En rafale

Rétrospective 2018 : nos coups de cœur de l’actualité

Le 21 décembre 2018

C’est devenu une tradition pour 100º de jeter un dernier coup d’œil sur l’année qui vient de s’écouler. Dans cette rétrospective 2018, l’équipe de rédaction vous propose un florilège des nouvelles, d’ici et d’ailleurs, qui nous ont inspirés, charmés ou même enchantés. Chacune à leur manière, ces petites histoires font la preuve qu’avec de l’audace, de l’ingéniosité et du courage, oui, il est possible de changer le monde !

Jouer dehors

Crédit photo : Mikaël Therrien

La Petite Expé : du ski de fond gratuit pour les moins de 12 ans

Le Grand défi Pierre Lavoie, en partenariat avec la Sépaq et les Équipes des cyclistes des Canadiens, a annoncé cette semaine le lancement de « La Petite Expé » pour offrir aux jeunes de moins de 12 ans et aux élèves du primaire la possibilité de s’initier gratuitement aux joies du ski de fond. Plus de 1 000 équipements de ski de fond seront fournis aux centres partenaires par le Grand défi Pierre Lavoie qui veillera aussi à mettre les écoles en lien avec ces 14 centres de ski participants. La Petite Expé, dont l’ambassadeur, cette année, est l’Olympien Alex Harvey, compte rejoindre quelque 60 000 jeunes dès sa première année d’activité !
Pour en savoir plus, lire notre article.

Une ville où les enfants jouent dans la rue est une ville pour tous !

Pontevedra, dont le centre-ville était jadis étouffé par le trafic automobile a, depuis le tournant des années 2 000, pris les allures d’une aire de jeu quasi permanente. Car les voitures n’y circulent presque plus. Pionnière dans le domaine, Pontevedra a littéralement inventé le concept de mobilité douce, avec son Metrominuto, une carte du réseau piétonnier dessiné à l’instar d’un plan de métro et qui donne les distances et les temps de parcours entre tous les principaux sites d’intérêt. L’une des mesures les plus efficaces pour faire revivre le centre-ville a été d’éliminer les cases de stationnement sur rue, car les autorités municipales, en étudiant les problèmes de congestion, ont découvert qu’ils étaient principalement attribuables aux automobilistes qui circulaient en rond à la recherche d’un endroit où se garer. Aujourd’hui, Pontevedra grouille d’enfants, dans un pays où le taux de natalité est pourtant faible. Et c’est parce que les jeunes familles viennent s’y installer en grand nombre, attirées par sa qualité de vie exceptionnelle.
Source : CityLab

Royaume-Uni : des terrains de jeux qui encouragent la prise de risque chez les enfants

Pendant des décennies, les parents comme les éducateurs n’ont cessé d’éliminer tout élément qui, dans l’environnement des enfants, comportait le moindre potentiel de danger. Ce qui a donné naissance des générations d’enfants papier bulle (bubble-wrapping kids). Or, on sait maintenant que la prise de risque est essentielle au développement des enfants. En apprenant à tester leurs limites, ils ont l’occasion de tremper leur caractère, de construire leur personnalité et d’accroître leurs habiletés. Alors, désormais, exit les modules de jeux manufacturés dans le but d’éliminer tout risque de blessure. Maintenant, on aménage, en Angleterre, les terrains de jeux avec de vieux pneus, des madriers, des briques, des cordages… Même chose dans les cours d’école où des établis sont parfois à la disposition des enfants qui peuvent manipuler des scies, des marteaux, des couteaux. Jusqu’aux ciseaux qui ont fait leur réapparition dans les classes. Bien sûr, malgré la supervision, il survient toujours des petits accidents. Mais comme le fait remarquer une enseignante : en général ils ne se coupent qu’une seule fois.
Source : New York Times

enfants dans un arbre

Un surprenant conseil en provenance de Davos : laissez les enfants être des enfants !

Dans le cadre du Forum économique mondial de Davos, 4 grandes organisations se sont regroupées pour créer le Real Play Coalition. Son objectif est de donner naissance à un mouvement qui fasse la promotion du jeu chez les enfants à titre d’outil de développement. Selon leur propre formule : jouer, c’est apprendre ! Le groupe revendique, au nom des enfants, moins d’activités programmées, mais de plus grandes périodes de jeu libre, surtout à l’extérieur, afin qu’ils développent leur confiance en eux, leurs rapports sociaux, leurs habiletés motrices, leur capacité à résoudre des problèmes et leur créativité. Le groupe ajoute que ces enfants seront dès lors mieux outillés pour surmonter les défis du monde changeant dans lequel nous sommes entrés.
Source : TreeHugger

Environnement

Single-use : sacré mot de l’année par le dictionnaire Collins

Selon les données recueillies par la maison d’édition Collins, le mot single-use est maintenant 4 fois plus utilisé qu’en 2013. Ce qui reflète à l’évidence une préoccupation grandissante à l’égard de la pollution qu’entraînent tous ces objets de plastique à usage unique. En fait, la moitié du plastique produite dans le monde sert à la fabrication d’objets qui ne servent qu’une seule fois avant de prendre le chemin du recyclage, dans le meilleur des cas, où alors celui des dépotoirs. À moins qu’ils ne se retrouvent dans la nature et tout particulièrement dans les océans. Cette année, on a fait grand cas des pailles de plastiques qui sont rapidement devenues le symbole d’une conscience coupable à l’échelle de la planète. Elles ne représentent pourtant même pas la pointe de l’iceberg de la multitude des objets à usage unique. Et d’ailleurs, bien des gens, qui ne sont pas dupes de ces distractions médiatisées, commencent à s’organiser un peu partout dans le monde pour poser des gestes bien concrets comme en font foi, par exemple, les Plastic Attack.
Source : TreeHugger

Alimentation

repas a l'ecole

Les élèves néo-écossais vont tous pouvoir commencer la journée du bon pied

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a plus que doublé le financement du programme scolaire de saine alimentation. Désormais, ce programme pourra être déployé dans toutes les écoles publiques de la province, de manière à ce que chaque élève puisse profiter d’un petit déjeuner sain. De plus, d’autres écoles verront la possibilité d’élargir leur programme alimentaire afin d’offrir des collations ou encore des repas sur l’heure du dîner. La députée Brenda Maguire, qui en a fait l’annonce au nom du gouvernement, a déclaré : « Nous voulons jeter les bases pour une bonne nutrition et donner à chaque enfant toutes les chances possibles d’atteindre leur plein potentiel en classe. » Un exemple qui, selon certaines organisations, devrait s’appliquer à l’ensemble du pays.
Source : Nova Scotia

Mobilité durable

En Indonésie, on troque les déchets plastiques contre des titres de transport par autobus

Deuxième ville en importance du pays, avec plus de trois millions d’habitants, Surabaya offre aux usagers du transport collectif de payer leur passage contre cinq bouteilles ou dix gobelets de plastiques. Grâce à cette mesure originale, le directeur des transports de la Ville explique vouloir : « éveiller les consciences et alerter l’opinion, principalement sur les questions liées au plastique ». Il s’agit d’un concept gagnant-gagnant, et pour l’environnement, car l’Indonésie est l’un des plus gros producteurs de déchets de plastiques, et pour la société des transports puisque tout le plastique collecté est revendu à des entreprises de recyclage. Les revenus générés seront même réinvestis pour l’amélioration du service !
Source : Loopsider

Swapfiets vélos loués au mois

Granby : un programme de vélos subventionnés qui dépasse les attentes !

Le montant annuel de 25 000 $, prévu initialement pour ce programme, vient d’être bonifié par les élus municipaux d’une enveloppe supplémentaire de 10 000 $. Et pour cause. Déjà, au mois d’août, 110 demandes avaient été acceptées pour 43 vélos standards neufs, 49 usagés et 18 vélos électriques. Or, les nouvelles données présentées dans le sommaire décisionnel remis aux élus font désormais état de 162 vélos standards neufs, 123 usagés et 49 vélos électriques, soit un total de 334 ! Rappelons que depuis le 16 juin dernier, sur présentation d’une facture émise par un établissement local, la Ville remet aux Granbyens un montant de 50 $ à l’achat d’un vélo neuf, de 75 $ pour un usagé et de 100 $ à assistance électrique. Voilà une initiative qui va assurément faire encore parler d’elle !
Source : LaVoixdel’Est

Voici comment multiplier par 5 le nombre d’usagers d’une ligne d’autobus en 1 mois !

C’est très simple. Il suffit d’augmenter la fréquence des passages et de rendre le service gratuit. Il s’agit du moins de la recette utilisée par la Utah Transit Authority (UTA) sur sa nouvelle ligne d’autobus Utah Valley Express (UVX). C’est un trajet d’autobus rapide qui relie les agglomérations de Provo et d’Orem pour aboutir sur deux campus universitaires. La ligne est si nouvelle que toutes les stations ne sont pas encore construites. D’autre part, la moitié des quelque 16 km du trajet qui doit être parcouru sur une voie réservée est toujours en cours d’aménagement. Pourtant, l’engouement est indéniable puisque le nombre de déplacements quotidiens est passé d’une moyenne de 1 863 à 9 213 dès que la gratuité a été instaurée. À noter que, aux yeux de la directrice régionale de la UTA, ce serait moins la gratuité du service que l’augmentation de la fréquence qui attire les nouveaux usagers.
Source : The Salt Lake Tribune

Des pistes cyclables pour lutter contre la pollution de plastique ?

Aux Pays-Bas, la ville Zwolle vient d’inaugurer un tronçon de piste cyclable dont le revêtement est fait de déchets de plastique. Bien que d’une longueur de seulement 30 mètres, il se compose tout de même de l’équivalent 500 000 bouchons de bouteilles de plastique. On estime en outre que la durée d’utilisation de cette surface de plastique serait le triple de celles qui sont ordinairement asphaltées. Ce projet pilote cadre parfaitement avec les engagements du gouvernement néerlandais qui souhaite diminuer de moitié sa consommation de matière première d’ici 2030 par le biais de l’économie circulaire, et conséquemment sa production de déchets. Rappelons, à ce chapitre, que chaque année, plus de 8 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans les océans.
Source : Place

Un nouveau type de transport actif : le vélo marchable

Bien des personnes ne peuvent marcher sur de longues distances, en raison de leurs limitations physiques. Et pour ces mêmes raisons, elles ne peuvent non plus s’adonner à la pratique de la bicyclette. Alors, afin de se déplacer, certains vont opter pour les quadriporteurs. Mais ces véhicules encombrants ne font pas l’affaire de tous, d’autant plus qu’ils contribuent à l’inactivité physique. Une designer néerlandaise s’est donc mis en tête de créer un nouveau mode de transport, sorte d’hybride entre la marchette et la bicyclette. Le Alinker walking bike permet à son usager de conserver une posture redressée, de faire reposer son poids sur une selle, d’assurer son équilibre grâce aux guidons et de conserver sa stabilité en gardant les pieds au sol. Mais surtout, le Alinker walking bike permet de parcourir de grandes distances avec un minimum d’effort. C’est à se demander pourquoi personne n’y avait songé plus tôt !
Source : TreeHugger

Un nouveau concept de casque de vélo repliable

Au Québec, le port du casque à vélo n’est pas obligatoire même s’il est fortement recommandé. C’est d’ailleurs l’exacte position de l’INSPQ qui juge que son imposition serait incompatible avec la promotion de ce mode de transport actif puisqu’elle est susceptible de décourager la pratique du vélo chez un grand nombre d’utilisateurs potentiels. En effet, nombreux sont les cyclistes qui trouvent encombrant les casques de vélos à coques rigides. Mais, grâce à de nouveaux matériaux composites et un design aussi astucieux que « tendance », une jeune pousse américaine vient de mettre au point un casque de vélo qui, une fois replié, occupe le volume d’une simple bouteille d’eau. Et malgré sa frêle apparence, il répond non seulement aux normes fédérales de la Consumer Product Safety Commission (CSPC), mais il les surpasse ! Il n’y aura bientôt plus de raison valable de se priver de ce type de protection.
Source : FastCompany

Houten, la meilleure ville cyclable des Pays-Bas

Située dans la province d’Utrecht, Houten est une nouvelle ville de banlieue qui s’est développée autour d’un village historique. En 2018, elle a été sacrée ville par excellence des déplacements à vélos aux Pays-Bas ! Un honneur largement attribuable à la configuration toute particulière de ses infrastructures routières. En effet, chacun de ses 26 quartiers ne possède qu’une voie d’entrée pour les voitures, laquelle est uniquement accessible par une route qui ceinture l’ensemble de la commune. Contrairement aux bicyclettes qui peuvent se déplacer sans aucune restriction d’un quartier à l’autre, les voitures doivent, elles, sortir du quartier où elles se trouvent pour emprunter la route périphérique afin de se rendre dans un autre quartier. Inutile de préciser que les déplacements en voiture sont rares à Houten, et que les cyclistes sont partout chez eux.
Source : The Guardian

Agroalimentaire

Royaume-Uni : les « files de la culpabilité » bientôt bannies des marchés d’alimentation

En raison des nombreux conflits que les présentoirs de friandises aux comptoirs-caisses engendrent, entre parents et enfants, les Britanniques les ont surnommées « files de la culpabilité » (Guilt lanes). Or, selon la presse britannique, le gouvernement, dans le cadre de sa stratégie de lutte contre l’obésité infantile, s’apprêterait à interdire cette offre ostentatoire de bonbons, grignotines, ou boissons sucrées dans ces espaces ciblés par l’industrie. Par ailleurs, les mêmes sources rapportent que les commerces ne pourraient plus faire la promotion d’aubaines, du type « deux pour un », sur la malbouffe. De plus, toujours au chapitre de ce marketing inconsidéré, on s’attend aussi à l’interdiction des publicités de malbouffe sur les réseaux télévisés jusqu’à 21 h. Ces mesures sont d’ailleurs réclamées depuis des années par les autorités de la Santé publique qui considèrent l’obésité infantile comme une véritable bombe à retardement.
Source : Daily Mail

Pour contrer le suremballage dans les supermarchés, voici le « Plastic Attact »

Après l’âge de pierre et l’âge du fer, voici venu l’âge du plastique, lisait-on récemment dans les pages du Devoir. Cette matière à tout faire, aussi utile soit-elle, se retrouve désormais partout et surtout là où il ne faut pas : notamment dans les océans. Et l’un des grands responsables de ce gâchis, c’est le plastique utilisé pour emballer, souvent inutilement, les aliments. Un Britannique a donc eu l’idée d’inviter d’autres consommateurs comme lui à se débarrasser des emballages superflus à même le plancher de leur marché d’alimentation. Cet acte de résistance collective a rapidement fait parler de lui. Après Bristol, Amsterdam, Bruxelles, Oslo et même New Delhi et Séoul, c’était au tour de Montréal, ce printemps, d’être le théâtre d’un « Plastic Attact ». Une idée franchement emballante !
Source : WeDemain

Photo : Vertical Harvest Hydroponics/The Growcer

Les habitants de Churchill, au Manitoba, s’approvisionnent maintenant en laitues fraîches cultivées localement

En octobre dernier, cette petite communauté du Grand Nord s’apprêtait à recevoir une serre hydroponique aménagée dans un conteneur. Six mois plus tard, l’expérience s’avère si concluante que le projet, appelé Rockett Green, pourtant destiné à ne réaliser aucun profit, projette déjà de s’agrandir et bientôt d’ajouter une nouvelle ferme. Pilotée par le Centre d’études nordiques de Churchill, cette serre produit de 400 à 450 légumes par semaine, principalement de la laitue, de la roquette, des épinards et du chou frisé. Chaque pomme de laitue se détaille 3,50 $ ; une véritable aubaine comparée à celles acheminées par avion qui arrivent le plus souvent flétries et qui ne coûtent pas moins de 7 $. C’est un premier pas d’accompli dans le but de résoudre le problème de la sécurité alimentaire à l’échelle commerciale dans les communautés du Grand-Nord et qui fait déjà des petits. Un projet pilote du même genre vient d’ailleurs d’être lancé à Kuujjuaq, au Nunavik.
Source : ICI Radio-Canada

La taxe sur les boissons sucrées rapporte 2 fois moins que prévu, se réjouit le gouvernement britannique !

Le ministère de Finances avait estimé à 940 millions de nos dollars les revenus générés par la taxe sur les boissons sucrées dès sa première année d’application. Mais il vient de revoir ses prévisions à la baisse : seulement 434 millions viendront garnir les coffres de l’État. La raison ? Les compagnies ont radicalement reformulé leurs boissons, coupant parfois de moitié les quantités de sucres ajoutés pour éviter la taxe. Notons que, à l’origine, cette taxe devait servir à financer un programme national de sport dans les écoles. Or, malgré cet important manque à gagner, le gouvernement maintient qu’il va respecter ses engagements. Et, dans la foulée, il en profite pour saluer les efforts redoublés de l’industrie pour diminuer les quantités de sucre de ses produits. Voilà assurément une belle démonstration de l’efficacité d’une taxe sur les boissons sucrées.
Source : Food Navigator

Au Chili, la mascotte Tony le tigre a dû tirer sa révérence

Durement frappé par l’épidémie d’obésité, notamment chez les enfants, le Chili peut sans doute se targuer d’avoir adopté les mesures les plus contraignantes au monde pour encadrer l’industrie de la malbouffe. Dans un article fort intéressant, le New York Times raconte comment l’interdiction du marketing ciblant les enfants a ainsi entraîné la disparition, sur les boîtes de céréales, des mascottes comme Tony le tigre. De plus, bien avant le Canada, le gouvernement chilien a imposé un logo sur le devant des emballages de tous les produits trop riches en gras, en sel, en sucre et en calories. Si bien que l’industrie a déjà reformulé plus de 1 500 de ses produits, soit 20 % de l’offre, afin de leur éviter d’arborer l’infâme octogone noir sur le devant de l’emballage. Encore que cette dernière n’a pas dit son dernier mot…
Source : New York Times

Aménagement

Barcelone : visite du premier « superbloc » où les piétons ont priorité sur les voitures

En 2016, on inaugurait le « superbloc » de Poblenou dans la capitale catalane. Cette « superilla » se compose de 9 blocs d’habitation où ne peuvent circuler que les véhicules motorisés des résidents, des services municipaux et d’urgence ou de livraison. Les chaussées de ce grand tic-tac-toe sont aménagées en priorité pour les piétons et les cyclistes. On y trouve des placettes, des mini-terrains de jeux, du mobilier urbain, etc., le tout permettant aux résidants de se réapproprier l’espace public. Ces aménagements sont réalisés dans un véritable esprit d’urbanisme tactique puisque, n’étant pas permanents, ils peuvent être modifiés en fonction des besoins ou de l’acceptabilité sociale. Or, à ce chapitre, même si les « superilles » offrent un bel exemple de milieux propices à la mobilité durable, le caractère radical de cette expérimentation urbaine ne fait pas encore l’unanimité.
Source : CityLab

Fietsvlonders Rotterdam stationnement pour vélos

Rotterdam : des stationnements sur rue réservés aux bicyclettes

Les Pays-Bas sont réputés pour les nombreuses bicyclettes qui sillonnent leurs villes, mais aussi pour les difficultés que l’on rencontre au moment de les stationner. Un problème auquel sont d’ailleurs confrontées toutes les villes où le transport à vélos est en croissance. Rotterdam semble avoir trouvé une solution toute simple : les Fietsvlonders. Il s’agit de réserver un espace de stationnement sur rue à l’usage des cyclistes. De manière temporaire d’abord, on installe une plateforme sur la superficie qu’occuperait une automobile, ce qui permet de garer, de manière sécuritaire, 10 vélos. Après quelques mois, si les résidants et les commerçants voisins manifestent leur consentement, le stationnement à vélos devient permanent. C’est le cas de 28 d’entre eux, après seulement quelque 2 années d’expérimentation, tandis que 22 autres sont actuellement en période d’essai. Les Fietsvlonders permettent ainsi d’établir un meilleur partage du stationnement qui jusqu’à maintenant demeurait l’exorbitant privilège de l’automobile.
Source : Humankind

Une campagne originale de sécurité pour piétons et cyclistes

Cette initiative vient de la Cycling Embassy of Great Britain. Elle s’intitule Insert Loved One Here, ou en traduction libre : « Placez un être cher ici. » Il est simplement demandé au public de prendre en photo soit le meilleur soit le pire aménagement de la chaussée pour piétons ou cyclistes en se posant la question suivante : souhaiteriez-vous qu’un être qui vous est cher circule ici ? Ensuite, il s’agit simplement de téléverser l’image sur leur outil en ligne et de cibler l’emplacement qui mérite l’attention, en précisant s’il s’agit à vos yeux d’un endroit sécuritaire ou pas. La photo ainsi crée pourra être récupérée par l’utilisateur pour être relayée sur les médias sociaux #ILOH ou placée sur la galerie de la Cycling Embassy of Great Britain. Et vous, quelle serait la photo dans laquelle vous aimeriez placer un être cher ?
Source : TreeHugger

Vancouver : des rues conviviales encore plus vertes

Selon certains, c’est la ville qui depuis 10 ans figure à titre de leader nord-américain en matière de transport à vélo. En effet, Vancouver a mis en place des mesures radicales pour étendre son réseau cyclable, notamment grâce à son programme   all ages and abilities », le triple A. Un programme qui s’est déployé conjointement avec le «  Greenest City Action Plan », destiné à mieux gérer les eaux de ruissellement par l’augmentation des surfaces végétalisées. Désormais, la Ville adopte une approche holistique dans l’aménagement de ses rues en fusionnant infrastructures vertes, espaces publics et besoins en transports. Résultat, la ville compte environ 170 km de « Bike boulevards », donc en sites propres pour le confort des cyclistes et des piétons, et qui souvent semblent littéralement sillonner des parcs. Autrement dit, Vancouver pousse encore plus loin le concept de rues conviviales (complete street) par des mesures intégrées qui tout à la fois visent l’atténuation de la circulation automobile, l’augmentation du transport actif, la réappropriation des espaces publics et la résilience face aux changements climatiques.
Source : Sightline Institute

Tous les Bostonnais vivent désormais à distance de marche d’un parc

Après San Francisco, Boston devient la 2e grande ville des États-Unis dans laquelle tous les citoyens résident à 10 minutes de marche ou moins d’un parc convenablement aménagé et entretenu. Peu importe le statut socioéconomique des quartiers, la ville est désormais quadrillée équitablement par un réseau de parcs et d’espaces verts grâce à des investissements de plus de 230 M US $ provenant de l’ambitieux plan directeur Imagine Boston 2030. La Ville s’enorgueillit ainsi de devenir l’une des championnes de la 10 Minutes Walk Campaign. Rappelons, à ce chapitre, la fameuse Déclaration de Salzbourg stipulant que, peu importe où ils vivent, apprennent et jouent, tous les enfants devraient avoir accès à des espaces naturels sécuritaires ou à moins de 10 minutes à pied de leur domicile. Ce qui fait sans doute de Boston une ville amie des enfants !
Source : Curbed Boston

9 exemples inspirants de rues conviviales québécoises

Le Centre d’écologie urbaine de Montréal, en partenariat avec Complete Streets for Canada, vient de lancer un premier inventaire des meilleures rues conviviales au Québec. Appelées « complete street » en anglais, ces rues sont conçues pour offrir un accès sécuritaire aux piétons, cyclistes, usagers du transport collectif, personnes à mobilité réduite et conducteurs de véhicules motorisés. Rédigé dans le but de favoriser le passage à l’action, cet inventaire brosse le portrait de 9 exemples de rues conviviales pouvant servir d’inspiration à toutes les municipalités du Québec qui souhaitent faire la promotion de la mobilité durable et le partage de la route entre les différents usagers.
Source : Centre d’écologie urbaine de Montréal