Portrait d'ambassadrice

Véronique Carbonneau: tisser la toile de l’engagement social

Le 30 avril 2019

Les ambassadeurs 100° forment une communauté d’experts, créateurs d’impacts et vecteurs de changements dans leur région et leur milieu. Faites la connaissance de l’une de nos ambassadrices de la première heure, la dynamique Véronique Carbonneau, directrice philanthropique à l’École Lucien-Guilbault. 

Véronique a voulu s’engager avec 100° dès qu’elle a entendu parler du projet, avant même que celui-ci ne soit encore réellement mis sur pied. C’est qu’elle y croyait ! Et depuis qu’elle a joint la communauté d’ambassadeurs, elle ne cesse d’en parler autour d’elle, de s’impliquer, de partager :

« Dès que je vois une opportunité qui pourrait intéresser quelqu’un de mon réseau, comme un appel de projets par exemple, je transmets l’information à la personne concernée. Les articles de 100° sont toujours pertinents et on y retrouve des conseils qui sont facilement applicables. Je les partage souvent. »

Véronique est comme ça : une facilitatrice de nature. Elle tisse des liens entre les gens, les amène à travailler ensemble, à collaborer. C’est d’ailleurs cette capacité et ce désir de rallier les gens autour de projets inspirants qui l’ont conduite au poste de directrice philanthropique de l’École Lucien-Guilbault, créé sur mesure pour elle. D’abord éducatrice spécialisée (elle a suivi une formation en programmation neurolinguistique, qui s’appuie essentiellement sur l’observation du comportement humain), son rôle l’a graduellement amenée à s’impliquer dans la vie scolaire. En participant à l’organisation de diverses activités, elle a constaté les besoins toujours grandissants des ressources financières et matérielles de l’école. Elle a alors entrepris, en parallèle de son travail, des études en création et innovation sociale ainsi qu’en gestion philanthropique. Une fois ses certificats obtenus, elle a pu se concentrer à temps plein à faire connaître l’école, développer des projets et établir des partenariats au bénéfice du développement global de ses élèves.

Véronique Carbonneau

Un des projets dans lequel l’école s’est impliquée, Lü — Aire de jeu interactive, a d’ailleurs récemment remporté un prix de l’UQAM pour le développement partenarial. D’abord contactée par l’équipe de Lü, qui avait l’intuition que la technologie qu’elle développait pourrait être pertinente pour les élèves de l’École Lucien-Guilbault, Véronique a voulu rendre l’expérience encore plus concrète. Elle a alors amorcé un partenariat avec des chercheurs de l’UQAM, spécialisés en motricité et en apprentissage, afin de voir comment cette technologie interactive pourrait aider au développement des élèves.

Une école unique

Il faut savoir que l’École Lucien-Guilbault, un établissement privé reconnu d’intérêt public par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, a une vocation particulière. Elle accueille des jeunes en troubles graves d’apprentissage que les commissions scolaires de la région de Montréal ne sont plus en moyen de faire progresser, et leur offre un milieu adapté qui leur permet de s’épanouir et de développer leurs forces.

L’école a récemment élargi son offre de services aux élèves âgés de 16 à 21 ans afin de leur offrir une formation préparatoire au travail. Comme ceux-ci n’ont pas de déficience intellectuelle, leurs difficultés, souvent liées à l’organisation spatiale et temporelle, sont moins apparentes. L’intégration au marché du travail peut alors s’avérer plus difficile, puisque leurs employeurs ne perçoivent pas les défis que ces jeunes rencontrent lorsqu’ils doivent se mettre à la tâche. L’école leur permet de découvrir leurs passions et de miser sur leurs points forts, tout en évoluant dans un milieu ouvert, ce qui facilite la transition vers le monde adulte.

 « Lorsqu’il est venu le temps de construire la nouvelle école, il y a quelques années, la directrice générale a rencontré tous les membres du personnel. Nous avons fait partie du processus dès le début du projet afin de nous assurer que chaque mètre carré de la bâtisse soit adapté au travail que nous allions y faire, autant avec nos collègues spécialistes qu’avec les élèves. »

Elle insiste sur le fait que l’école est un milieu vraiment multidisciplinaire où tous les intervenants sont appelés à travailler de concert pour encourager les élèves à aller le plus loin possible dans leur développement.

Un bel exemple d’innovation sociale

Cette notion du « travailler ensemble » revient beaucoup dans le discours de Véronique. C’est notamment ce qu’elle a voulu favoriser lorsqu’elle est devenue directrice philanthropique. « De nouveaux OBNL sont créés pour servir une cause, alors qu’il y a déjà plusieurs écosystèmes qui existent et qui possèdent une expertise sur cette même problématique. Ma philosophie, c’est d’amener tous les acteurs déjà existants à se concerter et à collaborer ensemble. Pour moi, l’innovation sociale, c’est de parvenir à arrimer les gens vers un projet commun. » Elle cite notamment le projet PIC ou les Tables de quartier comme exemples à suivre.

Véronique Carbonneau

Véronique prenant la parole lors d’un panel à la journée 100° «Créer l’impact»

C’est aussi pourquoi Véronique s’implique activement dans des initiatives comme le Chantier de l’économie sociale ou la communauté 100°. En tant qu’ambassadrice, en plus de faire connaître le projet autour d’elle et de prendre part à un panel de discussion lors d’une journée de conférences, elle a également participé à la conception d’une trousse d’activités dédiée à l’animation de la communauté d’ambassadeurs.

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