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Survol de l’actualité: 15 avril 2019

Le 15 avril 2019

Au menu cette semaine, les Montréalais pour la tarification sociale, le « Idaho Stop » de retour dans la circulation et des astuces pour mieux gérer les eaux pluviales

Mobilité durable

Lancement d’un projet-pilote de remorques pour vélo

Se rendre au travail à vélo, c’est une chose. Mais pour faire l’épicerie de la semaine, c’est une tout autre chose ! À moins de posséder une remorque ou encore un vélo cargo. Solon, un collectif de citoyens engagés dans la transition sociale et écologique, a donc mis sur pied un projet pilote de partage de moyens de transports alternatifs. Dès ce printemps, 10 remorques à vélos et 2 vélos cargos, aux couleurs de LocoMotion, seront mis gratuitement à la disposition des membres inscrits. Pour le moment, ils seront déployés dans 3 zones d’essais situées dans l’arrondissement Rosemont–Petite-Patrie. Des zones sélectionnées en raison de la grande densité de gens motivés à partager leurs moyens de transport. D’ailleurs, LocoMotion va aussi offrir des vélos ordinaires, et même électriques, qui sont prêtés par les membres aux profits des autres.
Source : Le Journal de Montréal

Les Montréalais en faveur de la tarification sociale des transports collectifs

Une vaste enquête menée auprès de 3 565 résidants de la région de Montréal montre que 63 % d’entre eux se disent « très favorables » à cette mesure qui offrirait un accès à prix réduit au métro, aux autobus ou aux trains de banlieue au profit des personnes à faibles revenus, en situation d’invalidité ou en recherche d’emploi. Selon l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), seuls 11 % des répondants se sont dits « peu favorables » à l’implantation d’une telle mesure. Bref, si l’acceptabilité sociale semble au rendez-vous, on doit rappeler que la Ville de Gatineau, un an après avoir adopté la tarification sociale, dresse un bilan très positif de l’expérience. Cela dit, l’ARTM joue de prudence, avant de s’engager plus fermement, car se pose la question du financement d’une telle mesure. Une histoire à suivre…
Source : La Presse

Toronto : le projet pilote de King Street en passe de devenir permanent

À l’automne 2017, la Ville Reine mettait en place des mesures pour atténuer le trafic automobile et octroyer la priorité aux tramways de la ligne 504 King. En effet, avec ses 65 000 passagers au quotidien, la ligne de tramway 504 King est la championne de l’achalandage au Canada. Mais forcée de cohabiter avec quelque 20 000 automobilistes, elle était aussi la plus lente. La Ville vient de publier un rapport exhaustif qui détaille chacun des aspects de ce projet pilote. Il conclut que les mesures mises en place ont bel et bien permis d’améliorer l’efficacité du transport collectif tout en n’occasionnant que des nuisances négligeables pour le trafic automobile et les commerces du voisinage. En conséquence, les auteurs du rapport recommandent que ce projet pilote devienne permanent. Et, déjà, ils peuvent compter sur le soutien du maire John Tory.
Source : The Star

Après les vélos libre-service sans borne d’ancrage, au tour des trottinettes électriques

Il y a à peine deux ans, un tsunami de vélos flottants déferlait sur plusieurs villes américaines. Rapidement, certains commentateurs ont émis des doutes sur la viabilité de ce modèle d’affaires, importé de Chine, et où il avait justement implosé après seulement quelques années. Il semble que les événements soient en train de confirmer leurs prédictions, mais cette fois pour d’autres raisons, notamment la vogue de popularité que connaissent les trottinettes électriques. En effet, ce sont les opérateurs de flottes de vélos libre-service qui les délaissent, surtout dans les plus petits marchés des villes de taille moyenne, préférant désormais se tourner du côté de la nouvelle vedette de la micromobilité. Est-ce à dire que cette nouvelle tendance sonne le glas pour les vélos flottants ? Probablement pas, car ils répondent à un segment de la demande en matière de micromobilité. D’ailleurs, de plus en plus, les regards se portent vers les vélos à assistance électrique. Cela dit, bien malin est celui qui pourra prédire qu’elle sera la tendance d’ici deux ans.
Source : SmartCitiesDive

La tarification de la congestion marquerait le début d’une nouvelle ère

En mars dernier, la Ville de New York a annoncé qu’elle allait, d’ici 2020, instaurer une zone de péage sur l’île de Manhattan, dans le Central Business District. L’objectif poursuivi est double : diminuer la congestion et financer le transport collectif. Mine de rien, cette mesure annonce, selon certains observateurs, un changement majeur de paradigme, surtout dans un pays considéré comme étant le royaume de l’automobile. Et, justement, d’autres villes américaines commencent à sérieusement envisager l’adoption de mesures similaires, que l’on songe à San FranciscoLos AngelesSeattle et plus récemment Philadelphie. La tarification de la congestion, si elle devait s’étendre à l’échelle du pays, mettrait ainsi un terme à l’illusion selon laquelle l’utilisation gratuite de la chaussée est un droit acquis. Or, bien que cette formule soit déjà en vigueur dans certaines villes européennes, avec notamment l’exemple bien connu de Londres, l’idée commence à faire son chemin ailleurs dans le monde, comme à Bombay en Inde.
Source : The New York Times

L’Oregon pourrait devenir le prochain État à légaliser le « Idaho Stop »

Depuis 1982, les cyclistes en Idaho ont le droit de considérer un feu rouge comme un stop, et un stop comme un cédez-le-passage. Cela signifie, entre autres, qu’ils ne sont plus tenus de mettre un pied à terre à la hauteur d’un stop. Une mesure qui se justifie en raison de l’excellente vision périphérique des cyclistes, comparée à celle très limitée des automobilistes enfermés dans leur habitacle. Tout récemment, c’était au tour de l’Arkansas d’adopter ce changement au code de la sécurité routière. Et voilà que l’Oregon envisage d’emboîter le pas, de même que l’Utah. Chez nous, l’administration Plante souhaiterait aussi que les cyclistes puissent : considérer un stop comme un cédez-le-passage (Idaho Stop) ; se prévaloir des feux piétons pour franchir une intersection ; être autorisés à tourner à droite sur un feu rouge. Cela permettrait de faciliter les déplacements à vélos tout en garantissant une meilleure sécurité pour les cyclistes. En effet, comme le mentionne cet article du Globe And Mail, une étude a déjà montré que le « Idaho Stop », après son entrée en vigueur, avait permis de réduire de 14,5 % le nombre d’accidents avec blessures impliquant des cyclistes.
Source : Planetizen

Aménagement et urbanisme

Améliorer la gestion des eaux pluviales pour s’adapter aux changements climatiques

Nos infrastructures urbaines ont été conçues à une époque où les événements météorologiques extrêmes demeuraient l’exception. Or, en raison des changements climatiques, la fréquence des orages éclair risque d’augmenter considérablement et de multiplier les épisodes de surverses. Or, il est possible de soulager les systèmes d’égouts, en cas de fortes pluies, grâce à des aménagements peu coûteux. La Ville de Candiac s’est ainsi lancée dans la création de jardins de pluie. Ce sont des dépressions du sol végétalisées qui, en recueillant les eaux pluviales, permettent de mieux contrôler le débit d’entrée d’eau dans les conduites d’égout. L’arrondissement du Sud-Ouest vient d’annoncer un projet pilote qui repose sur un principe similaire en modifiant astucieusement la configuration de ses saillies de trottoirs. Les villes et les municipalités qui souhaitent prendre les devants peuvent trouver d’autres initiatives du genre sur le site PhareClimat.
Source : Union des municipalités de Québec

Comment utiliser et concevoir des espaces verts en milieu urbain

De nombreuses études ont permis de décrire les effets bénéfiques des espaces verts sur la santé physique, la santé mentale, le bien-être des individus et de la communauté, ainsi que sur la qualité de vie. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vient de publier la première fiche d’une nouvelle collection : OPUS : fiches synthèses sur l’environnement bâti. Intitulée Des actions pour une utilisation et une conception optimales des espaces verts, cette fiche recense les nombreux avantages qu’une communauté peut retirer des espaces verdis, comme les parcs, mais aussi des arbres plantés en bordure de terrains et dans les emprises municipales. De plus, le document offre des pistes intéressantes sur la manière de verdir les villes et d’accroître la popularité des espaces verts.
Source : Institut national de santé publique du Québec

Santé et société

Environnements favorables à la santé et compétences des municipalités : place à l’imagination !

Les municipalités jouissent d’une grande latitude pour la création d’environnements favorables à la saine alimentation et au mode de vie physiquement actif. Voilà ce que révèle une nouvelle fiche technique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).Selon ses auteurs, les dispositions de la Loi sur les compétences municipales (LCM), auxquelles les villes sont assujetties, accorde aux élus toute la souplesse nécessaire pour que, en ces matières, ils puissent exercer leur créativité. Entre autres, les municipalités ont tout loisir de rivaliser d’astuces, dans la mesure où l’élaboration d’un règlement peut reposer sur plus d’une compétence et plus d’un pouvoir à la fois. Ce qui multiplie les combinaisons possibles ! De plus, elles peuvent se servir de certaines lois provinciales pour agir, comme la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, la Loi sur le développement durable et le Code de la sécurité routière. Bref, elles ont le pouvoir d’intervenir, et le devoir de le faire.
Pour en savoir plus, lire notre article