Marketing alimentaire

La vente incitative de malbouffe contribue à l’épidémie d’obésité

Le 11 septembre 2017

« Un chausson avec ça ? » La question peut paraître anodine, mais à la longue, ce type de vente incitative (upselling) conduit le consommateur moyen à ingérer 17 000 calories de plus par année, révèle une étude britannique.

Un rapport1 de la Royal Society for Public Health montre que le consommateur moyen se fait suggérer 106 fois par année de profiter d’un prix spécial pour prendre soit une plus grande assiette, soit un plus grand verre, ou encore d’ajouter de la sauce, de la garniture, ou un dessert. Les auteurs du rapport estiment cette surconsommation à 17 000 calories en moyenne par année, ce qui équivaudrait à une prise de poids de 2 kilos.

Il semble, d’autre part, que les 18 – 24 ans soient davantage exposés que les adultes à ces tactiques de vente sous pression. Ils se feraient ainsi offrir 166 fois par année le conseil de se prévaloir d’une aubaine afin d’ingérer encore plus de calories. Ils consommeraient en moyenne 39 000 calories supplémentaires, ce qui correspond à une prise de poids potentielle de presque 5 kilos.

Un céleri avec ça?

La Royal Society for Public Health affirme qu’il est urgent de sensibiliser le public aux dangers que posent ces tactiques de vente incitative et l’organisme presse les établissements concernés d’adopter, sur une base volontaire, des règles de conduite plus responsables.

  • Ces établissements devraient cesser de former leurs employés à faire de la vente incitative d’aliments malsains.
  • En contrepartie, ils devraient plutôt s’engager à faire la promotion d’aliments sains.
  • Ils devraient afficher la valeur nutritive de tous leurs plats et leurs boissons.
  • La rémunération des employés ne devrait pas être liée à la vente incitative et ces établissements devraient cesser d’offrir des rabais sur les aliments malsains.

Source : Politics Home

1 Il est à noter que ce rapport de la Royal Society for Public Health a été produit en vertu d’un curieux partenariat avec l’entreprise Slimming World. Toutefois, 100º ne remet pas en question la pertinence de l’étude sur laquelle repose le rapport, ni ses conclusions. En conséquence, 100º le juge d’intérêt public même si, par souci de transparence, il était de son devoir de formuler ce bémol.