Programme de formation

Animation en loisir: le DAFA fête ses 10 ans

Le 12 avril 2019

Le Conseil québécois du loisir vient de lancer une campagne de promotion du Programme DAFA pour souligner les 10 ans de cette formation unique, primée par l’Organisation mondiale du loisir.

Le Programme DAFA (Diplôme d’aptitude aux fonctions d’animateur) est une initiative issue d’une remarquable concertation entre sept organisations nationales de loisir*. Sous la responsabilité du Conseil québécois du loisir (CQL), ces organisations ont partagé et mis en commun leurs contenus de formation, afin de créer un standard collectif. Bien qu’il ne soit pas obligatoire, le Programme DAFA a été suivi par plus de 35 000 jeunes de 16 ans et plus depuis sa création en 2009 !

« La formation comprend 33 heures de théorie et 35 heures de stage pratique, explique Gabrielle Fortin, coordonnatrice de la formation au Conseil québécois du loisir (CQL). Basé sur les meilleures pratiques en loisir, le DAFA est offert partout au Québec, grâce à 1000 formateurs œuvrant dans 400 organisations locales. »

Le programme aborde les rôles et responsabilités de l’animateur, la communication, le travail d’équipe, le développement des enfants et des adolescents, les techniques d’animation et d’intervention, la gestion de groupe, la sécurité et les aspects légaux.

Une reconnaissance internationale

La concertation du milieu, la décentralisation de la formation et la qualité du contenu du Programme DAFA sont les points qui ont retenu l’attention de l’Organisation mondiale du loisir, qui, en 2016, a remis au CQL le Prix International de l’Innovation en Loisir. « Le fait que le programme ait été mis au point par les organisations nationales de loisir est effectivement unique, et nous en sommes très fiers », souligne Gabrielle Fortin.

Bien sûr, la formation est mise à jour régulièrement. Ainsi, en collaboration avec ÉquiLibre, un volet sur l’image et la diversité corporelles a été ajouté au contenu en 2016. « Les formateurs et les animateurs ont été également sensibilisés au jeu libre et à l’importance de prévoir des moments de relaxation, précise Gabrielle Fortin. De plus, nos intervenants en loisir participent à une communauté de pratique qui permet la diffusion d’outils, la formation continue, la tenue d’activités et des occasions d’échanges. »

Animateurs et animatrices recherchés

Une pénurie d’animateurs se fait sentir actuellement, notamment dans les milieux du loisir estival. « Quelques organisations nous ont fait part de leurs difficultés à recruter suffisamment d’animateurs pour leurs camps de jour », confirme Gabrielle Fortin.

Pour remédier à ce problème, le CQL recommande aux organisations locales de créer des alliances qui favorisent le recrutement d’animateurs. « Par exemple, nous travaillons avec les Carrefours jeunesse emploi afin qu’ils intègrent la formation grâce à des partenariats avec des organisations locales agréées. En effet, le DAFA rejoint plusieurs des objectifs du programme Créneau Carrefour jeunesse, comme la réussite scolaire, l’autonomie et l’employabilité », précise Gabrielle Fortin.

L’école secondaire : un  bon bassin de recrutement

Afin d’éveiller l’intérêt des jeunes qui n’auraient peut-être pas pensé à devenir animateurs en loisirs, des organisations locales ont choisi pour leur part d’offrir la formation sous forme d’activité parascolaire,

À Montréal, l’école Père Marquette a même poussé l’idée un peu plus loin : non seulement les jeunes de secondaire 4 et 5 y suivent la formation en parascolaire, mais ils ont aussi l’occasion d’y faire une partie de leur stage. « Ils ont animé l’heure du midi des élèves de secondaire 1 et 2 en organisant un tournoi sportif, des ateliers de cuisine et la réalisation d’une murale collective ! » s’enthousiasme Gabrielle Fortin.

« Nous avons interrogé une dizaine de participants à cette formation et tous nous ont dit qu’ils ont obtenu un emploi dans un camp de jour l’été suivant, alors qu’ils n’avaient jamais envisagé de travailler dans ce domaine avant », souligne-t-elle.

Et même s’ils ne travaillent pas en animation par la suite, la formation DAFA reste un atout dans le parcours personnel des participants. Elle leur permet notamment de développer leur confiance en eux et d’acquérir des connaissances et des compétences qui leur serviront toute leur vie.

Le Circuit DAFA

Pour souligner le 10e anniversaire du Programme DAFA, le CQL a entrepris une tournée partout au Québec. « Nous offrons une journée de formation et de réflexion aux organisations locales, afin de rafraîchir certains contenus et d’aborder les enjeux propres à chaque région », précise Gabrielle Fortin.

« La campagne de promotion qui débute cette semaine est un appel aux jeunes pour qu’ils découvrent le domaine du loisir et tous les avantages que leur offre la certification DAFA dans leur développement personnel et professionnel, fait valoir Gabrielle Fortin. Le loisir est un secteur en pleine progression au Québec comme ailleurs, et le DAFA est la meilleure façon d’y faire ses premiers pas. »

* Organisations partenaires du programme DAFA : l’Association des Camps du Québec, l’Association québécoise du loisir municipal, la Fédération québécoise des centres communautaires de loisir, l’Association des Scouts du Canada, Les Clubs 4-H du Québec, le Mouvement québécois des vacances familiales, le Regroupement des Unités régionales de loisir et sport du Québec.