En rafale

14 tendances en saines habitudes de vie à surveiller en 2019

Le 3 janvier 2019

L’année 2018 aura été foisonnante de nouvelles reliées aux saines habitudes de vie. Dans ce flot d’informations, certaines se démarquent à titre de tendances susceptibles d’imposer leur marque pour les années à venir. L’équipe 100º vous propose donc un petit retour en arrière pour mieux regarder vers l’avenir.

Mobilité durable

Trottinette électrique

Trottinettes électriques : nouveau mode de transport ou nouvelle mode ?

Dans plusieurs villes américaines, la trottinette électrique s’est rapidement imposée en tant que mode de transport peu coûteux et offrant une option pratique en remplacement de l’automobile. La progression de son taux d’adoption dépasse même celui des vélos flottants qui, il n’y a pas si longtemps, connaissaient pourtant un réel engouement. Mais, deux accidents mortels impliquant trottinette et automobile, largement médiatisés à Dallas et Washington, DC, ont été l’occasion pour certains de remettre en cause l’utilisation de ce nouveau type de petit véhicule. Pour déplorables qu’ils soient, ces accidents illustrent en réalité le fait que les rues et les artères des villes nord-américaines n’ont été conçues que pour les voitures et qu’elles ne sont sécuritaires pour aucun usager, sauf les automobilistes. Les autorités municipales doivent prendre acte du fait que de plus en plus de citadins réclament un meilleur partage de la rue et des aménagements qui protègent piétons, cyclistes et utilisateurs de petits véhicules.
Source : Institute for Transportation & Development Policy

La ville de New York va-t-elle imposer une « tarification congestion » ?

Le gouverneur Andrew Cuomo dévoilait en 2018 les détails d’un plan en trois phases qui devrait permettre de décongestionner le centre-ville de New York. L’une des mesures envisagées fait déjà beaucoup parler d’elle puisqu’elle consiste à littéralement imposer un péage pour emprunter les artères de la ville. New York deviendrait ainsi la première ville des États-Unis à suivre les exemples de Londres ou de Singapour. D’autre part, les autorités ont tout particulièrement placé dans leur mire les fameux « for-hire vehicles » (FHV), ces services de taxi informels qui sont en plein essor et qui contribuent notablement à l’aggravation de la congestion. Dans sa phase 2, le plan prévoit d’imposer, sur une période de 10 mois, une surcharge aux taxis et aux FHV afin que les sommes recueillies soient entièrement réinvesties dans le réseau de transports collectifs. Une affaire à suivre.
Source : Smart Cities Dive

La Californie accorde un permis de conduire à une navette sans conducteur…

Bien que cet État soit à l’avant-garde des projets pilotes destinés à tester des véhicules autonomes, c’est la première fois qu’une navette sans conducteur est autorisée à circuler sur la voie publique. Capable de transporter jusqu’à 12 passagers, cette navette électrique reste pour le moment confinée dans un quartier précis de la ville San Ramon, non loin de San Francisco. Mais un porte-parole des autorités de transport de l’État considère qu’il s’agit là d’une première qui fera date. Car bien plus que les véhicules autonomes individuels, ce type de navette a le potentiel de résoudre le fameux problème du premier et du dernier kilomètre qui sépare le navetteur du réseau de transport public. À suivre…
Source : SmartCity

L’autobus, un des éléments clés de la mobilité durable

La plupart des villes sont aux prises avec des problèmes récurrents de congestion routière. Outre les heures toujours plus nombreuses que les travailleurs perdent dans le trafic, la circulation automobile est devenue, bien souvent, la principale source d’émission de gaz à effet de serre. Pour faciliter les déplacements des personnes, de nombreuses villes multiplient les projets : métro, trains légers, tramway, covoiturage, services de partage de trajets à but lucratif, etc. Pourtant, l’un des moyens de transport le plus efficace, et le moins coûteux, demeure l’autobus. Une vieille technologie, souvent mal aimée, mais qui permet de transporter un grand nombre de passagers tout en occupant peu d’espace sur la chaussée. Le temps serait donc venu de miser sur ce mode de transport et d’améliorer l’expérience utilisateur pour qu’il devienne le fer de lance de la mobilité durable.
Source : CityLab

Transport collectif : l’Estonie envisage de le rendre gratuit à la grandeur du pays !

Déjà, en 2013, Tallinn, la capitale de ce petit pays balte, instaurait la gratuité sur les trains, trams et bus pour ses résidants dûment enregistrés. Résultat : le trafic automobile a fortement diminué alors que le nombre d’utilisateurs du réseau de transport public a plus que doublé. Une mesure payante puisque les commerces locaux ont largement bénéficié de l’achalandage accru de citoyens capables de se déplacer beaucoup plus facilement. C’est pourquoi la ministre des Affaires économiques et des Infrastructures, Kadri Simson, souhaitait que les 15 comtés du pays joignent le mouvement d’ici le 1er juillet 2018 (finalement 11 d’entre eux ont emboité le pas). Madame Kadri Simson a d’ailleurs réitéré sa volonté dans le cadre de la EU Green Week, à laquelle participait l’adjoint à la maire de Paris, Emmanuel Grégoire. Rappelons, à ce chapitre, que Paris venait justement de lancer une étude de faisabilité dans l’optique d’offrir un système de transport collectif gratuit pour tous ! À suivre…
Source : We Demain

Agroalimentaire

Nouvelle estimation du potentiel mondial de l’agriculture urbaine

Pour la première fois, une étude a tenté d’évaluer les surfaces utilisables pour l’agriculture en milieu urbain, partout à travers le monde. Les chercheurs ont ainsi comptabilisé les toits, les façades et les terrains vagues, à l’exclusion des parcs, pour parvenir à une superficie variant de 367 000 km² à 641 000 km². Comparativement aux 48 millions de km2 de terres agricoles que compte la planète, cela peut sembler peu, mais ce serait suffisant pour répondre à 10 % de la demande en légumes secs et racinaires, en plus de générer de 100 à 185 M$ de revenus par année. S’ajouteraient à cela des économies de 115 à 230 G$ par an en matière de services écologiques : rafraîchissement de l’air, dépollution, absorption des eaux de ruissellement, réduction du transport, etc. Bref, les villes ont tout intérêt à cultiver leur caractère champêtre.
Source : Science et Avenir

Philadelphie s’apprête à planter sa première forêt nourricière

La métropole de l’État de Pennsylvanie, qui s’enorgueillit du titre autoproclamé de capitale américaine des parcs, compte déjà sur une solide communauté d’agriculteurs urbains pour mettre en valeur près de 40 000 lots vacants. Mais cette fois, certains des membres de cette communauté souhaitent s’inspirer de l’expérience de Seattle pour aménager une forêt nourricière. Plutôt que de cultiver des parcelles qu’il faut replanter chaque année, la forêt nourricière s’inspire du fonctionnement d’un écosystème forestier. À la différence que cette forêt se compose d’abord d’arbres fruitiers. C’est donc une sorte de verger, mais aux essences diversifiées, où se retrouvent aussi des arbustes fruitiers et des vivaces, généralement des fines herbes. Une fois à maturité, une forêt nourricière ne demande que peu d’entretien tout en étant très productive. Et son accès est libre. On peut y cueillir ce que l’on souhaite. Ce qui reste est récolté par les bénévoles pour être redistribué auprès des organismes communautaires ou les banques alimentaires.
Source : NextCity

Agriculture urbaine : quand les plates-bandes florales deviennent, elles aussi, comestibles

Question d’habitude, et trop souvent de contraintes réglementaires, les potagers sont généralement aménagés en cour arrière, alors que les plates-bandes enjolivent les terrains de façade. Mais une nouvelle tendance permet désormais de marier ces deux vocations : l’aménagement paysager comestible – ou foodscaping. En effet, de nombreuses plantes comestibles arborent une livrée dont la splendeur native n’a rien à envier à la beauté de ces espèces florales cultivées dans un seul but esthétique. Or, sans déparer ces petits lopins de fierté horticole, l’adjonction de plantes comestibles leur confère une touche d’originalité qui ajoute à leur biodiversité tout en offrant un approvisionnement d’appoint en légumes frais à leur propriétaire. Une élégante manière de contourner en douce des règlements archaïques, et de conduire, avec goût, à leur rénovation…
Source : La Presse

Verdir les espaces vacants : une stratégie payante à long terme

De plus en plus de villes comprennent tous les avantages qu’elles peuvent tirer du verdissement des terrains vacants qui défigurent la trame urbaine. En plus des nombreux bénéfices en matière de santé publique, les espaces verts rendent aussi de plusieurs services écologiques. Et selon les données de la Ville, les terrains vacants sur l’île de Montréal couvrent une superficie de 25 km2, soit l’équivalent de 32 jardins botaniques. Un potentiel inexploité qui pourrait servir à la création de petits parcs, de jardins communautaires, de vergers, de vignobles ou même de forêts urbaines. Et déjà des citoyens s’organisent, des groupes communautaires se mobilisent. C’est d’ailleurs pour eux que l’organisme Lande a mis en ligne une carte interactive de l’île de Montréal où sont recensés les espaces vacants, de même que les initiatives citoyennes en cours.
Pour en savoir plus, lire notre article

Activité physique

Le plogging, un nouveau sport vraiment propre !

L’idée, toute simple, nous vient de la Suède. Il s’agit tout bonnement de courir, armé d’un sac de plastique, et de ramasser les déchets qui se trouvent sur notre chemin. Et puisque, en Suédois, ramasser se dit « plocka upp », combiné au mot jogging, cela donne le néologisme plogging. Une pratique qui est non seulement bonne pour l’environnement, mais aussi pour la santé physique. En fait, le plogging serait encore meilleur que le jogging puisque l’on fait travailler d’autres muscles au moment de se pencher pour ramasser des ordures. Par ailleurs, ces pauses sont excellentes, car elles permettent de récupérer et de varier l’effort. Enfin, la cargaison de déchets fait travailler les bras. Bref, pas besoin de la sanction de l’Agence mondiale antidopage pour certifier que le plogging est un sport vraiment propre !
Source : WeDemain

Aménagement

Crédit photo : Tom Fox, SWA Group

11 passages inférieurs transformés en espaces publics

Dans la majorité des grandes villes nord-américaines, on trouve de colossales infrastructures routières conçues, à l’époque, strictement au bénéfice des voitures et qui excluaient carrément les êtres humains du paysage. Mais un vent de changement souffle sur certaines de ces villes qui aménagent des espaces publics sous les bretelles d’échangeurs routiers. Pistes cyclables, parcours de vélo de montagne, parc de planche à roulettes, installations artistiques ou espaces forains, les exemples de réaménagement en douceur de ces monuments dérivé du brutalisme ne manquent pas. En souhaitant que les concepteurs du futur échangeur Turcot s’en inspirent, eux qui nous avaient pourtant promis d’aménager la fameuse Dalle-parc
Source : Curbe

Portland Oregon

Portland, en Oregon, vient d’adopter des règles de stationnement avant-gardiste 

Selon le Sigthline Institute, un centre de recherche indépendant, la ville de Portland vient de se doter de la meilleure politique de stationnement de toute la côte Ouest. La première mesure consiste à moduler le prix des parcomètres de manière à maintenir un taux d’occupation de 65 à 85 %. C’est pour faire en sorte qu’il reste entre une à trois places de libres pour chaque tronçon de rue. Ensuite, tous les bénéfices seront réinvestis dans les quartiers où ils ont été perçus de manière à ce qu’ils bonifient l’offre de transport collectif, améliorent les trottoirs et réaménagent les pistes cyclables. Selon l’Institut, ces mesures font en sorte que les coûts cachés du stationnement ne seront plus ajoutés aux prix des loyers ou des paniers de fraises…
Source : Sightline Institute

Comment le péage peut contribuer à rendre les villes plus intelligentes

Les routes du Royaume-Uni sont les plus congestionnées d’Europe. Pour remédier à ce problème, Londres avait fait figure de pionnière lorsque, en 2003, elle a imposé un péage aux véhicules entrant sur son territoire. Résultat : de 2002 à 2014, le trafic a diminué de 39 %. Or, cette stratégie serait tout aussi applicable dans les plus petites municipalités du pays et pourrait même être doublement rentable. En effet, la diminution du flot des voitures par le péage accroît, d’une part, la fluidité de la circulation, ce qui attire d’autant plus les entreprises et les talents que la réduction des polluants atmosphériques, qui en découle, contribue à de meilleurs milieux de vie. Par ailleurs, les sommes générées permettent non seulement de rembourser les investissements consentis pour l’implantation des technologies intelligentes nécessaires au système de péage, mais elles servent ensuite à financer d’autres projets qui vont contribuer à rendre la ville encore plus intelligente. Bref, le péage a tout du cercle vertueux !
Sources : SmartCitiesDive

Après les murs végétalisés, voici les biofaçades de microalgues

Imaginons un vitrage double qui, entre ses parois, emprisonne de l’eau, comme si c’était un aquarium plat et vertical. On ensemence le tout de microalgues. Exposées à la lumière du Soleil, ces microalgues vont proliférer à toute allure et, ce faisant, absorber de grandes quantités de CO2. Une fois récoltés, ils pourront être, par exemple, transformés en nourriture. Cette agriculture verticale, qui permet entre autres de recycler les eaux grises d’un bâtiment, peut offrir des rendements qui dépassent largement la productivité des végétaux terrestres. De plus, les biofaçades possèdent d’autres vertus. Elles peuvent grandement améliorer les performances de l’enveloppe thermique des édifices, ce qui est susceptible d’entraîner des économies d’énergie, hiver comme été. Le concept, testé depuis 2016 sur un bâtiment du Centre national de la recherche scientifique, en France, pourrait être bientôt intégré à de nouveaux bâtiments.
Source : WeDemain