En rafale

Survol de l’actualité : 16 juin 2020

Le 16 juin 2020

Au menu cette semaine, la Ville de Québec en mode séduction piétons, Trois-Rivières aménage son centre-ville pour la saison estivale et la Gaspésie en quête d’autonomie alimentaire.

Agroalimentaire

En temps de pandémie, la Minganie redouble d’efforts pour nourrir sa population

Anticipant une importante hausse du prix des fruits et légumes, dont les coûts sont déjà très élevés dans cette région éloignée, la Coop de solidarité agroforestière de Minganie – Le Grenier boréal a dû revoir ses plans dans le but d’augmenter considérablement sa production. En principe, dans le but de restructurer ses champs, la coopérative avait prévu réduire sa production cette année. Mais la pandémie a tout bousculé, prenant même de court les administrateurs. À cela s’ajoute l’annulation de subventions qui devaient garantir une partie du fonctionnement de l’organisme. Mais les membres de la Coop ne baissent pas les bras, et peuvent même compter sur de nouveaux bénévoles qui adhèrent à la mission de produire, récolter, transformer et mettre en marché des produits alimentaires issus de l’agriculture et l’agroforesterie, dans le respect des principes de développement durable.
Source : ICI Radio-Canada

Une majorité de Néerlandais en faveur d’une taxe sur le sucre

Aux Pays-Bas, en 1990, environ le tiers des adultes étaient considérés en surpoids. Aujourd’hui, c’est la moitié. Un taux alarmant qui a conduit de nombreux élus municipaux à presser leur gouvernement de suivre l’exemple de pays comme le Royaume-Uni, l’Irlande et le Portugal en imposant une taxe sur les boissons sucrées. Et il semble qu’ils puissent compter sur l’acceptabilité sociale d’une telle mesure selon la Vrije Universiteit Amsterdam. Bien que la marge soit mince, plus de la moitié des personnes sondées seraient en faveur d’une taxe sur les boissons sucrées, à la condition que ses revenus soient réinvestis dans les soins de santé, alors que le tiers s’y oppose. L’enquête révèle en outre que les Néerlandais considèrent, très largement, que le surpoids représente un problème de santé publique et que, à 80 %, les boissons sucrées contribuent à la prise de poids. Une taxe additionnelle, soulignent les chercheurs, serait susceptible de diminuer la consommation de boissons sucrées et de conduire les fabricants à reformuler leurs produits, comme en Angleterre où on enregistre une baisse des sucres ajoutés de 28,8 %. À suivre…
Source : Vrije Universiteit Amsterdam

Aménagement

La Ville de Québec accorde plus de place aux piétons

La pandémie a changé bien des choses dans nos vies et même poussé certains d’entre nous à revoir certaines de leurs positions. Ainsi, la Ville de Québec a piétonnisé, les fins de semaine, six rues à la demande des commerçants ! Voilà un changement majeur d’attitude chez des propriétaires d’entreprises qui ont toujours considéré que l’automobile fait marcher les affaires, malgré les nombreuses preuves du contraire. Or, depuis la réouverture des commerces, les files d’attente sur des trottoirs trop étroits ne permettaient pas de bien respecter les consignes de distanciation physique. Ce qui démontre que les consommateurs sont des piétons avant d’être des automobilistes. Est-ce à dire que la rue, traditionnellement considérée comme un lieu de transit pour la voiture, va devenir un lieu de socialisation et de partage, un véritable milieu de vie ? Certains en doutent puisque, pour le moment, cette piétonnisation est d’abord motivée par des intérêts commerciaux. Pour que l’on puisse parler d’un véritable changement de paradigme, il faudrait par exemple, aménager des rues partagées dans les quartiers résidentiels pour donner la priorité aux piétons. Alors, obligée de céder sa place en raison de la distanciation physique, la voiture ne risque-t-elle pas d’effectuer un retour en force dès que les risques de contagion auront disparu ? L’avenir nous le dira.
Source : Le Devoir

Planifier nos villes avec la nature

Dans la foulée de la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin, les maires de six grandes villes à travers le monde, dont Valérie Plante, qui est aussi ambassadrice mondiale du Conseil international pour les initiatives écologiques locales (ICLEI), signent une lettre ouverte pour rappeler l’importance de la nature dans nos existences. En plus des ressources essentielles à la vie, comme la nourriture et l’eau potable, les écosystèmes en santé nous fournissent de multiples services écologiques qui rendent les villes d’autant plus résilientes. Or, dans toutes les régions du monde, on déplore une perte accélérée de la biodiversité. Ce qui, soulignent les signataires, « compromet le développement social et économique, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé humaine, ainsi que la qualité de vie des populations du monde entier ». Or, en ces temps de pandémie, il est devenu plus urgent que jamais de réfléchir au rapport trouble que nous entretenons avec la nature afin de pleinement l’intégrer dans nos villes, à la fois pour améliorer notre qualité de vie et assurer l’avenir des futures générations.
Source : Journal Métro

Trois-Rivières réaménage son centre-ville pour le rendre plus accessible

Alors que l’été fera officiellement son entrée cette fin de semaine, l’administration trifluvienne vient de dévoiler la première phase de son plan d’aménagement et de piétonnisation du centre-ville. Parmi les mesures projetées, on peut citer la fermeture d’un tronçon de la rue des Forges à la circulation automobile. Ce qui va permettre aux commerçants et aux restaurateurs d’occuper entièrement les espaces trottoirs, tandis que les piétons pourront circuler en toute sécurité sur la chaussée, tout en respectant les consignes de distanciation physique. Par ailleurs, une demi-douzaine de rues seront réaménagées pour mieux accueillir les visiteurs et allouer plus d’espace aux commerces ayant pignon sur rue, sans toutefois être totalement piétonnes. Sur le modèle des rues partagées, seule la circulation locale y sera autorisée alors que les piétons et les cyclistes auront la priorité sur les véhicules. Enfin, les élus ont profité de l’occasion pour annoncer la création d’une toute première vélorue dont les détails seront bientôt précisés. Bref, Trois-Rivières veut que cette saison estivale pour son centre-ville demeure mémorable, et pour les bonnes raisons.
Source : Ville de Trois-Rivières

Alimentation

Deuxième appel de propositions du Fonds des infrastructures alimentaires locales

Doté d’une enveloppe de 43,4 millions de dollars, ce fonds vient aider les organismes de soutien alimentaire qui contribuent à améliorer l’accès aux aliments salubres et nutritifs pour les Canadiens à risque. La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, en a fait l’annonce pour venir en appui à des projets communautaires de petite et grande envergure, qu’il s’agisse d’initiatives aussi variées que des jardins urbains, des cuisines communautaires, des banques alimentaires ou des serres. Les organisations communautaires ou caritatives, les groupes autochtones ou les coopératives sans but lucratif peuvent dès maintenant présenter leur demande pour un montant maximal de 250 000 $. Les projets éligibles seront acceptés de manière continue jusqu’à épuisement des fonds. Avant de présenter une demande, on recommande de consulter le Guide du demandeur et de garder à l’esprit que tous les projets doivent être conformes à la Loi sur l’évaluation d’impact (LEI 2019), comme le spécifie le guide dans la section Considérations environnementales.
Source : CISION

La Gaspésie en quête de la recette pour son autonomie alimentaire

Aux premiers jours de la pandémie, on a vu des hordes de consommateurs vider les tablettes des épiceries par crainte de pénurie. On appelle cela une prophétie autoréalisée. Depuis ce temps, le concept d’autonomie alimentaire s’est retrouvé au menu de bien des conversations. Et la Gaspésie n’y fait pas exception, en dépit de ses étés courts. Or, ses promoteurs ont leurs petites idées sur le sujet. À commencer par de nécessaires changements d’habitudes. On doit accepter de ne pas manger de tout à l’année, mais selon les saisons, ce qui est déjà presque possible. D’autre part, à moins de s’y consacrer à temps plein, et encore ! un ménage ne peut pas faire pousser tout ce dont il a besoin. Par contre, il peut réaliser des échanges avec des voisins en vertu d’une sorte d’autonomie communautaire. Enfin, pour faciliter l’implantation des petits producteurs locaux, qui souhaitent cultiver de petites parcelles de terre, il serait bienvenu d’assouplir les lois de zonage agricole qui servent d’abord à encadrer les grosses exploitations. Et, accorder des tarifs d’électricité privilégiés pour le chauffage des serres, quitte à déroger au principe de la saisonnalité.
Source : ICI Radio-Canada

Mobilité durable

Ottawa va tester un projet pilote de trottinettes en libre-service

En Ontario, depuis le 1er janvier, dans le cadre d’un essai d’une durée de 5 ans, les petits véhicules électriques sont autorisés à circuler, pourvu que l’on porte le casque et que l’on soit âgé d’au moins 16 ans. Mais le mot final revient aux municipalités qui souhaitent ou non se prévaloir de cette autorisation. Ottawa va donc tenter l’expérience dès cet été, mais en vertu de conditions bien définies. Elle abaisse la limite de vitesse des trottinettes de 24 à 20 km/h qui pourront emprunter les sentiers polyvalents, les pistes cyclables et les routes où la limite de vitesse est de 50 km/h, mais pas les trottoirs. La Ville dit avoir appris des expériences ayant mal tourné dans plusieurs municipalités d’Amérique du Nord. Ainsi, les opérateurs devront récupérer les trottinettes qui sont mal garées dans un délai raisonnable, sous peine de confiscation. De plus, elles devront être munies d’un système de « geofencing », sortes de frontières virtuelles, pour les empêcher de fonctionner dans des zones interdites par la ville. À suivre…
Source : Le Droit

Activité physique

Pierre Lavoie lance un grand défi « virtuel » à tous les Québécois

Les 19, 20 et 21 juin, Le Grand défi Pierre Lavoie va tenir un événement qui, pandémie oblige, se déploiera partout au Québec, mais nulle part en particulier. Les Québécois sont donc invités à participer au 1 000 000 de KM Ensemble grâce à son application téléchargeable gratuitement dans l’App Store ou Google Play. Dotée de plusieurs fonctionnalités, l’application 1 000 000 de KM Ensemble va permettre, entre autres, de suivre la progression en temps réel du défi ainsi que le décompte du nombre de kilomètres parcourus par chaque personne ou chaque groupe virtuel. Cet événement, collectif se veut inclusif de manière à ce que chacun puisse y participer à son rythme, que ce soit en marchant, en courant ou en pédalant. Il est organisé en collaboration avec l’Institut de Cardiologie de Montréal et l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. Et comme le souligne le Dr Martin Juneau, de l’Institut de Cardiologie de Montréal : « En ces temps de pandémie, il faut rappeler que l’exercice est un moyen efficace de renforcer notre système immunitaire et donc de nous protéger des effets néfastes des infections virales comme celle de la COVID-19 ». Une autre bonne raison de bouger !
Source : CISION