Agriculture urbaine

Appel de projets gouvernemental: 700 000$ pour la création de Jardins de solidarité

Le 23 mai 2019

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. André Lamontagne, vient d’annoncer l’octroi d’une aide financière de 700 000 $ pour la création du programme Jardins de solidarité.

L’objectif poursuivi par ce programme est double : cultiver des fruits et légumes dont une partie de la production sera remise à un organisme sans but lucratif ayant pour mission d’offrir une aide alimentaire à des personnes à faible revenu, et, d’autre part, favoriser l’intégration professionnelle et sociale de personnes en situation de pauvreté ou d’exclusion sociale. Une initiative qui, en favorisant l’accès à des aliments sains et de qualité, s’inscrit pleinement dans la Politique bioalimentaire 2018-2025 ‑Alimenter notre monde.

Le ministère, qui prévoit soutenir de 7 à 10 projets, pour des montants maximums de 100 000 $, souhaite ainsi soutenir la promotion d’une agriculture de proximité qui consolide la qualité de vie des communautés locales. Car, en plus d’améliorer l’offre de fruits et légumes frais dans la communauté, les jardins de solidarité offrent l’occasion d’encourager l’intégration socioprofessionnelle de personnes en situation de pauvreté ou d’exclusion sociale. En cela, le programme répond à certains des objectifs du Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale.

Répondre à l’appel de projets

Les entités municipales, les communautés autochtones, les organismes sans but lucratif ou les coopératives qui veulent soumettre leur projet doivent d’abord remplir le formulaire d’intention, d’ici le 20 août 2019, afin d’en décrire les grandes lignes, puis l’acheminer au MAPAQ à cette adresse : jardins.solidarite@mapaq.gouv.qc.ca. Après analyse des candidatures, seuls les demandeurs dont le projet aura été retenu seront invités à déposer un dossier de candidature complet.

Pour être admissibles, les projets doivent bien sûr satisfaire certains critères. Ils doivent notamment couvrir une superficie d’au moins un hectare; remettre l’équivalent d’au moins 75 % de la production maraîchère à une banque alimentaire ou un organisme équivalent; faire participer des personnes en situation de pauvreté ou d’exclusion sociale; obtenir la confirmation écrite de l’engagement d’un organisme œuvrant en sécurité alimentaire; et démontrer la viabilité du projet au-delà de la période de participation au programme.

Source : Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation