Famille sans fumée

Campagne de sensibilisation aux dangers de la fumée secondaire: Par amour, fumez loin de vos enfants

Le 26 août 2019

Capsana lance, cette semaine, l’édition 2019 de sa campagne Famille sans fumée, partout à travers la province. Et pour une 2e année, son slogan est : Par amour, fumez loin de vos enfants, afin bien sûr de ne pas les exposer à la fumée secondaire.

Le but principal de la campagne Famille sans fumée est d’abord d’encourager les parents à fumer loin des enfants et des femmes enceintes. Et, plus généralement, de sensibiliser les Québécois aux dangers d’exposer autrui à la fumée secondaire.

À ce chapitre, Capsana veut briser certains mythes. Fumer sous la hotte, près d’une fenêtre ouverte ou lorsque les enfants sont absents n’offre pas de protection adéquate contre la nocivité de la fumée secondaire. Bien que ces gestes procèdent d’une louable intention1, ils ne sont pas suffisants. Les seules stratégies vraiment efficaces consistent à faire de la maison et de la voiture des zones 100 % sans fumée. Et, à l’extérieur, de fumer le plus loin possible des enfants et des femmes enceintes.

Les fumeurs involontaires

Aucun parent ne souhaite que son enfant devienne un fumeur. Or, fumer près d’un enfant, c’est un peu comme si lui aussi fumait. Capsana rappelle que la fumée secondaire contient plus de 7 000 substances chimiques dont au moins 69 d’entre elles sont connues pour leurs effets cancérogènes. En outre, les enfants exposés à la fumée secondaire sont plus à risque de développer des problèmes de santé tels que l’asthme, la pneumonie, les rhumes et les otites.

Bref, de tous les fumeurs involontaires, les enfants sont les plus vulnérables. En effet, leur métabolisme étant plus élevé, ils respirent plus rapidement que les adultes. Par ailleurs, leurs poumons ne sont pas encore arrivés à maturité, et leur système immunitaire n’a pas, non plus, atteint son plein potentiel. Autrement dit, la fumée secondaire entraîne des dommages collatéraux beaucoup plus importants chez les enfants.

Entre dépendance et instinct de protection

La campagne Famille sans fumée ne vise surtout pas à stigmatiser les parents fumeurs ni à les culpabiliser. Son but ultime est la protection des enfants. Et conscient que le tabagisme est une dépendance dont il est difficile de se défaire, Capsana offre justement des ressources pour aider les parents qui souhaitent cesser de fumer2. C’est d’ailleurs la meilleure manière de protéger les enfants contre la fumée secondaire tout en se faisant cadeau d’une vie sans tabac. Alors, comme le souligne l’organisme, aussi bien faire d’une pierre deux coups !

Donner l’exemple

On remarque que les personnes qui fument vont plus volontiers s’astreindre à ne pas le faire en présence de bébés. Or, à mesure que les enfants grandissent, ce comportement protecteur a tendance à s’émousser. Il est vrai que les enfants plus âgés sont de santé moins fragile que les bébés et que, contrairement à ces derniers, ils ont la possibilité de s’éloigner si la fumée les incommode.

Toutefois, les enfants qui voient fumer des adultes risquent de considérer ce comportement comme normal, ce qui est un exemple non souhaitable. À ce chapitre, des études montrent que les enfants de parents qui fument présentent plus de risques de commencer à fumer que les enfants de parents qui sont des non-fumeurs. Il est donc doublement recommandé de fumer loin des enfants, à la fois pour les protéger de la fumée secondaire, mais aussi pour ne pas être vu ! Et si on arrête de fumer, on devient un modèle positif… en plus de passer plus de temps près de son enfant !

1Selon un sondage Léger (2018), parmi les parents qui fument dans la maison en présence d’enfants, 63 % d’entre eux fument encore sous la hotte ou près d’une fenêtre.
2Selon le même sondage Léger (2018) la campagne Famille sans fumée motive 45 % des parents fumeurs à diminuer leur consommation de cigarettes et 31 % à arrêter.



À propos du cannabis

À l’instar du tabac, la combustion du cannabis produit aussi une fumée contenant de nombreuses substances chimiques, dont plusieurs sont néfastes pour la santé. Et donc, comme pour le tabac, il est important de ne pas fumer dans la maison. Et en ce qui concerne la voiture, c’est interdit.

Vapoteurs, s’abstenir

En ce qui concerne le vapotage, dont les vapeurs secondaires sont considérées nettement moins nocives, rappelons néanmoins que, sur la base du principe de précaution, Santé Canada recommande aux utilisateurs de la cigarette électronique qu’ils évitent d’exposer les non-utilisateurs et les jeunes. Autrement dit, de vapoter loin des enfants.

Le saviez-vous ?

  • Bien que plus de 90 % des parents fumeurs considèrent qu’il est dangereux pour la santé des enfants de fumer en leur présence, c’est 65 %qui ne considèrent pas que l’exposition régulière à la fumée secondaire augmente le risque de développer les cinq problèmes de santé suivants chez les enfants : asthme, pneumonie, mort subite du nourrisson, rhumes, otites. (Sondage Léger 2018)
  • Près de 85 % de la fumée secondaire est invisible, ce qui n’enlève rien à sa toxicité.
  • Les concentrations de fumée secondaire dans une voiture peuvent être jusqu’à 27 fois plus élevées que dans une maison de fumeur.
  • La loi concernant la lutte contre le tabagisme interdit, depuis 2016, de fumer ou de vapoter dans une voiture en présence d’enfants de moins de 16 ans.
  • Même longtemps après avoir écrasé une cigarette, la fumée secondaire demeure dans l’air et finit par se déposer un peu partout (tapis, meubles, murs, sièges de voiture, etc.) pour former de la fumée tertiaire à laquelle les bébés sont particulièrement exposés quand ils commencent à ramper et à tout porter à leur bouche.
  • Exposer une femme enceinte à de la fumée risque de nuire à la croissance de son bébé et de compromettre le développement de son cœur, de ses poumons et de ses systèmes nerveux et digestif.