plants de tomates et une grande fierté collective à l’école Louis-de-France, et le dossier de la Presse, De la ferme à l’école.