Aide financière et subventions

Potagers urbains: 11 sources de financement de projets

Le 7 novembre 2016

Les projets d’agriculture urbaine sont souvent issus d’initiatives citoyennes, de groupes communautaires ou de petites entreprises en économie sociale. Et même d’envergure modeste, l’implantation d’un nouveau potager urbain entraîne inévitablement des coûts. Voici comment financer un potager urbain.

Les différentes dépenses

Le plus souvent, le terrain cultivable est offert par la municipalité ou par un organisme. Mais il peut arriver que des groupes achètent ou louent une parcelle à long terme. Quant aux besoins en équipement, souvent variables, ils nécessitent généralement une clôture, une petite remise et une sortie d’eau pour l’arrosage. La liste peut aussi comprendre des bacs de compostage, des barils de récupération de l’eau de pluie, des instruments aratoires, etc. Parfois, des travaux de terrassement et de drainage sont nécessaires. Et si le lopin n’a jamais été cultivé, il faut prévoir que la ville va exiger des analyses de sol.

La recherche de financement

Dans le cas des tout petits projets, les jardiniers eux-mêmes peuvent se financer par le biais de diverses activités au sein de leur communauté. Mais il existe aussi de nombreuses sources de financement possibles, tant privées que publiques. Les regroupements informels ont d’ailleurs intérêt à s’associer à des organisations reconnues pour entreprendre certaines des démarches nécessaires. Parmi ces possibilités, soulignons :

  • Les autorités municipales, qui ont souvent des budgets à cette fin.
  • Les programmes gouvernementaux, notamment Emploi d’été Canada, qui permet d’engager des étudiants pour réaliser les travaux initiaux.
  • La Stratégie de soutien de l’agriculture urbaine, du MAPAQ, lancé en 2016 et dotée d’une enveloppe budgétaire de près de deux millions de dollars.
  • Les entreprises engagées socialement, dont les Caisses Desjardins.
  • Les fondations privées, qui peuvent fournir de l’argent, du matériel ou même un terrain.

Les fondations privées

Plusieurs fondations privées viennent en aide au jardinage urbain à travers des dons d’argent ou de matériel. Règle générale : les entreprises actives dans le marché des produits de jardinage favorisent les projets de jardins communautaires, tandis que les organismes philanthropiques préfèrent les projets de jardins collectifs. Beaucoup de programmes visent aussi les potagers en milieu scolaire. Parmi les fondations les plus reconnues dans ce secteur, notons :

Le sociofinancement

L’organisme américain SeedMoney, autrefois connu sous le nom de Kitchen Gardeners International (KGI) a distribué près de 440 subventions dans 30 pays entre 2012 et 2015. À la fin de 2015, il s’est réorienté dans le sociofinancement de manière à permettre aux groupes de présenter leur projet (en anglais) pour ensuite recueillir des dons d’individus intéressés partout dans le monde.



Manuels et guides

Au-delà de l’aide financière, il existe des manuels et des guides en ligne expliquant comment lancer et gérer des jardins communautaires. Certains prodiguent en outre de précieux conseils horticoles. Parmi les plus utiles, notons :

Dernière mise à jour : 16 juillet 2017