En rafale

Rétrospective 2020 : des innovations pour changer l’avenir

Le 18 décembre 2020

Faisant à chaque fois la preuve de l’ingéniosité, la débrouillardise et la résilience des communautés humaines, les innovations se sont multipliées à un rythme stupéfiant tout au long de l’année 2020. Qu’elles soient technologiques ou sociales, elles confirment que nous avons le droit de croire en un monde meilleur, un monde non seulement libéré de la COVID-19, mais également des inégalités sociales et des sévices que nous faisons subir à notre belle planète. Rétrospective sur quelques-unes de ces innovations porteuses d’espoir.

Une bouteille d’eau réutilisable et repliable…

Au Québec, il se consomme chaque année un milliard de bouteilles d’eau en plastique. De ce nombre, on calcule que 300 000 de ces bouteilles à remplissage unique prennent le chemin de la poubelle. Pour des raisons environnementales évidentes, il est fortement recommandé d’utiliser une gourde, surtout que l’on peut facilement la remplir d’eau potable gratuite. On doit toutefois reconnaître qu’une gourde peut être encombrante, ce qui s’avère d’autant plus frustrant quand on a étanché notre soif et qu’elle est vide. À moins qu’elle soit repliable… Aussi invraisemblable soit-il, c’est l’exploit réalisé par une jeune pousse qui s’est inspirée de l’art de l’origami, ou plus précisément du kirigami, pour créer des cylindres qui capables de se replier sur eux-mêmes. Résultat, une gourde réutilisable et pliable qui a la capacité d’une bouteille de vin. Après les ustensiles ultraplats qui tiennent dans un porte-monnaie, voici une autre innovation pour nous affranchir des objets de plastique à usage unique.
Source : FastCompany

La Carte Proximité : Fermière et solidaire, une première à Montréal

Initiative du Carrefour alimentaire Centre-Sud, à Montréal, la Carte proximité : fermière et solidaire a pour but d’améliorer la sécurité alimentaire tout en soutenant l’agriculture québécoise. Ce projet-pilote de coupons alimentaires, sous forme de carte magnétique, permet à des ménages vulnérables d’augmenter leur consommation de fruits et légumes frais grâce à la participation de commerces qui travaillent en circuit d’approvisionnement de proximité. Ce programme qui profite, entre autres, d’une campagne de financement participatif sur la plateforme de La Ruche, dans le cadre du programme Du cœur à l’achat, encouragé par Desjardins, a aussi l’avantage d’injecter de l’argent dans l’économie locale. Le Carrefour alimentaire Centre-Sud souhaite que cette formule innovante essaime dans les autres quartiers de Montréal. Une formule appelée à évoluer en fonction des besoins et qui sera d’ailleurs évaluée par un comité composé de chercheurs de l’UQAM et de l’Université de Montréal, ainsi que des groupes communautaires et des bénéficiaires. C’est donc à suivre…
Source : CISION

Airbnbee : des ruches en location pour aider les populations d’abeilles

Partout à travers le monde, on s’inquiète du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. Or, en milieu urbain, ce phénomène est beaucoup moins accentué. D’abord parce que l’usage des pesticides y est souvent restreint et ensuite parce que les fleurs se retrouvent partout dans une ville. Si bien que, depuis quelques années, dans le cadre de programmes d’agriculture urbaine, certaines municipalités encouragent leurs citadins à pratiquer l’apiculture. Sauf que pour prendre correctement soin d’une colonie d’abeilles, il faut posséder un solide savoir-faire. Il existe déjà des organismes qui installent des ruches clé en main sur des terrains institutionnels ou sur des toits d’édifices, comme chez nous Miel Montréal. Mais aux États-Unis, dans la Caroline du Nord, la petite compagnie Buddha Bee Apiary a poussé le concept un peu loin en louant des ruches à des particuliers dont les jardins répondent à certains critères. Soit la compagnie s’occupe entièrement des soins à donner aux abeilles, soit les personnes qui les hébergent vont graduellement prendre la relève pour devenir eux-mêmes apiculteurs. La petite compagnie voudrait bien que son modèle s’étende à la grandeur du pays et que les Américains aient la piqûre…
Source : FastCompany

Bientôt des vélos électriques Harley-Davidson ?

Il y a bientôt 3 ans, on rapportait que certains observateurs voyaient dans le vélo à assistance électrique un mode de transport appelé à surclasser l’automobile. À titre d’exemple, on faisait valoir à l’époque que la voiture électrique s’était vendue à environ 1,15 million d’exemplaires en 2017, contre 35 millions de vélos électriques. Une technologie disruptive, mais dont l’éclat a commencé à pâlir avec l’arrivée en masse des trottinettes électriques. Or, depuis la pandémie, le vélo électrique a connu un regain de popularité qui risque bien de durer. À tout le moins, il vient de connaître la consécration puisque la légendaire compagnie Harley-Davidson a récemment créé Serial 1 Cycle Company dans le but de se lancer dans la production et la vente de ses propres modèles de vélos à assistance électrique. En fait, Harley-Davidson ne fait ici qu’adapter des technologies déjà utilisées dans la conception de ses motocyclettes électriques, tout en confirmant sa ferme intention de s’imposer comme le leader de l’électrification des véhicules à deux roues. À suivre…
Source : FastCompany

De la vaisselle pour emporter et naturellement compostable 

D’ici un an, au Canada, certains objets faits de plastiques difficiles à recycler seront retirés des commerces. Ce sera entre autres le cas des contenants pour emporter comme les boîtes repas, les assiettes ou les bols. Une équipe de chercheurs de la Northeastern University, à Boston, pourrait bien avoir trouvé la solution de remplacement idéale. Ils utilisent de la bagasse, un résidu fibreux de la canne à sucre, à laquelle ils ajoutent un peu de fibre de bambou pour accroître les propriétés mécaniques. La pâte obtenue est ensuite moulée et séchée pour obtenir les formes de contenants désirés. Un des grands avantages de cette technique est de revaloriser les résidus de bagasse, une matière première qui ne coûte pour ainsi dire rien. D’autre part, le procédé de fabrication génère 97 % moins de CO2 que pour le polystyrène et 67 % moins que pour la production de papier. Et bien sûr, ces couverts sont biodégradables en 60 jours. Mais surtout, leurs coûts de fabrication (2 333 US $ la tonne, contre 2 177 US $ pour le fameux polystyrène) sont tout de même très compétitifs.
Source : FastCompany

Le réseau cyclable de Québec représenté comme un plan de métro

Ceci n’est pas une carte officielle, mais plutôt l’œuvre d’un designer graphique, Vincent Bissonnette, qui a voulu répondre à un défi lancé sur les réseaux sociaux. Sa représentation épurée, minimaliste, est typique des nombreux plans de métro à travers le monde qui, tout comme de celui de Montréal, font l’économie des caractéristiques géographiques. On doit d’ailleurs à un certain Harry Beck le premier de ces plans schématiques. Employé de la société des transports de Londres, il s’était dit que le réseau étant souterrain, inutile donc d’indiquer sur la carte les habituels repères physiques en surface. Malgré le scepticisme de ses employeurs, son initiative personnelle a tout de même été présentée au public qui s’en est rapidement entiché. Nous sommes donc en droit de nous demander si le travail graphique que Vincent Bissonnette a réalisé, lui aussi durant ses temps libres, connaîtra la même fortune que celui de Harry Beck. Quoique, dans une ville aux côtes si abroptes, l’indication des accidents de terrain, pour les cyclistes, n’est sans doute pas superflue…
Source : Le Soleil

Découvrez l’environnement sonore des forêts du monde dans le confort de votre foyer

Depuis le début du confinement, rares sont ceux qui ont eu le privilège de voyager à l’étranger. Alors pour tromper cette soif inassouvie de dépaysement, pourquoi ne pas écouter la mélodie trépidante d’une cascade au Chili, le battement de la pluie tropicale au Ghana ou le chant des singes d’or du Sichuan en Chine ? C’est tout à fait possible grâce à la carte sonore collaborative baptisée « Sounds of forest » (Sons des forêts) lancée par les organisateurs du Timber Festival, un événement britannique qui célèbre la forêt, mais annulé cette année pour cause de pandémie. Cette carte sonore est littéralement une bibliothèque collaborative à laquelle tous peuvent contribuer. Il suffit d’enregistrer environ une minute d’audio, de prendre une photo des lieux et de remplir un formulaire sur le site de Timber pour faire connaître au reste du monde un bout de forêt que l’on aime fréquenter. Ces archives sonores, placées dans une base de données ouverte, peuvent être utilisées par des artistes qui souhaitent créer une œuvre musicale ou visuelle et la soumettre pour l’édition 2021 du festival Timber. Bon voyage.
Source : WeDemain

Québec : le laissez-passer universitaire passe le test…

Dès la rentrée d’automne, on prédisait le succès du LPU (laissez-passer universitaire) qui permet aux étudiants, inscrits à temps complet, d’utiliser les transports collectifs de façon illimitée durant les sessions d’hiver et d’automne. Ce que confirme un premier bilan selon lequel le LPU aurait généré plus de 1,7 million de déplacements en transport collectif. Le Réseau de transport de la capitale a ainsi constaté une hausse de l’achalandage étudiant de 16 % au cours de la session d’automne. De son côté, l’Université Laval a noté une diminution du trafic automobile aux abords du campus, ce qui n’est certainement pas étranger à la chute de 21 % du nombre de vignettes de stationnement vendues à la population étudiante. Cet automne, 24 900 étudiants se sont procuré un LPU, soit 86 % de ceux qui étaient admissibles au programme, et on estime que 3 000 autres devraient s’ajouter cet hiver. Bien sûr, tout ça, c’était avant la pandémie !
Source : Radio-Canada

Une équipe de l’UQAM développe une carte interactive de la forêt urbaine

À l’intérieur d’un quadrilatère, au centre duquel se trouve le Complexe des sciences Pierre-Dansereau, les chercheurs ont dénombré exactement 1 567 arbres. Dans le milieu de la foresterie, on appelle cela une placette-échantillon : c’est une parcelle sur laquelle on suit la croissance individuelle de chaque arbre. Or, l’utilisation de cette méthode appliquée à la canopée urbaine représente une première mondiale. En effet, les villes qui tiennent un inventaire de leur forêt urbaine ne prennent en compte que les arbres sous leur responsabilité. Or, cette carte interactive révèle que seulement 594 d’entre eux appartiennent à la ville. Cela signifie que plus de 60 % de la forêt urbaine se retrouve disséminée sur des terrains résidentiels, institutionnels ou commerciaux. Outre le diamètre et la hauteur des arbres, la télédétection par laser a permis de déterminer la taille des cimes des arbres, ce qui permet d’estimer les services écosystémiques de chacun d’entre eux, notamment en matière de lutte contre les îlots de chaleur.
Source : Actualité UQAM

Après la pédagogie en plein air, au tour du monde du travail ?

Les études le montrent : les classes extérieures représentent un mode d’apprentissage à part entière. Or, ce contact avec le grand air pourrait sans doute aussi bénéficier aux travailleurs. Déjà, sur plusieurs immeubles à bureaux, des toits jardins sont aménagés afin d’agrémenter les pauses des employés. Mais dans le contexte de la pandémie, l’idée commence à s’imposer de créer des espaces extérieurs de travail. Sorte de troisième voie entre l’imposition du masque en milieu de travail et le télétravail, le bureau en plein air aurait l’avantage de rendre possible les rapports sociaux liés au présentiel sans les inconvénients de la promiscuité propre aux lieux fermés. Bien sûr, de nombreux facteurs, notamment d’ordre météorologique, doivent être pris en compte pour rendre l’expérience viable, mais assurément la tendance qui se dessine pourrait bien demeurer, même dans un monde post-pandémie. À preuve, ce projet du 330 North Green Street, à Chicago, qui doit voir le jour en 2021, doté d’un espace plein air sur cinq étages. Bien sûr, un espace qui sera fermé l’hiver à l’aide de panneaux escamotables. Une condition essentielle dans la Ville des vents.
Source : WeDemain

La Ville de Portland met fin au zonage résidentiel de maisons unifamiliales

Cette décision, entérinée par le conseil municipal, a chaudement été applaudie par des acteurs du développement durable. Elle permet désormais la construction de multiplex, jusqu’à un maximum de six unités, sur des lots traditionnellement réservés aux maisons unifamiliales. Des règles précises encadrent la pratique, notamment en ce qui concerne la proportion de la superficie occupée par la construction et aussi sur le pourcentage d’unités pour les familles à faible revenu. Le Residential Infill Project (traduction libre : projet de remplissage résidentiel) est vu comme une manière d’agrandir Portland de l’intérieur dans le but de répondre au boom démographique que connaît cette ville réputée pour son progressisme et sa qualité de vie. Seule une conseillère s’est prononcée contre le nouveau règlement, invoquant le fait que ces nouveaux logements vont surtout apparaître dans les quartiers excentriques mal desservis en transport collectif, ce qui va mettre plus d’automobiles sur la route. On souhaite qu’elle se trompe et que ce soit tout le contraire qui se produise, car, en densifiant les quartiers-dortoirs, on justifie les investissements en transport collectif. À suivre…
Source : NextCity

Nunavut : des serres chauffées aux énergies renouvelables

L’utilisation de conteneurs maritimes pour aménager des serres commence à se répandre dans le Grand Nord. Toutefois, la communauté de Gjoa Haven explore pour la première fois, depuis l’hiver dernier, la possibilité de chauffer les siennes à l’aide de panneaux solaires et d’éoliennes. L’été, alors que certains jours durent 24 heures, ce sont les panneaux solaires qui fournissent la plus grande part d’énergie. Tandis que l’hiver, quand les vents soufflent beaucoup plus fort, ce sont les éoliennes qui prennent le relais. Le projet intéresse tout particulièrement les aînés, qui s’inquiètent du réchauffement climatique puisqu’il risque de les priver de leurs sources d’approvisionnement traditionnelles. Ces aînés voient donc, dans les serres, l’occasion de consolider leur souveraineté alimentaire, notamment en y transplantant leurs précieuses plantes médicinales.
Source : Aurore Boréale

Finlande : la Ville de Lathi récompense ses écocitoyens

L’initiative, qui s’inspire du système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE-UE), offre aux citoyens volontaires des crédits de carbone hebdomadaires. Si, à la fin de la semaine, leurs déplacements ont généré une quantité moindre de CO2 que la limite permise, ils reçoivent alors en compensation des euros virtuels qu’ils peuvent échanger contre des entrées à la piscine, par exemple, des titres de transport collectif, ou même des denrées alimentaires. Baptisée CitiCap, l’initiative, financée par l’Union européenne, demande toutefois aux écocitoyens participants d’installer une application de traçage sur leur téléphone. Cela permet de déterminer s’ils circulent en voiture, en transports en commun, à pied ou à vélo et donc de mesurer leur empreinte carbone. Bien sûr, ce genre d’application est susceptible de soulever des enjeux quant à la vie privée. Il sera donc intéressant de connaître le taux d’adhésion des écocitoyens finlandais. À suivre…
Source : Le Figaro