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L’hypertension artérielle baisse dans les quartiers où il fait bon marcher

L’hypertension artérielle baisse dans les quartiers où il fait bon marcher
François Grenier

François Grenier

JOURNALISTE | 100º

Une étude britannique, la plus importante du genre, permet d’établir un lien significatif entre les environnements favorables à la marche et une diminution de l’hypertension artérielle au sein de la population.

Menée sur près de 430 000 personnes âgées de 38 à 73 ans, dans 22 villes du Royaume-Uni, cette étude de grande envergure montre que les gens qui vivent dans les quartiers favorables aux déplacements à pied sont moins à risque de souffrir d’hypertension artérielle. Cet effet bénéfique est plus marqué chez les 50 à 60 ans, les femmes ainsi que les résidents de quartiers densément peuplés et/ou défavorisés.

La valeur intangible du design urbain

Les auteurs de l’étude soulignent que, très souvent, des interventions peu coûteuses suffisent à rendre les environnements favorables à la marche. Compte tenu des bénéfices qui en découlent, les chercheurs proposent que la « valeur intangible du design urbain » soit désormais prise en considération dans les politiques de santé publique. Ils font valoir que le traitement des maladies cardiovasculaires coûte, chaque année, des milliards à la société. Or, si on investissait, à bien moindre coût, dans la rénovation des espaces urbains de manière à les rendre plus conviviaux et ainsi permettre à la population d’être plus active, on diminuerait significativement les coûts de santé liés au traitement de ces maladies.

Perspectives d’avenir

Au Royaume-Uni, soulignent les chercheurs, 7 millions de personnes souffrent de problèmes cardiovasculaires, ce qui entraîne chaque année près de 160 000 décès prématurés. Par ailleurs, font-ils remarquer, les populations urbaines sont en pleine croissance. À l’échelle de la planète, 54,5 % de la population vit dans des villes, et cette proportion devrait passer à 60 % d’ici 2030. Voilà pourquoi il faut dès maintenant aménager les villes pour qu’elles soient favorables à un mode de vie actif, insistent les chercheurs. Et de conclure par cette formule : « les villes bien aménagées aujourd’hui seront, demain, des villes en santé! »

Source : The Guardian