transport actif

Comment rendre l’environnement bâti favorable à la pratique du vélo?

Le 12 mai 2017

La pratique sécuritaire du vélo dépend en grande partie des caractéristiques de l’environnement bâti. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vient de publier une synthèse des meilleures approches en matière d’aménagement

Pour réaliser cette synthèse, l’INSPQ a passé en revue les écrits scientifiques qui se penchent sur les interactions entre les caractéristiques des individus
et des environnements naturels, bâtis et aménagés. Les auteurs du rapport en ont tiré un modèle conceptuel qui intègre 3 dimensions cruciales de l’environnement bâti et aménagé :

  • La forme urbaine : elle se caractérise par la densité, la connectivité, le potentiel piétonnier et la présence de commerces de proximité.
  • Les infrastructures cyclables : elles doivent être accessibles, bien aménagées et s’accompagner de mesures d’apaisement de la circulation motorisée.
  • Les installations : elles sont destinées à faciliter la vie des propriétaires de bicyclettes, comme les stationnements pour vélos sur les lieux de travail.

Le rapport souligne l’importance de créer des séparations physiques entre le trafic motorisé et le trafic cycliste, notamment grâce à l’implantation de pistes cyclables aménagées dans l’emprise de la route. En outre, il est essentiel de minimiser le fort potentiel de conflits entre les usagers aux intersections à l’aide d’aménagements appropriés (feux de circulation dédiés, déviations, saillies de trottoirs, traverses colorées avec marquage et chevrons, sas à vélos, etc.).

 

Une vision intégrée

Outre l’environnement bâti, on peut soutenir la pratique sécuritaire du vélo en intervenant à l’échelle des environnements physique, économique, politique et socioculturel. À cet égard, l’INSPQ considère qu’il faut :

  • une volonté politique et un cadre réglementaire favorisant la circulation à vélo ;
  • des investissements permanents dans un réseau complet d’aménagements cyclables de grande qualité ;
  • une éducation précoce et généralisée de l’usage des aménagements cyclables et des règles régissant les interactions entre les vélos et les véhicules motorisés ;
  • des interventions rapides et ciblées pour remédier aux points noirs (lieux où l’on enregistre un nombre élevé de collisions) qui menacent la sécurité ;
  • des campagnes de promotion sur l’utilisation du vélo ;
  • des politiques coordonnées en matière d’aménagement (planification des transports actifs) faisant augmenter le nombre d’usagers du vélo et renforçant leur sécurité.

Mobilité durable

Les auteurs de ce rapport rappellent que la promotion du transport actif représente un excellent moyen d’accroître les niveaux d’activité physique au sein de la population pour ainsi freiner l’augmentation des maladies chroniques liées au surpoids. Du point de vue environnemental, la pratique du vélo contribue aussi à la diminution de la pollution atmosphérique, et, sur le plan économique, elle réduit les coûts associés à la congestion routière. Voilà pourquoi la promotion du transport actif sécuritaire est inscrite dans les activités du Programme national de santé publique et dans les orientations de la Politique gouvernementale de prévention en santé.

À noter que ce rapport fait partie de la collection TOPO. Cette série de documents s’adresse aux intervenants et aux décideurs œuvrant dans la promotion des saines habitudes de vie afin d’éclairer leur choix.

Source : Institut national de santé publique du Québec