Faire bouger le Québec

Une vision commune pour implanter une «culture» de l’activité physique au Québec

Le 24 novembre 2016

«Hisser le mode de vie physiquement actif au rang de norme sociale», voilà le but de la vision commune qui vient d’être publiée par la Table sur le mode de vie physiquement actif (TMVPA).

Intitulé « Pour une vision québécoise d’un mode de vie physiquement actif », le document produit par la TMVPA vise à assurer la cohésion et la synergie des multiples acteurs qui contribuent à faire bouger les Québécois.

Le Québec peut compter sur une multitude d’intervenants compétents et passionnés (…).

Une vision commune pour bonifier les efforts de tous les milieux

De Gaspé à Victoriaville en passant par Gatineau, Montréal et Québec, les initiatives qui aident les Québécois à être physiquement actifs foisonnent dans tous les milieux : éducation, santé, transport, services de garde, municipal, communautaire, associatif, travail.

La vision commune proposée repose sur 5 fondements :

  • l’universalité
  • la littératie physique
  • la quotidienneté
  • la variété
  • le plaisir et la satisfaction de bouger.

Ce document trace la voie à une série d’interventions communes et concertées pour ajouter du mouvement dans la vie de tous les jours de chaque Québécois.

Cinq priorités d’action sont mises de l’avant pour travailler sur ces axes :

Agir tôt et de façon continue

Bouger quotidiennement permet aux tout-petits de développer leurs habiletés motrices liées à la locomotion, à la coordination et à l’équilibre. Grâce à ce bon départ, ils ont plus de chances de se sentir compétents et de devenir des adolescents, des adultes et des aînés actifs et confiants en leurs capacités physiques.

Pour accroître et consolider ce sentiment de compétence, des actions, des mesures et des politiques complémentaires sont essentielles pour assurer la continuité des activités physiques dans tous les milieux de vie : famille, études, travail, loisirs, etc.

L’adoption et le maintien d’un mode de vie physiquement actif reposent sur des facteurs individuels et environnementaux. 

Améliorer l’accessibilité physique, temporelle et socioéconomique

Pour permettre aux citoyens de bouger au quotidien, tous les milieux sont invités à rendre l’activité physique facilement accessible, par exemple en s’assurant que les installations sont desservies par le transport en commun et que les lieux et les équipements sont adaptés aux besoins des personnes ayant des limites fonctionnelles.

La présence de milieux urbain, rural et périurbain demande des actions ciblées, créatives et novatrices. 

Les récréations actives et les sorties en plein air, ainsi que des horaires de travail flexibles, sont de bons moyens pour favoriser l’accessibilité temporelle à l’activité physique. Le prêt ou la location d’équipement à petit prix, ainsi que la gratuité des activités, contribuent à améliorer l’accessibilité socioéconomique.

Veiller à la qualité des expériences

Les différents milieux de vie ont tous un rôle à jouer pour permettre à chacun de relever des défis à sa portée et de pratiquer une activité pour son plaisir et sa satisfaction personnelle. Parmi les facteurs qui contribuent à la qualité des expériences, on compte des aménagements municipaux attrayants, une ambiance conviviale durant les cours d’éducation physique et les séances d’entraînement, ainsi que des parents actifs qui donnent l’exemple à leurs enfants.

Valoriser le mode de vie physiquement actif

Pour que le mouvement actif soit valorisé par la société, il faut agir tôt, de plusieurs façons et sur plusieurs plans, souligne le document. Les différents acteurs concernés peuvent, par exemple, concevoir des espaces publics pour favoriser les activités libres ou encadrées, organiser des campagnes de promotion de l’activité physique, et reconnaître publiquement l’apport du personnel rémunéré ou bénévole.

Se concerter

L’engagement, la complémentarité et la solidarité permettront de créer une société qui reconnaît l’importance de faire quotidiennement de l’activité physique (…).

Tous les gestes et les efforts d’un parent, d’un décideur, d’une éducatrice, d’un animateur, d’une professionnelle, d’un entrepreneur, d’une technicienne ou d’un bénévole, contribuent au développement d’une société physiquement active.

Pour que ces gestes et ces efforts soient complémentaires, différents acteurs peuvent agir sur les aspects suivant : reconnaissance, engagement, promotion, soutien et expertise. Bien connaître les leviers disponibles (politiques, programmes, etc.) fait partie des stratégies qui permettront à tous ces acteurs de mieux coordonner leurs actions.

La vision commune produite par la TMVPA veut contribuer à faire du Québec un endroit où le mode de vie physique actif est une norme, afin de favoriser le développement global des enfants, la persévérance scolaire, la cohésion sociale et la réduction du coût des soins de santé.

Source : Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, secteur du loisir et du sport (2016). Pour une vision québécoise d’un mode de vie physiquement actif.