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Survol de l’actualité : 17 décembre 2018

Le 17 décembre 2018

Au menu cette semaine, la marche est un moteur de l’économie, les habitudes alimentaires des Québécois demeurent médiocres et des produits «sans sucre ajouté» démasqués.

Transport actif

Bientôt une petite révolution dans les transports collectifs du grand Montréal ?

2019 devrait faire date, car l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) a pour mandat de simplifier la grille tarifaire avant que l’année ne soit écoulée. Or, résoudre ce casse-tête ne sera pas une mince affaire puisque l’on compte présentement 789 tarifs différents qui s’alignent sur 37 pages ! L’ARTM étudie différents scénarios inspirés entre autres de villes comme Vancouver, Barcelone, Paris, Londres et Chicago. Les modes de facturation pourraient dépendre des distances ou des heures d’achalandage. Il est même question de tarification sociale en faveur des personnes à faible revenu, des chômeurs, des gens souffrant d’une invalidité, des étudiants, des aînés, etc. Le but de l’exercice étant, bien sûr, d’encourager le plus grand nombre de personnes à adopter les transports en commun comme principal mode de déplacement.
Source : La Presse

La marche fait rouler l’économie

On sait que la marche apporte de nombreux bienfaits à la santé des individus. Et que des individus qui profitent d’une bonne forme physique génèrent des économies en matière de soins de santé. Mais les quartiers bien aménagés pour les piétons et les cyclistes font aussi fleurir les commerces de proximités. En effet, des études, toujours plus nombreuses, tendent à démontrer que plus le potentiel piétonnier d’une rue est élevé, meilleures sont les affaires des commerçants. Les entreprises, de leur côté, profitent aussi d’un capital humain en santé puisque les employés physiquement actifs utilisent moins de congés de maladie et se disent plus productifs. D’ailleurs, certains économistes ont établi une corrélation entre la marchabilité d’un quartier et la productivité des employés, qui serait plus élevée de 8 %. Le fait de marcher dans le quartier où l’on travaille conduit inévitablement à des rencontres de toutes sortes qui offrent l’occasion d’échanger de l’information et de consolider les réseaux des entreprises. Bref, la marche est un des moteurs de vitalité économique d’une ville.
Pour en savoir plus, lire notre article

Vélo Québec jette son coup d’œil dans le rétroviseur

L’année 2018 n’aura pas été banale en matière de transport actif, souligne la directrice de l’organisme, Suzanne Lareau. Rappelons par exemple, l’adoption d’un nouveau Code de la sécurité routière (CSR) qui, en dépit de certaines avancées, aurait certes pu aller plus loin. Suzanne Lareau salue d’ailleurs l’introduction du Principe de prudence dans le CSR, mais déplore du même souffle le peu d’efforts consentis pour en faire la promotion. La Politique de mobilité durable est aussi un pas dans la bonne voie même s’il faut investir encore plus massivement dans l’aménagement de voies cyclables protégées. Retenons aussi l’adoption des principes de la Vision Zéro par la Ville de Montréal, qui devrait bientôt être suivie par la Ville de Québec, et qui sait, éventuellement par le gouvernement du Québec. Bref, si bien des progrès restent à accomplir, Suzanne Lareau se réjouit de constater que les enjeux de mobilité durable, signe des temps, sont maintenant débattus partout dans la province, dans les grandes comme les petites villes.
Source : Vélo Québec

Santé et société

Cannabis : la hausse de l’âge légal n’est pas une bonne mesure de santé publique

Dans une lettre ouverte, publiée sur le site l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), des experts déplorent que le gouvernement aille de l’avant avec son projet de loi haussant l’âge légal, à 21 ans, pour l’achat et la possession de cannabis. Une mesure contreproductive, car on estime que 40 % des 18-20 ans en consomment déjà, soit environ 110 000 jeunes. Ils seront donc contraints de s’approvisionner sur le marché noir. En conséquence, ils se verront ainsi privés à la fois de cannabis de qualité contrôlée et des activités de prévention prodiguées par les employés formés de la SQDC. Les experts soulignent par ailleurs que cette mesure manque totalement de cohérence puisque l’État considère les personnes âgées de 18 ans et plus comme étant majeures et donc en droit de voter, de consommer de l’alcool, du tabac, et d’avoir un permis d’arme à feu. Bien sûr, rappellent les experts, il ne s’agit pas de banaliser la consommation du cannabis, au contraire, mais de judicieusement l’encadrer même si, en ces matières, les opinions ont tendance à résister aux faits…
Source : Association pour la santé publique du Québec

Royaume-Uni : les futurs médecins apprennent à prescrire de l’exercice

Le Lancaster Medical School a été le premier établissement d’enseignement qui ait adopté l’initiative Movement for Movement dans le but de former les étudiants en médecine à prescrire de l’exercice physique à leurs futurs patients. Désormais, le Movement for Movement est déployé à l’échelle du pays et rejoint pas moins de 120 000 étudiants britanniques. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) Europe, dans son Physical Activity Fact Sheets 2018, a reconnu Movement for Movement à titre de « meilleure pratique exemplaire ». Et pour une bonne raison. Dans un communiqué, le Lancaster Medical School rappelle que l’inactivité physique demeure le quatrième facteur de risque en matière de mortalité. Souhaitons que le Movement for Movement s’étende à l’échelle de la planète.
Source : Eurekalert

Une serre connectée pour initier les élèves à la saine alimentation

L’idée a germé dans la tête de deux jeunes inventeurs après avoir constaté à quel point les élèves étaient « déconnectés » de leur assiette. À titre d’exemple, selon un sondage de 2013, un enfant français sur quatre ignorait que les frites provenaient des pommes de terre et un sur trois ne savait pas reconnaître un poireau, une courgette ou un artichaut. D’où cette serre connectée qui, d’une part, permet aux élèves de se familiariser avec la culture des légumes, mais dont la gestion s’arrime aussi à l’enseignement des mathématiques et des sciences grâce à la collecte de données. En effet, des capteurs de température et d’humidité, auxquels s’ajouteront bientôt des capteurs de luminosité, mesurent les conditions qui règnent à l’intérieur et à l’extérieur de la serre. Ils fournissent ainsi un matériel de base, très concret pour les jeunes, qui sert ensuite à des projets éducatifs intégrés au cursus scolaire.
Source : We Demain

Alimentation

Habitudes alimentaires des Québécois : les progrès se font toujours attendre

Si l’on se fie aux recommandations du Guide alimentaire canadien, les Québécois de langue française obtiennent une note de 54,5 sur 100, révèle une nouvelle étude de l’Université Laval. Ceci confirme malheureusement que les habitudes alimentaires des Québécois ne se sont pas améliorées au cours des 15 dernières années. En effet, moins du quart des Québécois consomment les portions quotidiennes recommandées de fruits et légumes et 80,5 % d’entre eux dépassent la limite de 2 300 mg de sodium par jour. L’ensemble de ces résultats, soulignent les chercheurs, « dénote un régime alimentaire de qualité relativement médiocre par rapport aux recommandations actuelles en la matière. » C’est pourquoi ces derniers rappellent la nécessité d’élaborer des politiques de santé publique plus efficaces en matière de nutrition, pour notamment intervenir sur les environnements alimentaires afin de prévenir les maladies cardiovasculaires au sein de la population.
Pour en savoir plus, lire notre article

Le retour du lait au chocolat dans les écoles du Nouveau-Brunswick

L’interdiction entourant la vente et la distribution de lait au chocolat et de jus de fruits dans les établissements scolaires avait été implantée en juin 2018 par l’ancien gouvernement. Mais la nouvelle législature a décidé de revenir en arrière. La médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Jennifer Russell, qui avait louangé, à l’époque, l’interdiction émise par le précédent gouvernement a réaffirmé que la majorité du sucre ingéré par les Canadiens provient de boissons sucrées et que cela n’a pas changé. Mais, du même souffle, cette dernière a tenu à rappeler que la santé publique fournit ses recommandations au gouvernement, mais qu’au final c’est ce dernier qui prend les décisions. Il semble que, en ces matières aussi, les opinions ont tendance à résister aux faits…
Source : ICI Radio-Canada

Relâcher les efforts en vue de réduire la consommation de sel est dangereux

Le European Salt Action Network (ESAN) vient de réitérer avec fermeté son soutien aux programmes gouvernementaux qui visent à réduire la consommation de sel au sein de la population. Cette position est réaffirmée dans la foulée de la récente controverse soulevée par des études à la méthodologie douteuse, et relayées dans les médias, qui mettaient en doute les bienfaits d’une réduction de la consommation de sel. Or, l’ESAN est catégorique : l’hypertension est la première cause de décès et de maladies débilitantes dans le monde. Il est donc crucial d’atteindre, d’ici 2025, la cible fixée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et qui vise une réduction de 30 % de la consommation quotidienne de sel pour, à terme, la limiter à 5 g et moins par jour. Il s’agit d’une mesure de santé publique efficace, rentable et équitable qui doit être soutenue par les États.
Source : Eurekalert

Agroalimentaire

Pays-Bas : des produits réputés « sans sucre ajouté » retirés des tablettes

À la suite de plaintes déposées par l’ONG Foodwatch, les autorités néerlandaises ont exigé le retrait de certains produits, comme des céréales pour déjeuner, qui, malgré les prétentions de leurs fabricants, contenaient soit de la pâte de dattes, du concentré de jus de pommes ou du sirop de betteraves. Les fabricants se sont défendus en alléguant que ces additifs étaient utilisés pour améliorer la texture et servir de liant. Mais les autorités en ont jugé autrement. Les quantités de ces extraits concentrés étaient si considérables que ne pas les nommer à titre d’ingrédients principaux sur le devant de l’emballage ne revenait, ni plus ni moins, qu’à tromper les consommateurs. La leçon à retenir ici, c’est que les sucres, même d’origine naturelle, peuvent être de trop !
Source : Food Navigator