Bien manger pour bien étudier

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Les Journées de la persévérance scolaire se terminent aujourd’hui, mais on souhaite évidemment que sa promotion se poursuive toute l’année. À cet égard, il est toujours bon de se rappeler que les habitudes alimentaires ont une influence importante sur la réussite éducative des enfants.

Stéphanie Côté

Stéphanie Côté

NUTRITIONNISTE | EXTENSO, NOS PETITS MANGEURS

On sait que les enfants bien nourris réussissent généralement mieux à l’école que ceux qui ont des carences. Mais ne cherchez pas un aliment, une vitamine ou un supplément en particulier qui puissent propulser des résultats académiques au sommet. Pour favoriser la concentration et les apprentissages, c’est plutôt un ensemble d’aliments et d’habitudes alimentaires qu’il faut encourager. Et nul besoin de compliquer les choses, car on peut résumer tout ça en deux consignes bien simples.

Manger à sa faim, ni plus ni moins

Ventre affamé n’a point d’oreilles. Ce n’est pas juste une expression ! Quand le ventre crie, c’est difficile de se concentrer sur ce que le professeur dit.

Les enfants sont en pleine croissance et vous le savez, ils ont souvent - OK, tout le temps ! - faim. Ils ont besoin de manger régulièrement pour fournir une dose constante d’énergie à leur cerveau, d’où la pertinence des 3 repas et 2 ou 3 collations par jour. Mais attention, ce n’est pas une raison pour les forcer à avaler quoi que ce soit, même au déjeuner. Manger sans faim laisse aussi des sensations désagréables qui empêchent de bien se concentrer.

C’est la faim qui doit dicter à chaque enfant la quantité d’aliments à se mettre sous la dent. On leur fournit des occasions de manger selon un horaire régulier ainsi que des aliments nourrissants, et le reste, c’est à eux de décider.

Certains enfants ont des boîtes à lunch trop généreuses pour leurs besoins, alors que d’autres la vident et ont encore faim. Pour leur fournir des quantités d’aliments adaptées, l’idéal est de suggérer aux enfants de s’impliquer dans la préparation de leur boîte à lunch. Ils pourront guider leurs parents.

Manger coloré

En plus d’être joli pour les yeux et appétissant, un menu coloré sous-entend qu’il comprend un généreux lot de vitamines, minéraux et autres éléments nutritifs. Des aliments aux couleurs différentes, ce sont des aliments au contenu nutritionnel différent.

Je pourrais bien énumérer des aliments et expliquer que leurs glucides fournissent le carburant exclusif du cerveau, que la vitamine B12 est essentielle à la santé du système nerveux, que le fer transporte l’oxygène au cerveau, que les antioxydants font ceci, que la vitamine C fait cela, mais personne n’a besoin de savoir cela pour bien manger.

C’est tellement plus simple de suggérer de manger coloré ! Les aliments dans la palette du blanc, beige et brun ont bien sûr leur place : quinoa, riz, pain de blé entier, lait et boisson de soya, poulet, tofu, etc. Mais le poivron rouge ou jaune, la carotte orange, le brocoli vert, les haricots noirs, la pomme rouge, la poire verte ou jaune… sont sans pareil pour égayer les repas et les collations.

En pigeant ainsi dans tous les groupes alimentaires, les enfants ont de bonnes chances d’aller chercher tout ce dont leur corps a besoin pour grandir et pour apprendre convenablement.

La transmission des bonnes habitudes alimentaires est donc un ingrédient essentiel à la réussite scolaire ! Et n’oublions jamais que c’est un enseignement qui n’incombe pas qu’aux parents, mais qui doit également être partagé avec les enseignants et le personnel du service de garde. Tous ensemble, nous avons un rôle à jouer dans la santé et la réussite éducative des enfants !