Sondage pancanadien

Pourquoi les Canadiens ne sont-ils pas plus physiquement actifs ? Nouveau rapport de ParticipACTION

Le 11 avril 2018

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Les Canadiens ne bougent pas assez. Ils en sont conscients, tout en reconnaissant l’importance d’être physiquement actifs. Quels sont donc les facteurs qui les empêchent de passer à l’action ? L’organisme ParticipACTION dresse un portrait de la situation avec son Rapport En rythme.

Selon Statistique Canada, 82 % des adultes canadiens ne respectent pas le seuil recommandé de 150 minutes d’activité physique par semaine. Et lorsque sondés par l’organisme ParticipACTION, ceux-ci sont encore plus nombreux (87 %) à croire que les gens savent qu’ils devraient être plus actifs physiquement. D’ailleurs, à 83 %, ils jugent que l’inactivité physique est le plus important problème de santé dans notre société, devant l’alimentation malsaine (82 %), la consommation de tabac (76 %), la consommation abusive d’alcool (72 %) ou le manque de sommeil (70 %).

La cause du problème et sa solution

Selon les répondants, les principaux responsables de l’inactivité physique, ce sont les Canadiens eux-mêmes. En effet, 84 %, d’entre eux pensent que la première cause du problème, c’est d’abord l’individu, et 88 %, considèrent que la solution passe justement par l’individu. Conséquents avec eux-mêmes, la plupart des Canadiens sont d’avis qu’un mode de vie plus actif n’est pas hors de leur portée puisqu’ils n’auraient pas à trop changer leur mode de vie (61 %) ni besoin de s’abonner à un gym (88 %) ou d’être minces pour pratiquer plus d’activité physique. Bref, les Canadiens sont persuadés que les individus sont capables de remédier à la situation pour peu qu’ils fassent de l’activité physique une habitude de vie.

Le paradoxe du divan

Les Canadiens portent généralement un jugement très positif au sujet de l’activité physique. Ils appuient ainsi les politiques publiques qui en font la promotion et l’encouragent. Par exemple, 89 % d’entre eux sont d’accord avec l’idée d’imposer des cours d’éducation physique obligatoires tous les jours dans les écoles. À 86 % ils soutiennent les initiatives en vue d’améliorer l’accessibilité universelle dans les installations récréatives et 87 % se disent en faveur de l’augmentation de la quantité et de la qualité des espaces verts dans chaque quartier. Pourtant la moitié d’entre eux avouent préférer rester confortablement blottis sur leur divan !

bouger à l'école pour la socialisation

Plaidoyer pour une mobilisation générale

Si ParticipACTION reconnaît que, ultimement, il revient aux gens d’exercer des choix actifs, l’organisme considère que, en tant que société, nous devons tout mettre en œuvre pour faire en sorte que ces choix deviennent plus faciles. Et, en conséquence, élaborer des politiques adéquates, créer des environnements qui favorisent l’adoption d’un mode de vie sain et l’utilisation des transports actifs, former davantage de spécialistes en éducation physique et financer les programmes sportifs. Avec le soutien des gouvernements, des écoles et des milieux de travail, les Canadiens courent davantage de chances de devenir plus actifs.

Pour toutes ces raisons, ParticipAction considère que nous avons besoin d’un mouvement qui :

  • met en place des valeurs et croyances sociales qui font la promotion de l’activité physique;
  • crée des espaces qui rendent l’activité physique amusante et accessible à tous;
  • encourage l’implication du public et
les partenariats entre de nombreux secteurs et institutions pour aider à faire progresser le mouvement d’un mode de vie plus actif.

Un mouvement qui doit induire un changement de mentalité afin que le problème de l’inactivité physique ne soit plus le signe d’un échec personnel, mais qu’il soit désormais perçu comme une responsabilité collective. ParticipAction plaide donc pour un mouvement qui conduise chaque Canadien à adopter un rythme plus élevé.



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