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Voir les jeunes du secondaire évoluer en se sentant bien dans leur tête et dans leur peau : voilà un souhait partagé par bien des acteurs et actrices du milieu scolaire. Pourtant, entre les exigences ministérielles, l’ensemble des contenus à enseigner, les projets spéciaux, les évaluations et la gestion des conflits, aborder des notions d’image corporelle peut sembler irréaliste. Et si ces contenus devenaient plutôt un moyen de répondre à plusieurs priorités à la fois ?
Le programme Bien dans sa tête, bien dans sa peau (BTBP) — volet secondaire — permet justement de conjuguer trois priorités : soutenir le bien-être des jeunes, favoriser un climat bienveillant et répondre aux exigences scolaires. Une pierre, trois coups! Voici comment.
Développer des compétences personnelles et sociales
Les milieux scolaires sont désormais fortement mobilisés autour du vivre-ensemble et du bien-être des jeunes. D’ailleurs, depuis la rentrée 2025-2026, des contenus pour le développement des compétences personnelles et sociales doivent être transmis aux élèves. Heureusement, plusieurs ateliers du programme BTBP offrent des pistes concrètes pour les intégrer. Par exemple, l’atelier Les préjugés, c’est assez ! outille les jeunes de 1re secondaire pour appliquer des stratégies qui favorisent l’inclusion et la bonne entente en proposant des solutions collectives visant à réduire les préjugés sur le poids et l’apparence.
Favoriser des milieux de vie sains, sécuritaires et bienveillants
Créer un environnement scolaire inclusif et sécuritaire est au cœur de nombreuses orientations, dont le référent ÉKIP et l’approche École en santé. Le programme BTBP partage naturellement cette vision. En proposant des ateliers qui valorisent entre autres la diversité corporelle et en outillant le personnel scolaire pour intervenir avec sensibilité sur les enjeux liés à l’image corporelle, BTBP contribue à bâtir un environnement favorable à la santé physique, mentale et sociale.
Un autre atout du programme : les mémos destinés aux parents. Ceux-ci permettent de prolonger les réflexions à la maison, d’ouvrir le dialogue et de faire connaître des ressources accessibles, ce qui vient renforcer l’impact des actions posées à l’école.
S’arrimer au cours de Culture et citoyenneté québécoise
L’image corporelle offre un terrain riche pour étudier des réalités culturelles et réfléchir sur des questions éthiques, les deux compétences au cœur du programme de Culture et citoyenneté québécoise (CCQ) au secondaire.
Les tensions entre les normes sociales de beauté et les changements liés à l’adolescence, le choix de modifier ou non son image en contexte numérique, les effets de la représentation des corps dans l’espace public ou les inégalités relatives aux caractéristiques physiques sont autant de portes d’entrée pour susciter la réflexion. Ces thématiques amènent les élèves à exercer leur jugement critique, à reconnaître la diversité des perspectives et à mieux comprendre les dynamiques sociales qui influencent le rapport au corps.
BTBP propose des situations d’apprentissage adaptées au programme de CCQ, ce qui facilite l’intégration de ces contenus.
Les ateliers BTBP
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Concrétiser le plan de lutte contre l’intimidation et la violence
Dans un article précédent, j’expliquais que réduire les préjugés liés au poids et à l’apparence et valoriser la diversité corporelle sont des moyens puissants de favoriser un climat scolaire positif et bienveillant. Ainsi, déployer des ateliers qui abordent ces thématiques devient une mesure concrète pour contrer et prévenir toute forme d’intimidation ou de violence, dont celles liées aux caractéristiques physiques. Ces activités permettent non seulement de sensibiliser les élèves, mais aussi de leur donner des outils pour créer un changement dans leur milieu.
Intégrer des notions d’éducation à la sexualité
Les normes sociales de beauté, les stéréotypes de genre, les transformations liées à la puberté et la représentation de la sexualité dans l’espace public sont autant de thématiques qui rejoignent des contenus obligatoires d’éducation à la sexualité, que ce soit dans le cours de CCQ ou hors de celui-ci. Alors que ces sujets peuvent parfois être délicats à aborder, les ateliers BTBP offrent des pistes clés en main pour le faire de manière structurée, nuancée et respectueuse du développement des jeunes.
Les ateliers BTBP
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Outiller les enseignant·es d’éducation physique et à la santé pour parler d’image corporelle
Pour plusieurs jeunes, le cours d’éducation physique et à la santé (EPS) peut être synonyme de préoccupations liées au corps. Heureusement, il peut aussi servir de levier pour faire naître – ou renaître – le plaisir de bouger. Des ateliers comme Voir le vrai, tout un défi encouragent les élèves à se détacher du regard des autres et à porter attention aux bienfaits et aux sensations que procure l’activité physique. Ils contribuent ainsi à leur faire vivre des expériences plus positives et valorisantes lors du cours d’EPS, mais aussi dans leur quotidien.
Des arrimages gagnant-gagnant
Les milieux scolaires sont appelés à répondre à de nombreuses exigences, souvent simultanément. Dans ce contexte, le programme BTBP se distingue par les nombreux arrimages possibles avec les programmes et encadrements pédagogiques, comme le démontre ce tableau.
Intégrer ce programme, ce n’est pas nécessairement en faire plus : c’est enrichir les pratiques déjà en place en créant des retombées durables, tant pour les élèves, le personnel que pour le climat scolaire dans son ensemble. Voilà un formidable moteur pour amener les jeunes à renforcer leur estime de soi et leur permettre de s’épanouir dans un milieu accueillant et respectueux. Découvrez le programme BTBP et de nombreux outils complémentaires en visitant le equilibre.ca/btbp.
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