En rafale

Survol de l’actualité : 11 février 2019

Le 11 février 2019

Au menu cette semaine, seuls les centenaires pourront fumer à Hawaï, Santé Canada va encore restreindre la promotion du vapotage, et le panier d’épicerie des Québécois déborde d’aliments ultra-transformés.

Santé et société

 «Impossible que le cannabis fasse ça. Mais il y a de vrais risques»

Le gouvernement du Québec vient de lancer une campagne d’information et de sensibilisation sur les risques liés au cannabis, bien que, par leur facture, certains doutent de l’efficacité de ces nouvelles capsules vidéo. L’initiative cible directement les adolescents, de 15 à 17 ans, ainsi que les jeunes adultes, de 18 à 34 ans. La campagne met l’emphase sur les risques de développer une dépendance, de nuire au développement du cerveau, de compromettre la santé mentale, sans oublier les dangers accrus que suscite la consommation du cannabis mélangé à d’autres substances. Bien que la consommation du cannabis soit désormais légale, le gouvernement tient à rappeler qu’elle est loin d’être banale et il encourage la population à bien se renseigner sur l’ensemble des risques liés à sa consommation.
Source : CISION

Santé Canada restreint la publicité des produits du vapotage pour mieux protéger les jeunes

À peine huit mois après l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions qui réglementent les produits de vapotage, Santé Canada s’apprête à resserrer la vis pour contrer l’utilisation toujours croissance des cigarettes électroniques par les adolescents. Bien que la vente de ces produits soit interdite aux moins de 18 ans et que leur promotion auprès de cette clientèle soit bannie, Santé Canada, dans son avis d’intention, souhaite mieux protéger les jeunes et les non-fumeurs en proposant de nouvelles mesures réglementaires encore plus restrictives. Les Canadiens sont d’ailleurs invités à transmettre leurs commentaires dans le cadre d’une vaste consultation qui prendra fin le 22 mars prochain. Santé Canada rappelle que le vapotage peut entraîner une dépendance à la nicotine et, entre autres, augmenter l’exposition à des substances chimiques ainsi qu’à des métaux dangereux susceptibles d’avoir un effet néfaste sur le développement du cerveau.
Source : Le Devoir

Hawaï : bientôt un âge légal de 100 ans pour avoir le droit de fumer la cigarette

Ce n’est ni une erreur ni un canular. Le démocrate Richard Creagan, membre de la Chambre des représentants, vient de déposer un projet de loi inusité afin de relever progressivement le seuil de l’âge à partir duquel il est légal de fumer. Ainsi, en vertu de cette proposition, à compter de 2020, l’âge légal serait de 30 ans. Puis, en 2021, de 40 ans; en 2022, de 50 ans; en 2023, de 60 ans et, en 2024, ce seuil passerait à l’âge vénérable de 100 ans ! Le représentant démocrate, médecin de formation, et lui-même ex-fumeur, justifie cette mesure draconienne par le raisonnement suivant : « En tant que législateurs, nous avons le devoir de prendre des mesures qui sauvent la vie des gens. Si nous ne bannissons pas la cigarette, alors nous tuons des gens. »
Source : The Hill

Alimentation

Les aliments ultra-transformés occupent le tiers du panier d’épicerie des Québécois

Un nouveau rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) analyse les volumes d’achats en supermarchés et magasins à grande surface entre 2012 et 2016 selon le niveau de transformation des aliments. À ce chapitre, l’INSPQ rappelle que les aliments ultra-transformés sont typiquement riches en sucres, sodium ou gras saturés et que leur surconsommation est associée à une alimentation de moindre qualité nutritionnelle qui contribue au développement de maladies chroniques. Or, malgré une légère baisse de consommation, l’étude révèle que parmi les dix catégories d’aliments les plus achetées, la moitié d’entre eux sont des aliments ultra-transformés. Dans l’ordre, on compte les boissons sucrées, les jus de fruits purs, les pains, les mets prêts-à-manger et les yogourts aromatisés. En conséquence, l’INSPQ presse le gouvernement de mettre en place des mesures et des politiques publiques qui visent à l’amélioration la qualité de l’offre alimentaire au Québec.
Source : Institut national de santé publique du Québec

Pour lutter contre la faim, Starbucks va donner sa nourriture invendue

La chaîne de cafés Starbucks Canada vient d’annoncer le lancement d’un programme de dons alimentaires à la grandeur du pays. L’entreprise s’engage à récupérer les repas invendus prêts à la consommation de ses quelque 1 100 établissements pour les redistribuer aux citoyens dans le besoin. En plus de lutter contre la faim, la chaîne de cafés souhaite contribuer à la diminution du gaspillage alimentaire. Elle fait d’ailleurs circuler le tout récent rapport The Avoidable Crisis Of Food Waste qui, entre autres, attribue aux hôtels, aux restaurants et aux institutions 13 % du gaspillage évitable, soit 1,44 million de tonnes, pour une valeur annuelle de 7,14 milliards de dollars. Afin de mettre en place un système d’assurance de qualité, Starbuck s’est associé à l’organisme de récupération d’aliments Second Harvest. Le programme sera déployé, dès le 22 février, dans les quelque 250 établissements du Grand Toronto pour ensuite s’étendre à travers le reste du pays d’ici 2021.
Source : Narcity

Quelles céréales sont dignes de trouver place dans votre garde-manger?

Le magazine Protégez-vous, dans son édition de février, a analysé 371 marques de céréales à déjeuner se retrouvant sur les tablettes des supermarchés et des magasins d’aliments naturels. Parmi elles, 28 reçoivent la mention « meilleur choix », tandis que 72 se taillent une place comme « bons choix ». Les autres, soit plus des deux tiers, ne sont tout simplement pas recommandées. Ce classement, qui a été établi en fonction des contenus en fibres, en sucres et en édulcorants, permet de constater que la majorité des céréales sont encore trop sucrées pour représenter un choix sain. Et, triste fait à noter, aucune des céréales à déjeuner qui sont destinées aux enfants n’a décroché la note de passage…
Source : Le Soleil

Aménagement

Saguenay veut se doter d’un plan d’agriculture urbaine

Grâce à une aide financière du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, la Ville de Saguenay s’apprête à réaliser son premier plan d’agriculture urbaine. Pour ce faire, et jusqu’au 28 février, la municipalité invite les citoyennes et citoyens de Saguenay à participer à la toute première consultation publique effectuée en ligne afin de mieux connaître les besoins et les attentes de la population. Avec ce projet, Saguenay souhaite mobiliser tous les acteurs du système alimentaire (citoyens, organismes communautaires et acteurs de l’alimentation). Au terme de l’exercice, la Ville harmonisera les réglementations municipales de manière à favoriser l’essor de l’agriculture urbaine, qu’il s’agisse de potager, de platebandes comestibles, de jardins communautaires et collectifs, d’élevage de poules, d’apiculture ou de toute autre idée ayant germé dans la tête de ses citoyens.
Source : Le Quotidien

Une piste cyclable de Toronto fait la preuve de son efficacité et de sa rentabilité

L’aménagement d’une piste cyclable séparée au centre-ville de Toronto avait fait grand bruit en 2014, car elle avait entraîné la fermeture d’une voie pour les automobiles. Plusieurs jugeaient la mesure excessive puisqu’elle ne bénéficiait qu’à une moyenne de 730 cyclistes par jour. Mais, depuis, ce nombre a été décuplé pour passer à plus de 7 500 déplacements par jour ! Comme se plait à le répéter Brent Toderian, un urbaniste de Vancouver, on ne justifie pas la construction d’un pont en comptant le nombre de personnes qui traversent la rivière à la nage ! Bref, non seulement l’aménagement de la piste cyclable sur les tronçons Richmond et Adelaide n’a pas causé plus de congestion automobile, mais elle a diminué de 18 % les collisions entre les voitures et de 73 % celles avec les cyclistes.
Source : The Star

Activité physique

L’Université Laval lance un projet pilote de vélos-pupitres

Au 4e étage de la Bibliothèque au pavillon Jean-Charles-Bonenfant, près du centre GéoStat, une nouvelle zone de travail actif a été aménagée. On y a installé deux vélos-pupitres qui permettent de lire ou d’étudier tout en pédalant silencieusement. En outre, on y trouve deux tables à hauteur ajustable qui permettent de travailler debout. Ce projet pilote, mis sur pied en collaboration avec Mon Équilibre UL – le Programme de saines habitudes de vie de l’Université Laval – a été rendu possible grâce à la contribution financière de la Fondation de l’Université Laval. Ce type de mobilier, qui favorise une bonne posture et facilite les changements de position, contribue à la santé globale des usagers et est réputé améliorer la concentration et l’efficacité au travail.
Source : Le Fil