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Survol de l’actualité: 13 mai 2019

Le 13 mai 2019

Au menu cette semaine : à Londres, des camions certifiés Vision Zéro; à Montréal, l’écofiscalité au secours du budget; à Saint-Bruno-de-Montarville, une politique d’approvisionnement responsable.

Mobilité durable

160000 titres gratuits de transport collectif, par année, pour des jeunes Montréalais en situation de défavorisation

L’entente conclue entre la Ville de Montréal et la Société de transports de Montréal (STM), d’une durée de 5 ans, devrait permettre entre 665 000 et 1,1 million de déplacements annuels. Les titres de transport seront remis à des groupes, ou de façon individuelle, par l’entremise des camps de jours, des écoles et des organismes sélectionnés, afin que les jeunes en situation de défavorisation puissent participer à des activités sportives, culturelles, éducatives ou de loisirs. Cette mesure, qui vise à faciliter les sorties et activités ayant un impact bénéfique sur le développement du plein potentiel de ces jeunes, s’inscrit parfaitement dans le cadre de la Politique de l’enfant de la Ville de Montréal, « Naître, grandir, s’épanouir à Montréal : de l’enfance à l’adolescence ». Un plan d’action a d’ailleurs été mis en place pour guider la réalisation de projets favorisant le plein épanouissement de la jeune population montréalaise, dans toutes les sphères de sa vie.
Source : Ville de Montréal

Le parc automobile de Montréal s’est légèrement contracté

Alors que le nombre de véhicules, au Québec, a augmenté de 0,9 %, entre 2017 et 2018, passant de 6,55 millions à 6,61 millions, à Montréal, on enregistrait une diminution de 0,1 %. Les 798 566 véhicules immatriculés en 2017, n’étaient plus que 797 806 en 2018, soit 760 de moins. Une baisse qui est certainement moins significative que la non-croissance habituelle de ce parc automobile puisque, en moyenne, on observait une hausse d’environ 10 000 voitures par année depuis 2011. Parmi les raisons avancées pour expliquer le phénomène, la popularité grandissante de la bicyclette comme mode de transport actif. Par ailleurs, la Société de transport de Montréal enregistrait, en 2018, un achalandage record avec plus de 450 millions de déplacements : une hausse de près de 5 % comparé à 2017. Il est encore trop tôt pour conclure qu’il s’agit d’une tendance lourde, mais il se pourrait bien que les Montréalais soient en train d’opter pour la mobilité durable.
Source : Le Devoir

© Mercedes Econic

Londres : quand la Vision Zéro passe par la « Vision Directe » des camionneurs

Tout comme à Montréal, les camions londoniens sont surreprésentés dans les statistiques de collisions avec les piétons et les cyclistes. En cause, la conception déficiente de ces véhicules qui n’offrent pas à leur conducteur une bonne vision périphérique. Désormais, pour circuler dans les rues de Londres, les nouveaux camions devront répondre à des critères de fabrication qui en feront des HGV (Heavy Good Vehicules). Autrement, des Bons Gros Véhicules ! Ils auront pour caractéristiques de permettre aux conducteurs d’avoir une « Direct Vision » de ce qui se passe chaque côté de leur véhicule grâce à des cloisons vitrées. Les camions de la génération précédente, eux, devront être équipés de dispositifs électroniques pour compenser leurs défauts de conception. Tous ces véhicules lourds seront classés selon une échelle de 0 à 5 étoiles. D’ici 2020, pour circuler dans la capitale britannique, un camion devra compter au moins une étoile, et en 2024, 3 étoiles.
Source : TreeHugger

Nul besoin d’une voiture pour visiter Minneapolis  !

Il est bien question ici de la ville du Minnesota, aux États-Unis, et le titre n’est pas tiré d’un communiqué de son bureau de tourisme. Mais, de toutes les villes d’importance au pays, Minneapolis est celle dont la population est la moins dépendante de la voiture automobile privée. Près de 24 % des navetteurs utilisent les transports collectifs et actifs. Une proportion inédite au royaume de l’automobile ! Grâce à un système de trains légers efficace et d’un réseau d’autobus étendu, les trois quarts de la population vivent à moins de 500 mètres d’un lieu d’embarquement. En outre, tous les véhicules du réseau de transport en commun sont entièrement accessibles aux fauteuils roulants et tous les trottoirs de la ville s’abaissent aux intersections pour rejoindre le niveau de la chaussée. De leur côté, les cyclistes ont droit à plus de 300 kilomètres de pistes cyclables. Si plus de la moitié d’entre elles sont aménagées sur la voie publique, mais sans séparation physique, les autres sont en site propre et sillonnent les nombreux parcs de la ville. Et bien entendu, les amateurs de transports actifs qui voudraient visiter cette ville vibrante et branchée peuvent compter sur une flotte de vélos libre-service.
Source :Institute for Transportation & Development Policy

Persévérance scolaire

Vers un programme national d’alimentation en milieu scolaire ?

Le Canada est actuellement le seul pays du G7 qui ne possède pas de programme national d’alimentation scolaire. Une situation déplorable quand on sait qu’un million et demi d’enfants vivent dans des foyers qui rapportent vivre de l’insécurité alimentaire. Ce qui explique, en bonne partie, que le Canada se classe actuellement au 37e rang sur 41 pays riches en matière de sécurité alimentaire et de nutrition. Pour s’attaquer à ce problème, le député de Vancouver – Kingsway, Don Davies, vient de déposer le projet de Loi visant l’élaboration d’un programme d’alimentation en milieu scolaire pour les enfants. Une initiative, applaudie par UNICEF Canada, et qui s’inscrit parfaitement dans la foulée de l’engagement pris par le gouvernement fédéral d’élaborer « une politique alimentaire pour le Canada ». Le projet de Loi étant présentement en première lecture, c’est donc une affaire à suivre.
Source : CISION

Agroalimentaire

États-Unis : le combat pour la taxe sur les boissons sucrées ne fait que commencer

En 1992, l’Arkansas devenait, après le Tennessee, la Virginie et la Virginie occidentale, le quatrième État, et surtout le dernier, à imposer une taxe sur les boissons sucrées. Par la suite, seules quelques Villes ont réussi cet exploit : Boulder, au Colorado; Philadelphie et quatre villes de Californie : Albany, Berkeley, Oakland et San Francisco. Dans ce dernier cas, elles risquent de demeurer les seules puisque, sous la pression des lobbies de l’American Beverage Association et des gros joueurs de l’industrie, l’État de la Californie adoptait, en juin 2018, une loi interdisant à toute autre administration municipale d’imposer une telle taxe d’ici 2030. Et ce puissant Lobby du sucre, qui utilise les mêmes tactiques que l’industrie du tabac, continue de maintenir la pression sur les élus et d’intenter des poursuites en justice, afin de vendre ses produits. Mais, comme l’explique le représentant de la Californie, Richard Bloom, il a fallu des décades pour mettre au pas l’industrie du tabac. Un jour, ce sera le tour de l’industrie sucre, même si ce n’est pas pour demain.
Source : Governing

Politique et économie

Saint-Bruno-de-Montarville se dote d’une politique d’approvisionnement responsable

Désormais, cette municipalité en banlieue de Montréal va accorder un avantage concurrentiel de 5 %, pour un maximum de 2 000 $, à une firme locale ou issue de l’économie sociale pour des contrats n’excédant pas 50 000 $ toutes taxes incluses. Basée sur des valeurs d’équité, cette politique vise la promotion de l’achat local et socialement responsable dans une perspective de développement durable. Un contrat pourra donc être adjugé à une entreprise d’économie sociale, ou locale même si son prix est supérieur à celui d’un autre soumissionnaire, pourvu que la quantité, la qualité et les délais de livraison soient comparables. Avec cette politique innovante qui vise le mieux-être de sa collectivité, Saint-Bruno se distingue à nouveau, après être devenue l’une de premières villes nourricières du Québec.
Source : Union des municipalités du Québec

L’écofiscalité : une solution pour renflouer les coffres de la métropole ?

En préparation de son premier budget participatif 2020, la Ville de Montréal mène actuellement des consultations. Et parmi les mémoires présentés jusqu’à présent, plusieurs pointent en direction de mesures de taxation verte pour affranchir la Ville de sa dépendance de la taxe foncière. D’autant plus que les dépenses ne cessent de croître, et à un taux supérieur à celui de l’inflation. La solution préconisée par les différents organismes, qui participent à ces consultations prébudgétaires, serait d’introduire le principe d’utilisateur-payeur, voire d’utilisateur-pollueur. Un principe à la base du développement durable, et qui pourrait par exemple s’appliquer sur l’eau, les déchets et les routes. Il y a toutefois loin de la coupe aux lèvres, surtout en ce qui concerne l’eau potable dont plusieurs considèrent la gratuité comme un droit humain fondamental. Une histoire à suivre…
Source : Journal Métro

Des services de garde pour favoriser la participation citoyenne lors des conseils municipaux

Cette idée a germé dans la tête du maire de la Ville d’Ithaca, dans l’État de New York, Svante Myrick. Âgé de 32 ans, et bien qu’il ne soit pas, encore…, père, Svante Myrick a constaté que trop peu de parents de jeunes enfants participent aux assemblées municipales. Donc, pour favoriser leur engagement dans la vie publique, et pour qu’ils aient une voix dans la communauté, le maire d’Ithaca a instauré un service de garde lors de chaque séance du conseil municipal et des réunions des Commissions. Et l’idée semble faire des petits puisque la Ville de Pittsburgh vient de lancer, en janvier dernier, un projet pilote dont les parents profitent déjà. La Ville de Montpellier, au Vermont, s’intéresse, elle aussi, à ce genre d’initiative. Déjà, l’expérience montre des changements dans la composition des auditoires lors des assemblées publiques : les moins de 40 ans sont plus nombreux qu’auparavant et surtout, on compte beaucoup plus de femmes. Voilà une manière de faire qui pourrait très bien s’importer chez nous !
Source : NextCity