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9 exemples inspirants de rues conviviales québécoises

9 exemples inspirants de rues conviviales québécoises
François Grenier

François Grenier

JOURNALISTE | 100º

Un premier inventaire des meilleures rues conviviales au Québec, destiné au grand public, aux professionnels et aux décideurs, vient d’être publié dans le but de fournir des sources d’inspiration et de favoriser le passage à l’action.

Élaboré par le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM), en partenariat avec Complete Streets for Canada, cet inventaire a pour objectif d’élargir les connaissances entourant le concept de rue conviviale et d’en accélérer la mise en place à la grandeur du Québec. Le document Des rues inspirantes : un inventaire pour passer à l’action, ne dresse pas une liste exhaustive des rues conviviales du Québec, ni ne prétend être un guide de bonnes pratiques, mais il souhaite présenter différents principes d’aménagement dans une variété de contextes urbains, suburbains ou ruraux.

En matière de rues conviviales, il n’existe bien sûr pas de formule unique applicable à toutes les situations. Par contre, l’objectif global demeure toujours le même : créer des rues sécuritaires, accessibles, efficaces et confortables pour tous les usagers. Plusieurs éléments peuvent contribuer à rendre une rue conviviale, même si tous ne sont pas nécessaires : présence et qualité de trottoirs, de voies cyclables, de traverses surélevées, meilleur positionnement des arrêts d’autobus, réduction du trafic, accessibilité universelle, etc.

8 caractérisques

L’aménagement d’une rue conviviale repose donc sur une approche qui inclutnon seulement tous les modes de transport, notamment dans le but de réduire l’utilisation de l’auto solo, mais qui se préoccupe aussi de penser la mobilité en accord avec les espaces publics. Autrement dit, les rues conviviales sont des rues à échelle humaine où l’accent est mis sur la mobilité durable.

Il s’agit donc d’un changement de paradigme majeur. Plutôt que d’adopter, comme par le passé, une approche unidisciplinaire qui isole la fonction « transport » des sphères sociales et économiques, les rues conviviales requièrent une approche multidisciplinaire qui comprend aussi un volet participatif impliquant les citoyens.

L’inventaire du CEUM a donc permis de dresser une sorte de palmarès des rues conviviales réalisées par les municipalités du Québec, ou en cours de réalisation, selon les 8 caractéristiques suivantes :

  • Portrait de l’aire d’intervention
  • Amélioration aux infrastructures piétonnes
  • Mesures d’accessibilité universelle
  • Amélioration aux infrastructures cyclables
  • Amélioration aux transports collectifs
  • Mesures d’apaisement de la circulation
  • Aménagement paysager et mobilier urbain
  • Démarche participative

Les exemples retenus sont en majorité issus de la grande région métropolitaine, de Saint-Eustache à Mont-Saint-Hilaire, en passant par Laval, Montréal et Longueuil, où se concentre près de la moitié de la population de la province. Toutefois, la Capitale-Nationale, première ville au Québec à s’être dotée, en 2017, d’une politique de Rues conviviales, figure en bonne place. C’est également le cas de Victoriaville qui, en transformant sa rue principale, a revitalisé son centre-ville. Et nul doute que des exemples tout aussi inspirants seront appelés à se multiplier au cours des années à venir. D’ailleurs, le CEUM entend bien mettre à jour cet inventaire sur une base continue afin de refléter l’évolution du concept de rue conviviale au Québec.

C’est donc une histoire à suivre…