En rafale

Survol de l’actualité : 16 février 2021

Le 16 février 2021

Au menu cette semaine, Michelle Obama poursuit sa mission d’éducation alimentaire, des fonds pour le transport en commun et l’intelligence artificielle contre le gaspillage alimentaire.

Transport actif

Bilan mitigé pour un projet pilote de cyclopiétonnisation

Avant même le début de la pandémie, la Ville de Montréal avait projeté de fermer un tronçon de la rue de Commune dans l’optique de reconnecter le Vieux-Montréal au Vieux-Port. C’était, entre autres, pour mieux accommoder les touristes. Mais la COVID-19 a bien sûr changé la donne et l’espace fermé à la circulation automobile a plutôt servi aux Montréalais, ainsi qu’aux visiteurs québécois. Des chercheurs du Département d’études urbaines et touristiques de l’ESG UQAM ont documenté, après le confinement du printemps, le déploiement ce projet de cyclopiétonnisation. Dès le départ, les doléances exprimées par les piétons à l’égard des cyclistes ont été nombreuses. Pour pallier ces irritants, on a ajouté du mobilier urbain afin de modérer les coups de pédales des cyclistes, sans pour autant parvenir à satisfaire l’ensemble des usagers. Et c’est sans parler des automobilistes… Bref, l’enquête des chercheurs révèle que, loin de faire l’unanimité, la cyclopiétonnisation de la rue de la Commune a surtout généré un désaccord commun…
Source : ActualitésUQAM

Gouvernement du Québec : offre de vélos en libre-service étendue en région !

Le ministre des Transports vient de faire l’annonce d’un nouveau programme qui vise à étendre l’accès aux vélos en libre-service partout au Québec, en vertu de sa Politique de mobilité durable – 2030. Cette initiative va ainsi permettre aux municipalités de créer une nouvelle offre de service de transport actif ou encore de bonifier celle déjà existante. L’aide financière, qui ne doit pas excéder 50 % des dépenses encourues, couvre l’acquisition de vélos à assistance électrique ou réguliers, de stations d’ancrage ainsi que les dépenses liées au déploiement initial du service. En proposant à la population davantage de choix en matière de transports durables – c’est notamment le cas des vélos électriques là où la topographie pose des défis aux usagers moins aguerris – le gouvernement souhaite réduire l’utilisation de l’auto solo. Le programme, qui est doté d’une enveloppe de 8 M$, sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2023.
Source : Gouvernement du Québec

Le gouvernement canadien mise sur le transport en commun

Depuis le début de la pandémie, nombreux sont ceux qui ont prédit que les transports collectifs allaient connaître un sombre avenir. Mais le gouvernement du Canada estime de son côté qu’ils vont demeurer un élément essentiel de la mobilité durable des villes, y compris des communautés rurales, éloignées et autochtones. Dans l’immédiat, et pour entre autres soutenir la reprise à la suite de la COVID-19, il débloque, pour 2021, 5,9 milliards de dollars en financement supplémentaire dans le but d’accélérer des projets de transport en commun qui vont faciliter les déplacements des Canadiens, réduire la pollution, favoriser les modes de vie sains et répondre à la demande croissante d’aménagement en transport actif. Mais surtout, Infrastructure Canada annonce un plan pour financer en permanence le transport en commun. À compter de 2025-2026, un montant récurrent de 3 milliards de dollars par année sera consacré au transport en commun. Une source de financement permanente et stable qui va permettre la planification et la réalisation judicieuse de projets à long terme.
Source : Gouvernement du Canada

Agroalimentaire

lutte contre le gaspillage alimentaire

Lancement du Plan régional de développement bioalimentaire du Bas-Saint-Laurent

Coconstruit par plus d’une centaine d’organisations et par plus de 300 personnes, le Plan régional de développement bioalimentaire (PRDB) s’articule autour de six grands enjeux : concertation et cohésion régionales; entreprises prospères et transférables; développement de filières structurées en chaîne de valeur; éducation, sensibilisation et découverte du secteur bioalimentaire; environnement et territoire; attraction et rétention de la main-d’œuvre locale, migrante et étrangère. Ancré dans le territoire, ce plan vise la consolidation, au cours de cinq prochaines années, d’un système alimentaire durable. Et si la pandémie a rappelé à toutes et tous l’importance du secteur bioalimentaire, il n’en demeure pas moins que cette industrie compte pour 11 % de l’économie locale et près du quart des emplois de la région, aussi bien dans la production, la transformation, l’exploitation et le conditionnement des produits destinés à l’alimentation humaine et animale. Un plan, donc, qui souhaite contribuer au développement socioéconomique régional en plus de répondre aux nombreux défis liés aux changements climatiques, à la santé psychologique des producteurs agricoles et à l’autonomie alimentaire de la région.
Source : infodimanche

Environnement

Mont-Saint-Hilaire

Mont-Saint-Hilaire mise sur l’achat local et le développement durable

Grâce à la révision de son Règlement sur la gestion contractuelle et l’élaboration d’une nouvelle politique d’approvisionnement, la Ville souhaite désormais encourager l’achat responsable, donc, local, équitable et durable. Mont-Saint-Hilaire pourra privilégier un fournisseur local, pourvu que son offre n’excède pas de 5 % celle du plus bas soumissionnaire. En matière de produits d’importation, comme le sucre, le thé et le café, la Ville entend favoriser ceux qui sont issus du commerce équitable. Enfin, dans son processus d’approvisionnement, la municipalité va mettre de l’avant le principe des « 4 R » : réduisons au moment de l’achat; réutilisons plutôt que de jeter; réparons pour prolonger la durée de vie de l’objet; recyclons en respectant les règles de tri. Bref, des mesures qui mériteraient d’être la norme dans toutes les juridictions municipales du Québec.
Source : Ville de Mont-Saint-Hilaire

Alimentation

Michelle Obama va lancer sa propre série d’émissions culinaires

L’annonce peut paraître anecdotique, mais elle s’inscrit dans le prolongement des efforts menés par l’ex-première dame en faveur des saines habitudes de vie, notamment chez les jeunes. On se souviendra, entre autres, de son engagement dans le programme Let’s Move afin de lutter contre l’obésité infantile, du potager qu’elle a fait aménager à la Maison-Blanche, ou encore de sa lutte pour une plus grande lisibilité de l’affichage nutritionnel. Pas étonnant que cette nouvelle série d’émissions s’adresse d’abord aux enfants. En visitant cuisines, restaurants, fermes et maisonnées, partout à travers le monde, Michelle Obama veut leur faire découvrir les bons aliments, leur en donner le goût, leur apprendre comment les cuisiner et bien sûr, comment les manger. La série, qui peut aussi en apprendre beaucoup aux adultes, va débuter à la mi-mars sur une plateforme de vidéo sur demande bien connue. Au moment d’écrire ces lignes, on ignore si les émissions seront traduites ou sous-titrées en français.
Source : From News

Le Jardin des frimousses, un CPE où l’alimentation est tournée vers le local

Fort de sa certification CPE durable niveau 1, il était naturel que le Jardin des frimousses de Lachine, à Montréal, fasse de l’alimentation saine et accessible l’une de ses priorités. D’ailleurs, l’une des installations du CPE, avec son menu composé à 47 % d’aliments locaux, a reçu son attestation Aliments du Québec. Et outre, l’établissement s’approvisionne dans une ferme biologique située à proximité, dans l’ouest de l’île. Cela permet non seulement aux enfants de déguster des légumes frais, mais aussi de se familiariser avec les rudiments de l’agriculture maraîchère lors de visites à la ferme. Et pour demeurer encore plus local, le CPE a même aménagé un potager dans sa cour pour faire la récolte de fines herbes et de légumes tout en initiant les enfants à l’entretien d’un jardin. Voilà une belle réussite portée par plusieurs des membres de l’équipe de direction qui, en outre, s’investissent dans la communauté afin de faire la promotion et la valorisation de l’alimentation saine et locale !
Source : Environnement jeunesse

Agroalimentaire

lutte contre le gaspillage alimentaire

L’intelligence artificielle pour lutter contre le gaspillage alimentaire

La jeune entreprise Toucan Solutions s’est fixé comme but de mettre l’intelligence artificielle au service de la circularité des matières. Elle s’est fait connaître grâce à un premier partenariat avec les banques alimentaires du Québec (BAQ), ce qui lui a entre autres valu un Prix Novae en 2020. Toucan a ainsi développé une banque de données qui répertorie tous les utilisateurs de sa plateforme, organismes des BAQ et les donateurs corporatifs, afin d’accélérer les échanges d’information et la gestion des flux de surplus alimentaire. Selon la jeune entreprise, l’automatisation de toutes les transactions d’information ferait gagner aux BAQ près d’une semaine de temps, ce qui est nettement significatif quand on traite des denrées périssables. Fait à noter, la pandémie a démontré toute l’utilité de Toucan puisque les BAQ ont dû gérer, en 2020, un volume additionnel de denrées de près de 70 %. Une logistique qui aurait été impensable sans l’aide d’une intelligence artificielle qui repose sur les principes de l’économie circulaire.
Source : Novae

Santé et société

Royaume-Uni : l’obésité réclame désormais plus de vies que le tabagisme

La COVID-19 ne doit pas nous faire oublier que nous sommes malheureusement aux prises avec une épidémie d’obésité, partout à travers la planète. En Angleterre et en Écosse, les taux d’obésité ont considérablement augmenté, passant de 15 % en 1993 à 28 % en 2019 tandis que le tabagisme, lui, a diminué passant de 20,2 % de la population adulte en 2011 à 14,1 % en 2019, notamment grâce au succès des campagnes de santé publique. En conséquence, selon des chercheurs de l’Université de Glasgow, 23,1 % des décès étaient attribuables au tabagisme en 2003, contre 19,4 % en 2017 alors que, pour les mêmes périodes, la proportion de décès liés à l’obésité et à l’excès de graisse corporelle passait de 17,9 % à 23,1 %. D’après les statistiques, la mortalité entraînée par l’obésité aurait dépassé celle liée au tabagisme en 2013. Ce qui fait dire aux chercheurs que l’interdiction de la publicité vantant la malbouffe proposée par le gouvernement en novembre dernier représente un pas dans la bonne direction.
Source : The Guardian