Activité physique

Fillactive: un impact positif sur l’activité physique des adolescentes

Ressource

Le programme parascolaire Fillactive met l’accent sur le plaisir et une variété d’activités physiques non compétitives pour inciter les adolescentes à bouger. Une recherche menée par 4 universités auprès de 3 584 adolescentes et 65 responsables scolaires révèle que cette approche fait une réelle différence auprès des participantes.

Avant le dévoilement des résultats, Claudine Labelle, qui a fondé Fillactive  en 2007, a raconté avec émotion que des femmes lui disent, aujourd’hui, que leur participation à ces activités parascolaires durant l’adolescence a transformé leur vie. Pour sa part, Dr Horacio Arruda, sous-ministre adjoint à la Santé, a salué le travail accompli par Fillactive et l’importance de la prévention en santé. Avec humour, il a dit souhaiter une épidémie de… saines habitudes de vie et souligné que l’activité physique est la « meilleure pilule » pour maintenir sa santé physique et mentale.

Fillactive

La présentation de ce rapport de recherche a eu lieu en webdiffusion dans le cadre du Grand rendez-vous Fillactive qui s’est tenu les 19 et 20 octobre. Geneviève Leduc, conseillère principale aux programmes chez Fillactive, en avait beaucoup à dire sur l’ampleur et l’importance de cette recherche qui s’est déroulée de 2018 à 2022, en étroite collaboration avec l’Université de Montréal et avec le soutien de l’Agence de la santé publique du Canada.

Fillactive

Attirer les adolescentes moins actives

Geneviève Leduc a notamment précisé que le public cible de Fillactive est au rendez-vous. En effet, au moment de s’inscrire au programme, seulement 12 % des adolescentes respectaient la recommandation de 60 minutes d’activité physique par jour. « Ça indique que Fillactive n’attire pas par défaut les filles qui sautent sur toutes les occasions d’être actives, mais attirent plutôt toutes les filles, dont une grande proportion sont peu, voire très peu actives », a-t-elle souligné.


Les résultats indiquent que, parmi les adolescentes les plus inactives en début du programme, une sur trois avait augmenté son niveau d’activité physique entre le début et la fin de l’année. « Notre approche non compétitive axée sur des activités qui plaisent aux filles et le plaisir incite donc les filles qui ne s’activent pas régulièrement à entrer dans l’action. C’est un de nos objectifs de faire la différence pour celles qui en ont le plus besoin. »

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École secondaire Ozias-Leduc- Mont-Saint-Hilaire

Un impact dans la durée

L’étude indique qu’en début d’année, les participantes respectent les recommandations d’activité physique, en moyenne, 2,6 jours par semaine. En fin d’année, elles le font 3,2 jours par semaine.


« Aux personnes qui trouvent que la différence est faible, je tiens à préciser qu’en promotion de l’activité physique, il faut s’habituer à être humble, car amener une population peu active à devenir active, c’est tout un contrat, a mentionné Geneviève Leduc. Cette augmentation de 23 % me réjouit en tant que kinésiologue, car, concrètement, ça veut dire 30 jours de plus d’activité physique pour nos participantes. De plus, nous cherchons toujours à innover pour augmenter la participation des adolescentes peu actives. On ne les laissera pas tomber ! »


Autre donnée frappante de cette recherche : après trois ans, la participation au programme fait doubler le pourcentage de participantes atteignant la recommandation de 60 minutes d’activité physique par jour. « Ce résultat est d’autant plus remarquable lorsqu’on sait que la pratique d’activités physiques chute durant l’adolescence », a signalé Geneviève Leduc.

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Sentiment d’appartenance et camaraderie

L’étude indique que la moitié des responsables scolaires Fillactive a observé que les adolescentes avaient une meilleure confiance en elles et en leurs habiletés, ainsi qu’une attitude plus positive envers les cours d’éducation physique et une meilleure participation. La grande majorité des responsables scolaires a également constaté une amélioration des points suivants :

  • Le sentiment d’appartenance à l’école.
  • La camaraderie entre filles.
  • L’attention accordée aux besoins et aux intérêts des filles en matière d’activités physiques et sportives.
  • La relation enseignant·e/élèves.


« Dans l’écosystème québécois des saines habitudes de vie, Fillactive est l’un des seuls, sinon le seul, programme à avoir démontré de façon significative qu’il amenait les adolescentes à être plus actives, a relevé Geneviève Leduc. Si nous avons réussi à le faire pour un des segments les moins actifs de la population, nous pouvons certainement arriver, tous ensemble, à amener toute la population à être plus active », a-t-elle conclu.


Pour télécharger le rapport : Fillactive, ça marche!

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