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15 tendances en saines habitudes de vie à surveiller en 2020

Le 18 décembre 2019

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L’année 2019 aura été, elle aussi, foisonnante de nouvelles en matière d’innovation sociale. Dans ce flot d’informations, certaines se démarquent à titre de tendances susceptibles d’imposer leur marque pour les années à venir. L’équipe 100º vous propose donc un petit retour en arrière pour mieux regarder vers l’avenir.

Aménagement

Espaces de cotravail et service de garderie, une tendance d’avenir ?

En dix ans, les espaces de « coworking » ont connu un essor phénoménal. Ces bureaux partagés, propices au travail collaboratif, encouragent, on le sait, les échanges, la coopération, l’innovation et la créativité. Aux États-Unis, on en compterait plus de 4 000, dont une trentaine qui, depuis peu, accueillent les enfants des cotravailleurs. Ils offrent donc, sur place, un service de garderie à la formule très souple. Ce qui résout, en bonne partie, le fameux problème de la conciliation travail-famille. Et si la tendance se confirme, la formule risque de faire beaucoup de petits… Du moins chez nos voisins, car, ici au Québec, avec notre système de garderies subventionnées, la demande risque d’être criante.
Source : CityLab

Amsterdam : quand les cases de stationnement deviennent des aires de jeu

En mars dernier, la capitale des Pays-Bas annonçait son intention d’éliminer pas moins de 1 500 stationnements par année dans son centre-ville. Objectif, d’ici 2025 : récupérer 11 000 espaces qui seront graduellement plantés d’arbres, transformés en stationnements pour bicyclettes ou en trottoirs élargis. Déjà, en juin, Streetfilms mettait en ligne une vidéo dans laquelle les bacs de fleurs, les bancs et les glissoires étaient à l’honneur. L’organisation récidive en se concentrant sur l’un des quartiers d’Amsterdam nommé Frans Halsbuurt et dans lequel déjà 600 places de stationnements ont été éliminées. Ces espaces sont reconvertis dans l’optique de créer un quartier presque libre de voitures afin qu’il devienne une oasis pour les enfants. Ces derniers aiment tout particulièrement les installations qui combinent le carré de sable et le trampoline… Même les adultes se laissent prendre au jeu. Bref, voilà l’exemple inspirant d’un quartier revitalisé pour et par ses habitants. Car, la plupart de ces espaces ont été co-créés lors d’ateliers participatifs et ensuite aménagés par les urbanistes de la ville.
Source : Planetizen

Un quartier où il ne sera pas possible de posséder une voiture automobile privée

La compagnie Culdesac va inaugurer, en 2020, un quartier totalement libre de voitures et pouvant héberger un millier d’habitants, avec ses restaurants, ses parcs, sa place de marché, son épicerie… Selon ses promoteurs, il s’agit d’une première mondiale qui, au surplus, verra le jour au pays par excellence de l’automobile. En effet, le projet de Culdesac sera construit à Tempe, une ville de banlieue au sud-est de Phoenix, en Arizona. Les rues asphaltées seront remplacées par des allées de pavés perméables ou recouvertes de granit concassé permettant néanmoins le passage des véhicules de service et de livraison. Puisque le quartier sera greffé à une station de train léger, ses résidents auront accès au centre-ville de Tempe, à l’aéroport et à l’Université de l’Arizona. Un service d’autopartage est prévu pour ceux dont les destinations ne sont pas desservies par le transport collectif. Et malgré tout, les cases de stationnement ne seront pas totalement exclues, du moins en périphérie, afin d’accommoder les visiteurs de passage, qu’il s’agisse d’amis, de membres de la famille ou de clients des différents commerces. Une fascinante expérience urbanistique qui, souhaitons-le, ne débouchera pas dans un cul-de-sac…
Source : FastCompany

Notre alimentation désormais indissociable de la santé de la planète

C’est définitivement l’une des plus importantes prises de conscience collective de l’année. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) lance un appel pour que les guides alimentaires tiennent désormais compte, dans leurs recommandations, des impacts environnementaux de la production, la transformation et la distribution des aliments. L’OMS a ainsi publié des fiches d’information pour guider les meilleures pratiques en la matière. En résumé, la promotion aussi bien de la santé humaine que de la santé environnementale est une approche gagnant-gagnant. Ces recommandations ont par la suite été réaffirmées dans le volumineux rapport EAT-Lancet ainsi que par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). À cet égard, l’industrie agroalimentaire a un rôle crucial à jouer, soulignent les responsables de l’OMS. Quant aux consommateurs, on leur recommande une alimentation variée à base de fruits, de légumes, de grains entiers, de légumineuses, et qui inclut, en quantités modérées, poissons et fruits de mer, produits laitiers ainsi que des huiles d’origine végétale. On conseille fortement de limiter la consommation de viande rouge et de charcuterie. Et bien sûr, les boissons sucrées sont absolument exclues de la liste.
Source : Food Navigator

Obésité, dénutrition et changements climatiques : trois pandémies qui font peser une menace planétaire

Une imposante étude publiée dans la prestigieuse revue The Lancet conclut à la nécessité, pour les États, de rapidement adopter une Convention-cadre sur les systèmes alimentaires afin de faire face à la « Syndémie globale » qui frappe déjà la plupart des habitants de la planète. Les auteurs de l’étude s’alarment des effets combinés des trois grandes pandémies que sont l’obésité, la dénutrition et les changements climatiques. Ils redoutent en effet la synergie de ces trois épidémies, d’où ce néologisme de Syndémie. Parmi les grands responsables de cette crise, les auteurs de l’étude citent le système économique des grandes multinationales de l’alimentaire qui nous pousse à surproduire et à surconsommer, ce qui entraîne l’obésité et les changements climatiques sans pour autant aplanir les iniquités responsables de la sous-alimentation. Il est plus que temps, préviennent les chercheurs, de mettre en place des systèmes de production qui favorisent une alimentation à la fois saine pour les humains et pour la planète.
Source : Avant Première

Prescrire le sport avant même les médicaments ?  

Un volumineux rapport de l’Inserm, en France, recommande de prescrire une activité physique à tous les malades chroniques. Et même, dans le cas de certaines maladies chroniques (dépression légère à modérée, diabète de type 2, obésité, artérite des jambes) les auteurs affirment que les médecins auraient avantage à prescrire des séances d’exercice physique à leurs patients, avant même de recourir à la médication. Se basant sur l’analyse de plus de 1 800 études, les chercheurs considèrent que l’activité physique est une thérapeutique à part entière dans le traitement des maladies chroniques. Il s’agit d’un changement radical d’approche puisque, auparavant, on prescrivait du repos aux malades. Au contraire, il faut désormais proposer des activités physiques personnalisées, adaptées aux goûts, aux capacités et aux limites de chaque patient. Autrement dit, une marche par jour garde le docteur à distance…
Source : Le Figaro

Mobilité durable

La taxe kilométrique pour une mobilité plus durable ?

Aussi bien la Chambre de commerce du Montréal métropolitain que le CAA-Québec, le Conseil régional de l’environnement de Montréal ou la Fondation David Suzuki considèrent, à quelques nuances près, que la taxe kilométrique serait plus efficace et plus équitable que la désuète taxe sur le carburant pour refléter les coûts réels d’utilisation du système routier par les automobilistes. Cette mesure incitative « à ne pas prendre la voiture » permettrait de réduire les coûts de la congestion qui, dans la seule région métropolitaine, sont estimés à 4,2 G$ par année. En outre, cette taxe, plus équitable puisqu’elle s’appliquerait aussi aux voitures électriques, servirait à notamment mieux financer le transport en commun. Bref, il s’agit d’une forme de financement basé sur le principe de l’utilisateur-payeur de la route. Et son acceptabilité sociale devra reposer, selon Karel Mayrand, de la Fondation Suzuki, sur le principe de la modulation : en fonction du type de véhicule et de l’heure de la journée. À suivre…
Source : Journal Métro

Trottinette électrique

Un premier guide de la micromobilité à l’intention des élus municipaux

Ces dernières années, les villes nord-américaines ont été prises d’assaut, d’abord par les flottes de vélos sans ancrage, puis par les trottinettes électriques. Et d’autres types de petits véhicules commencent déjà à se frayer un chemin. C’est un changement de paradigme en matière de transports qui est en voie de transformer les villes et qui n’est pas sans poser des défis inédits, notamment en ce qui concerne le partage de la route et l’occupation des espaces publics. C’est dans cette optique que Transportation for America a combiné les expertises de 23 villes américaines pour créer un guide de la micromobilité dans lequel sont abordés les différents enjeux liés à la multiplication de ces petits véhicules. Car la micromobilité est un phénomène émergeant qui est là pour rester.
Source : Smart Cities Dive

© Mercedes Econic

Londres : quand la Vision Zéro passe par la « Vision Directe » des camionneurs

Tout comme à Montréal, les camions londoniens sont surreprésentés dans les statistiques de collisions avec les piétons et les cyclistes. En cause, la conception déficiente de ces véhicules qui n’offrent pas à leur conducteur une bonne vision périphérique. Désormais, pour circuler dans les rues de Londres, les nouveaux camions devront répondre à des critères de fabrication qui en feront des HGV (Heavy Good Vehicules). Autrement dit, des Bons Gros Véhicules ! Ils auront pour caractéristiques de permettre aux conducteurs d’avoir une « Direct Vision » de ce qui se passe chaque côté de leur véhicule grâce à des cloisons vitrées. Les camions de la génération précédente, eux, devront être équipés de dispositifs électroniques pour compenser leurs défauts de conception. Tous ces véhicules lourds seront classés selon une échelle de 0 à 5 étoiles. D’ici 2020, pour circuler dans la capitale britannique, un camion devra compter au moins une étoile, et en 2024, 3 étoiles.
Source : TreeHugger

Transports collectifs : un « forfait plafond » serait plus équitable pour les usagers

À travers le monde, plusieurs sociétés de transports ont adopté le principe du « Fair Capping ». Voici un cas de figure pour en comprendre le fonctionnement. À Montréal, un titre de transport sur la carte Opus coûte 3,50 $. Si vous prévoyez faire deux allers-retours la même journée, donc 4 déplacements, mieux vaut prendre la passe d’un jour à 10 $. Vous économiserez ainsi 4 $. Mais si l’un de vos déplacements est par la suite annulé, vous aurez perdu 3 $. Or, avec un forfait plafond, une fois atteint le seuil de 10 $ dans la même journée, votre carte opus vous créditerait le reste de vos déplacements. Le même principe vaut pour la passe mensuelle. Avec un avantage supplémentaire. Plutôt que de débourser 86,50 $ le premier du mois, l’usager moins fortuné n’aurait qu’à payer chaque fois qu’il utilise le transport en commun. Après 25 passages, le même mois, ce qui équivaut au prix du forfait mensuel, sa carte créditerait le reste de ses déplacements. Et au cas où il l’utilise moins de 25 fois, il n’aura pas eu à payer pour des titres de transport non utilisés ! Nous possédons la technologie pour mettre en œuvre cette mesure bien plus équitable pour l’ensemble des usagers. Et désormais, nous n’avons même plus l’excuse d’en ignorer l’existence !
Source : Steven Can Plan

Offrir des passes gratuites de transport collectif aux automobilistes…

C’est l’idée audacieuse mise de l’avant par l’agence de transports de Göteborg, en Suède, pour les convaincre de délaisser leur voiture. Et ça fonctionne ! Appelée Västtrafik, cette agence n’en est pas à la première campagne du genre. Depuis 2010, elle en a mené une trentaine, ce qui lui a permis de distribuer des passes temporaires à un demi-million de personnes et ainsi recruter quelque 100 000 nouveaux usagers. La campagne de cet automne vise à rejoindre 30 000 automobilistes. Et pour aider les résidents à mieux visualiser ce que peut représenter le retrait de 30 000 véhicules sur les routes de la ville, Västtrafik a mandaté une agence de publicité pour qu’elle réalise une installation inédite : l’assemblage, sur le sol d’un entrepôt, de 30 000 voiturettes-jouets. Cette performance, documentée sur vidéo, laisse pantois.
Source : Fast Company

Environnement

Une application pour trouver des sources d’eau potable en ville

Vous possédez une bouteille d’eau à usage multiple, car vous ne souhaitez pas ajouter au milliard de bouteilles de plastique consommées au Québec et vous avez à cœur d’apporter votre contribution à l’effort collectif avant même l’interdiction des plastiques à usage unique ? Il existe une petite application pour appareil mobile faite expressément pour vous. Elle permet de localiser les endroits, publics ou privés, où vous pourrez remplir gratuitement votre bouteille avec de l’eau potable municipale. Car, sauf exception, l’eau du robinet est d’excellente qualité au Québec. Il n’existe donc pas de raison valable d’acheter de l’eau embouteillée, à plus forte raison quand l’eau potable est gratuite et accessible. Et c’est la fonction première l’app Tap – Find water anywhere, qui s’inscrit en outre dans un mouvement global de réduction du plastique à usage unique. Un mouvement avec ses ambassadeurs et sa communauté de commerces, ayant pignon sur rue, et qui s’engagent à offrir, entre autres, le remplissage gratuit des bouteilles d’eau à usage multiple. L’application étant paramétrable, ses usagers peuvent aussi choisir entre différentes options comme des endroits où l’on offre, mais contre paiement, de l’eau glacée, aromatisée, pétillante, etc.
Source : TreeHugger

Plastic Attack : une approche québécoise distinctive

Au printemps 2018, un Britannique a eu l’idée d’inviter d’autres consommateurs comme lui à se débarrasser des emballages superflus à même le plancher de leur marché d’alimentation. Ainsi naissait Plastic Attack, un acte de résistance collective qui s’est rapidement propagé à travers le monde. En mai 2018 avait lieu, à Montréal, la première action de Plastic Attack québécoise. Mais ses organisatrices ont préféré viser la concertation, plutôt que la confrontation, en prévenant le supermarché Provigo Angus de leur initiative, dans le but d’ouvrir le dialogue. Un modèle d’action qui a ensuite été repris une dizaine de fois à travers la province, ce qui a permis de tisser des liens avec les commerçants, voire de les accompagner dans leurs réflexions. Ce qui se traduit par des changements graduels, mais notables. Ainsi, L’Intermarché Boyer, « cible » de la deuxième Plastic Attack montréalaise, s’apprête à éliminer ses sacs de plastique jusque dans les rayons des fruits et légumes. Une mesure d’ailleurs appuyée par 98 % de sa clientèle, selon un sondage maison. Voilà un changement de mentalité proprement emballant !
Source : novae

À Rome, des titres de transport gratuits contre des bouteilles de plastique recyclées

L’initiative de la capitale italienne porte le nom de Ricicli+Viaggi, que l’on peut traduire par : recyclez+voyagez. Les Romains ont désormais la possibilité de troquer leurs bouteilles de plastique vides contre un ticket de métro grâce à des machines qui les aplatissent et les trient. Et bien qu’il faille 30 bouteilles vides pour obtenir son titre de transport, les usagers du métro font patiemment la file pour profiter de cette aubaine et contribuer, par le fait même, à diminuer la quantité des déchets qui trop souvent défigurent la ville. À l’ère de la cryptomonnaie, l’agence de transport de Rome se vante d’avoir inventé la « plastic-monnaie ». Une manière originale de s’attirer la loyauté des usagers en récompensant leur comportement vertueux. Pour le moment, seules trois stations de métro sont équipées de ces machines de recyclage. Si dans 12 mois l’expérience s’avère concluante, alors ce mode de paiement sera graduellement déployé dans l’ensemble du réseau.
Source : TreeHugger

Une jeune épicerie zéro déchet : la consigne, c’est la consigne !

Qui se souvient de l’époque où le laitier livrait ses pintes de lait à la porte des demeures, tout en reprenant les bouteilles vides ? C’est un peu le principe de fonctionnement de la jeune épicerie BocoBoco, mais qui, modernité oblige, repose aussi sur l’achat en ligne. Tous ses produits sont donc livrés à domicile dans des bocaux ou des sacs consignés qui sont donc récupérés lors de chaque visite. Mais BocoBoco, c’est encore plus. Ce sont des produits biologiques provenant de fournisseurs locaux, donc en circuits courts, ce qui réduit les besoins de stockage comme les pertes alimentaires. Et c’est aussi une cuisine collaborative, ce qui permet de réduire les coûts des préparations et de rendre les produits plus accessibles. La petite entreprise, récompensée par la Ville de Montréal, dans le cadre du concours Zéro Déchet, va investir une partie de la récompense de 50 000 $ dans l’achat d’une flotte de vélos-cargos qui vont s’ajouter aux véhicules de Communauto utilisés pour la livraison. Bref, la consigne, c’est l’environnement !
Source : Novae



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