Santé des jeunes

Campagne de mobilisation contre le vapotage 2.0

Le 30 octobre 2020

Cœur + AVC relance son appel à la mobilisation en invitant les citoyens à faire pression sur leurs élus afin que le gouvernement fédéral prenne les mesures qui s’imposent pour protéger les jeunes des dangers du vapotage.

Le 17 septembre dernier, Cœur + AVC dévoilait une étude mettant en lumière la forte dépendance des jeunes vapoteurs. En effet, les données recueillies auprès de jeunes âgés de 16 à 24 ans dans six provinces canadiennes (Colombie-Britannique, Prairies, Ontario, Nouvelle-Écosse) étaient qualifiées de révélatrices et horrifiantes.

Devant ce sombre portrait, l’organisme lançait une première campagne de mobilisation de trois semaines demandant au gouvernement fédéral de mettre en place des mesures telles que l’interdiction complète des arômes, une taxe d’accise et une limite des teneurs en nicotine pour s’attaquer à la crise du vapotage chez les jeunes.

Car la crise est bel et bien réelle. Le 13 octobre dernier, le Conseil québécois sur le tabac et la santé révélait que le pourcentage de jeunes ayant utilisé la cigarette électronique dans les 30 derniers jours a doublé en 2 ans, passant de 16,3 % à 31,7 %. Une proportion qui dépasse largement les estimations des parents qui, eux, sont seulement 5 % à penser que leurs enfants vapotent.

Le piège de la dépendance

C’est donc près du tiers des jeunes Québécois qui s’adonneraient au vapotage. Or, les données compilées dans l’étude de Cœur + AVC montrent que la majorité (59 %) des jeunes vapoteurs a essayé d’arrêter plusieurs fois, en vain. Qui plus est, neuf jeunes sur dix (92 %) utilisent un liquide à vapoter contenant de la nicotine, une substance qui crée une très forte dépendance, et les deux tiers (66 %) consomment les plus fortes concentrations offertes, entre 50 et 60 mg/ml.

Enfin, parmi les données les plus révélatrices, l’étude nous apprend que 92 % des vapoteurs ont commencé cette habitude en raison des arômes et que plus d’un quart des jeunes disent qu’ils ont commencé à fumer des cigarettes après avoir goûté la cigarette électronique ! C’est pourquoi Cœur + AVC lance cet appel à l’action auprès de la population. L’organisme enjoint les citoyens à signer, d’ici le 30 novembre, cette lettre qui sera automatiquement acheminée au député fédéral qui représente leur circonscription.

Étant donné que l’industrie cible délibérément les jeunes en proposant des arômes alléchants, le gouvernement doit en interdire l’usage afin de les protéger. C’est d’ailleurs une mesure, souligne Cœur + AVC, qui ne prive nullement les fumeurs adultes d’avoir accès à la cigarette électronique dans le cadre d’une démarche de cessation du tabagisme. Susceptible donc d’éviter aux uns d’en prendre l’habitude et d’en aider d’autres à en abandonner une très mauvaise.

Nous avons le devoir de ne pas laisser cette jeune génération devenir celle du vapotage !