En rafale

Survol de l’actualité : 15 septembre 2020

Le 15 septembre 2020

Au menu cette semaine, à Québec des rues piétonnes post-pandémie, cap sur la mobilité durable à Drummondville et 29 cégeps verts au Québec…

Aménagement

Ruelles vertes : appels de projets pour les Limoulois

Le quartier Limoilou est très minéralisé et son indice de canopée, entre 13 et 18 %, est parmi les plus faibles dans la Capitale-Nationale. Par contre, on y trouve de nombreuses ruelles. C’est pourquoi la Ville de Québec lance un appel de projets pour soutenir les initiatives de plantation de végétaux durables et diversifiés afin de créer des îlots de fraîcheur. Le soutien financier de la Ville peut atteindre 10 000 $ par projet et couvrir jusqu’à 80 % du coût total des dépenses admissibles. Pour cela, les aménagements prévus doivent augmenter l’indice de canopée des ruelles, ajouter des jardins de biodiversité et favoriser le bon voisinage. Portés par des résidents ou des organismes à but non lucratif, les projets devront obtenir l’appui d’au moins 50 % + 1 des riverains de la ruelle concernée, qu’ils soient propriétaires ou locataires.
Source : Ville de Québec

Laval : les dos d’âne vont se multiplier sur la chaussée

Dans le cadre de son programme des mesures d’apaisement de la circulation (MAC), la Ville de Laval va ajouter 700 dos d’âne aux quelque 400 déjà existants. Ceux-ci seront principalement installés autour des parcs et des écoles primaires afin d’améliorer la convivialité des rues. Jugée particulièrement efficace pour réduire la vitesse de circulation, cette mesure favorise du même coup la mobilité active en renforçant le sentiment de sécurité des piétons et des cyclistes. D’autant plus que, dans le contexte actuel, le nombre de jeunes lavallois adoptant le transport actif est plus élevé que jamais. Et l’administration tient à poursuivre ses efforts, au cours des prochaines années, dans le but de créer des zones scolaires, et même des trajets scolaires, ainsi que des environnements des plus conviviaux qui facilitent les déplacements sécuritaires sur les rues et favorisent le transport actif.
Source : Ville de Laval

Québec : des rues piétonnes et partagées même après la pandémie

Les mesures de distanciation physique ont forcé de nombreuses villes et municipalités à retrancher une partie de l’espace public dédié traditionnellement aux voitures pour le réallouer aux piétons et aux cyclistes. Motivées par l’urgence, ces initiatives ont connu des succès divers. Et si certains cultivaient l’espoir qu’elles deviennent permanentes, beaucoup d’autres prédisaient leur disparition dès le retour à la normale. Or, à Québec, il semble bien que, COVID-19 ou pas, les citoyens se sont entichés de l’ambiance foraine des rues piétonnes. Certaines d’entre elles devraient donc survivre à l’arrivée d’un vaccin. Un scénario d’autant plus plausible que ces dernières recueillent la faveur des commerçants qui ont justement pignon sur rue. En fait, dès le départ, la Ville a laissé aux sociétés de développement commercial (SDC) le soin de choisir les artères commerciales dont elles souhaitaient la piétonnisation. Quant à la vingtaine de rues partagées, choisies parmi les quelque 300 suggestions de citoyens, elles aussi devraient perdurer au-delà de la pandémie. Comme quoi, à quelque chose malheur est bon.
Source : La Presse

Alimentation

Pour un programme de saine alimentation scolaire pancanadien

On ne le rappellera jamais trop souvent, mais nous vivons dans le seul pays du G7 qui n’ait pas mis en place un programme d’alimentation scolaire universel. C’est pourquoi la Coalition pour une saine alimentation scolaire, un groupe de plus de 130 organisations en santé, éducation, autochtones et environnementales de chaque province et territoire, presse le gouvernement fédéral de profiter du prochain discours du Trône pour réitérer son engagement de mettre en place un Programme national d’alimentation scolaire, tel que prévu dans le budget 2019. La Coalition rappelle à ce sujet que : « Des enfants bien nourris apprennent et se comportent mieux. Boire de l’eau et manger une variété de légumes, de fruits, de céréales complètes et d’aliments protéinés riches en nutriments favorisent un système immunitaire sain. Pour couronner le tout, des preuves de plus en plus nombreuses montrent les liens entre une alimentation saine et une santé mentale positive, et le fait de manger ensemble nous aide à nous sentir plus proches (même lorsque nous sommes à deux mètres l’un de l’autre). »
Source : La Coalition pour une saine alimentation scolaire

Yukon : les fermes des Premières Nations en pleine croissance

Si les jardins communautaires ne sont pas nouveaux dans ce territoire, l’idée de produire localement de la nourriture n’a véritablement pris son essor qu’à partir de 2015. Après les fameuses inondations de 2012 qui avaient empêché le réapprovisionnement des magasins. Et avec la COVID-19, l’autonomie alimentaire gagne en pertinence, d’autant plus que cette volonté d’autosuffisance profite aussi à la communauté par la création d’emplois. Les fermes des Premières Nations ont ainsi pour objectif de former les nouvelles générations au travail de la terre, d’encourager une agriculture en équilibre avec la nature et de renouer avec des traditions ancestrales. Par exemple, la ferme de Carcross/Tagish a fait pousser, cette année, des pommes de terre Tlingit, une variété qui a été fertilisée par les Premières Nations Tlingit il y a plus de 200 ans !
Source : L’aurore boréale

Mobilité durable

À Paris, transport gratuit pour les moins de 18 ans

Chose promise, chose due. La mairesse Anne Hidalgo avait fait de la gratuité des transports collectifs pour les collégiens et lycéens un des éléments clés de sa plateforme électorale. Donc, depuis la rentrée, les étudiants peuvent se faire rembourser, par la mairie, leurs cartes d’abonnement aux transports en commun. Cette mesure incitative s’ajoute à celle qui garantit  la gratuité des transports aux moins de 11 ans (depuis 2019) et aux plus de 65 ans (depuis 2018). Au rythme où vont les choses, la Ville de Paris prendrait-elle la direction de la gratuité universelle, comme c’est le cas à Dunkerque ou encore à Tallinn en Estonie ? Une histoire à suivre…
Source: FranceInfo

Drummondville met résolument le cap sur la mobilité durable

Et ce sont les enfants qui seront les principaux bénéficiaires de ce virage en faveur des transports actifs. En effet, la Commission scolaire des Chênes (CSDC) et Réseaux plein air Drummond, qui se sont associés au programme national À pied, à vélo, ville active de Vélo Québec, ont déposé un rapport favorablement reçu par la Ville. Ce rapport soumet de nombreuses suggestions d’aménagement autour des écoles afin d’améliorer la connectivité au réseau cyclable, de sécuriser les corridors scolaires et les traverses de rues, de même que de structurer le voisinage des établissements scolaires. En favorisant les déplacements actifs et sécuritaires dans les municipalités, notamment autour des écoles, c’est la communauté tout entière qui en sort gagnante, plaide Réseaux plein air Drummond. Voilà donc un rapport qui marque un jalon important du Plan de mobilité durable 2020-2040 mis de l’avant par la Ville de Drummondville à l’automne 2019.
Source : Vingt55

Environnement

ENvironnement JEUnesse certifie 29 établissements Cégep Vert du Québec

L’écologisation des cégeps est véritablement un mouvement en plein essor. C’est du moins ce dont peut se réjouir ENvironnement JEUnesse qui a créé Cégep Vert du Québec, un programme d’accompagnement et de certification environnementale spécifique aux milieux collégiaux. En plus d’offrir des canevas de plans d’action, des exemples de politique environnementale et des formations aux établissements, le programme a contribué à la création d’un réseau qui favorise, entre autres, le partage de bonnes pratiques entre les membres. Au cours de la dernière année, des établissements de 10 régions du Québec ont participé à la tenue de 368 activités de sensibilisation et de 291 activités de formation pour ainsi rejoindre plus de 40 000 personnes ! Une mobilisation en faveur de l’avenir de la planète qui ne cesse de prendre de l’ampleur.
Source : ENvironnement JEUnesse

Santé et société

Les Prix de l’impact social 2020

Le magazine L’Actualité vient de dévoiler son palmarès des 10 gagnants parmi les microentreprises, PME, et organismes sans but lucratif dont les activités ont des effets positifs tant sur leurs affaires et leurs employés que sur leurs clients et l’ensemble de la collectivité. 100° tient ici à souligner la reconnaissance obtenue par le Centre d’écologie urbaine de Montréal, lauréat dans la catégorie « Renforcement des communautés », un OBNL qui depuis 1996 aide les citoyens, les organisations et les décideurs à rendre les villes plus inclusives, plus vertes et meilleures pour la santé. Autre mention incontournable, La Tablée des chefs, lauréate dans la catégorie « Innovation dans les capacités d’impact », pour avoir notamment lancé l’initiative « Les Cuisines Solidaires » dès le début du confinement. Son objectif : relever le pari un peu fou de mobiliser les chefs québécois en vue de préparer 800 000 repas (en réalité 2 millions) pour les banques alimentaires, afin de soutenir les personnes dans le besoin pendant la crise. Consultez le dossier de L’Actualité pour connaître les huit autres champions de l’impact social.
Source : L’Actualité