mobilité durable

Le transport collectif : aussi un mode de déplacement actif

Le 27 septembre 2016

J’ai souvenir de mes premiers trajets en bus comme de véritables épreuves sportives. On était un petit groupe d’enfants de 7 à 12 ans à revenir ensemble du centre-ville, et on aimait se donner pour défi de faire tout le trajet debout, sans se tenir aux poteaux, et sans bouger les pieds.

C’était du sport — pour nous, et aussi pour les adultes qui ont parfois dû nous rattraper au vol dans un virage… C’est sans doute pourquoi j’éprouve une tendresse particulière à l’égard des autobus articulés, même si j’ai appris à mieux me tenir avec le temps !

Je ne le savais pas à l’époque, mais ce n’est pas la peine de jouer à l’équilibriste dans le bus pour en faire un mode de transport actif. En fait, les personnes qui utilisent le transport collectif marchent autant, chaque jour, que celles qui se déplacent à pied. À Montréal, les usagers du transport collectif font en moyenne 2 500 pas par jour, soit le quart de l’activité physique quotidienne recommandée. Juste pour aller prendre le bus ou le train !

Cela signifie que développer les transports collectifs, ça ne permet pas seulement de réduire la congestion routière et d’alléger notre bilan carbone. C’est aussi un important investissement en santé publique.

Offrir le bus, un petit plus

Vos activités de l’été vous ont peut-être donné l’occasion de prendre l’autobus, même si ce n’est pas dans vos habitudes ? En effet, de plus en plus de festivals et autres évènements proposent un laissez-passer spécial, comme à Québec avec le Festibus du Festival d’été. Certains organisateurs offrent même le transport collectif gratuit sur présentation du billet d’accès à l’évènement : c’est le cas à Laval pour le Festival des bières. Un bon truc pour limiter la congestion, améliorer la sécurité et joindre l’utile à l’agréable !

Au quotidien, de nombreuses entreprises favorisent la mobilité durable de leurs employés et visiteurs. Une question de coût, bien sûr (ça permet de limiter l’espace à consacrer au stationnement), mais aussi une façon d’avoir une équipe plus en forme — et plus engagée. Payer une partie (ou la totalité) du laissez-passer de transport collectif est ainsi de plus en plus fréquent. Les Centres de gestion des déplacements fournissent, dans plusieurs régions du Québec des services précieux aux entreprises volontaires. Un prérequis, toutefois : un choix de localisation qui assure l’accessibilité en transport collectif !

Les municipalités québécoises sont aussi de plus en plus nombreuses à miser sur le transport collectif, notamment via leur participation à des évènements de sensibilisation. La campagne J’embarque a ainsi lieu cette année de Gatineau jusqu’au Saguenay, en passant par Montréal, la Mauricie et Québec.

Aide-mémoire pour intégrer le transport collectif, de l’exceptionnel au quotidien

  • Pour les organisateurs d’évènements : prévoir une entente avec la société locale de transport collectif — ou organiser des navettes.
  • Pour les employeurs : utiliser les services d’un Centre de gestion des déplacements. Disponibles (presque) partout au Québec.
  • Pour les municipalités : profiter des campagnes thématiques pour mobiliser les citoyens et les entreprises.

Et vous, comment embarquez-vous ?