Réussite éducative

À l’école moi j’bouge: déjà 10 ans à encourager les activités physiques parascolaires

Le 6 mai 2019

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Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) – de Québec et Chaudière-Appalaches (QCA) est fier de célébrer le 10e anniversaire de son programme À l’école moi j’bouge, et fort de ce succès, entend bien poursuivre sur sa lancée.

L’objectif du programme À l’école moi j’bouge est d’offrir aux écoles une vaste gamme d’activités physiques parascolaires. À ce jour, plus de 50 000 enfants ont bénéficié de ce programme qui leur permet de découvrir le plaisir de bouger et de développer un mode de vie physiquement actif.

Catherine Guérin, responsable des programmes d’activités parascolaires du RSEQ-QCA, et qui a mis sur pied ce programme, explique que, à l’origine, il a été pensé pour répondre aux besoins exprimés par le personnel des écoles primaires. Des besoins qui, aujourd’hui encore, demeurent les mêmes.

« Vous savez, précise-t-elle, les écoles primaires n’ont pas de personne attitrée pour gérer les activités parascolaires. Non seulement le poste n’existe pas, mais il n’y a pas non plus de pourcentage de tâches attribué soit au personnel des services de garde, aux enseignants ou à la direction de l’école. Donc, toute activité parascolaire devient un surplus de tâches. »

« Notre travail, poursuit-elle, c’est d’assumer tout le côté fastidieux de l’organisation de ces activités, comme le processus d’inscription des enfants, la gestion de la paie des intervenants, etc. On fait 95 % du travail. Tout ce que nous demandons à l’école, c’est de désigner une personne-ressource qui donne un tout petit peu de son temps pour accueillir les intervenants et pour bien identifier les besoins des enfants afin de choisir les bonnes activités. Notre mission n’est pas de nous substituer aux écoles, mais de bien les accompagner. »

Pas d’enfant laissé derrière

À l’école moi j’bouge est donc conçu pour s’adapter aux réalités de chaque école afin de favoriser l’accessibilité et la participation des jeunes aux diverses activités physiques, toutes proposées dans un cadre ludique. Non seulement les tarifs sont abordables, mais des subventions sont offertes aux familles dans le besoin grâce au soutien financier de ses partenaires.

« Aucun enfant ne peut être privé d’activités en raison des revenus de ses parents, affirme fièrement Catherine Guérin. Tout parent qui le juge nécessaire peut en faire la demande. Et quand la personne-ressource de l’école l’approuve, ce qui est généralement le cas, une entente est conclue en fonction de la capacité de payer des personnes. C’est du cas par cas. Et, en 10 ans, jamais nous n’avons eu à faire face à des abus. »

« Nous avons mis en place un autre volet d’accessibilité, enchaîne-t-elle, qui nous permet d’étendre ce programme de subvention à la grandeur d’une école selon l’indice de défavorisation. Dans ces cas, toutes les activités que l’école souhaite offrir sont à tarifs réduits : de 70 à 75 % inférieurs aux coûts habituels. Chaque année, environ 1 500 enfants profitent de ces subventions. »

Sur des bases solides

À l’heure actuelle, le programme propose aux jeunes 50 thématiques sportives supervisées par quelque 100 intervenants en animation d’activités physiques. Tous des professionnels rémunérés par l’organisme et qui ont à cœur de transmettre aux enfants leur passion pour le sport et les activités physiques. Depuis 10 ans, le programme À l’école moi j’bouge, s’est acquis une réputation si enviable qu’il poursuit sa croissance en se contentant du bouche-à-oreille. Chaque session, environ une soixantaine d’écoles déposent leurs demandes d’activités.

« Le rêve de ma vie, confie-t-elle, serait que notre programme soit offert dans toutes les régions du Québec. D’ailleurs, beaucoup de gens manifestent le souhait qu’il soit exportable. Sauf que les RSEQ ailleurs au Québec n’ont pas autant de personnel que nous. Et ce programme ne peut pas, non plus, s’exporter “clé en main”. Ça demande des ressources et surtout la création d’un poste à temps complet pour le gérer. Mais nous sommes prêts à former et accompagner les gens des autres régions, à mettre à profit notre expertise, pourvu qu’ils acceptent de prendre les risques financiers d’une telle aventure. »

La simplicité au cœur de nos actions

« Quand je travaillais comme enseignante en éducation physique, raconte Catherine Guérin, je trouvais que c’était très compliqué dans les écoles de mettre sur pied une activité. C’est en fonction de cette réalité-là que notre programme est conçu. Pour faciliter au maximum l’organisation d’activités parascolaires. Et pour ça, pas besoin de réinventer la roue, même s’il faut demeurer à l’affût des nouveautés. On peut très bien organiser des activités simples qui vont permettre aux enfants de découvrir et cultiver le plaisir de bouger. Et de conserver l’habitude de ce plaisir pour le restant de leur vie. C’est notre façon à nous de changer le monde ! »



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