En rafale

Survol de l’actualité : 17 novembre 2020

Le 17 novembre 2020

Au menu cette semaine : des couverts à usage unique et compostables, la capitale du Texas à l’avant-garde de la mobilité durable et zoom infographique sur l’efficacité des couvre-visages.

Agroalimentaire

Alternative Aliment-Terre : récolter les surplus agricoles et les aliments déclassés

Afin de donner un meilleur accès à des aliments sains aux personnes dans le besoin, une vingtaine d’organismes de la MRC du Haut-Richelieu et de la MRC de Rouville participent au projet Alternative Aliment-Terre. Ce sont pour la plupart des citoyens qui font ces activités de glanage dans les champs de producteurs participants. Les glaneurs conservent un tiers de la récolte, un autre est laissé au producteur et le dernier tiers est récupéré par le projet Aliment-Terre. Ces fruits et légumes seront nettoyés, préparés et surgelés, pour ensuite être revendus à prix modique. À la fin de l’automne, les produits Aliment-Terre seront écoulés dans deux points de vente installés dans des déserts alimentaires et dont les emplacements seront bientôt dévoilés. En outre, Alternative Aliment-Terre lance un appel aux agriculteurs qui souhaiteraient participer à ce projet, dès le printemps prochain, en les invitant à communiquer avec sa fondatrice Alexandra De Serres. Nous lui levons notre chapeau !
Source : Coup d’œil

Aliment bon pour la santé ou beauté fatale ?

Dans le monde de l’alimentation, nombreux sont les consommateurs qui jugent la beauté synonyme de santé. Des chercheurs ont tenté de comprendre les mécanismes de ce comportement qui, à la base, serait contradictoire. Puisque la contemplation de la beauté, normalement associée au plaisir, active le centre de la récompense, en général, les gens considèrent que la jubilation esthétique entre en contradiction avec les aspects utilitaires de l’existence : par exemple le fait de prendre soin de sa santé. Bref, ou bien ça goûte bon, ou bien c’est santé, mais pas les deux en même temps. Or, l’esthétique dite classique qui repose entre autres sur la symétrie et dont les motifs abondent dans la nature, serait justement perçue comme plus naturelle et donc, par association, plus santé. Ainsi, la photo d’une pizza sur le menu d’un restaurant nous la dépeint, par exemple, avec une distribution étudiée de ses tranches de pepperoni : sa symétrie est parfaite. Cette étude expérimentale montre que la « prime esthétique » peut même convaincre le consommateur de payer plus cher au nom de la valeur ajoutée en santé. Et, de conclure les chercheurs, la santé publique aurait tout intérêt à tenir compte de ces facteurs pour faire la promotion des aliments sains, tandis que les décideurs pourraient songer à imposer des mises en garde sur les aliments dont les apparences sont trompeuses.
Source : EurekAlert

MRC des Basques : l’initiative du Frigo partagé essaime dans la région

Rimouski a le sien depuis deux ans. Mais dès le printemps prochain, on en retrouvera un dans les municipalités de Saint-Mathieu-de-Rioux, Trois-Pistoles, Saint-Jean-de-Dieu, Saint-Simon, Saint-Clément et Sainte-Rita. Cette initiative du Projet alimentaire des Basques, lui-même issu de l’Alliance pour la solidarité des Basques, et qui regroupe la MRC des Basques, COSMOSS Les Basques et Croc-Ensemble des Basques, va permettre aux citoyens de déposer leurs surplus alimentaires pour que d’autres personnes puissent gratuitement en profiter. Toujours selon le double principe d’éviter le gaspillage et de lutter contre l’insécurité alimentaire. Les commerçants aussi sont invités à dépenser leurs invendus comestibles. Bien sûr, les règles élémentaires de salubrité doivent être respectées, notamment toutes les consignes sanitaires liées à la pandémie de COVID-19, et que, d’ici le printemps 2021, nous souhaiterons tous enfin terminée…
Source : journal le soir

Aménagement

Québec : le tramway va changer le visage du campus de l’Université Laval

Si le projet de réseau structurant porté par la Ville se concrétise, la direction de l’Université Laval prévoit que son site deviendra d’autant plus accessible que la circulation automobile ira en diminuant. En effet, presque tous les pavillons du campus seront à moins de 5 minutes de marche de l’une des deux stations de tramway, tandis que des voies de circulation seront retranchées. De fait, l’arrivée du tramway va entraîner un réaménagement complet du réseau routier qui sillonne le campus en privilégiant notamment les sens uniques pour fluidifier le trafic, affirme la direction qui se base sur des simulations réalisées en collaboration avec la Ville. D’autre part, les pistes cyclables, tout comme les allées de circulation des piétons, seront améliorées en vue de mieux s’intégrer à ce segment du fameux réseau structurant tant espéré. Là encore, c’est un dossier à suivre…
Source : Le Journal de Québec

 

Environnement

Sherbrooke : récupération des matières résiduelles compostables les écoles

Si les quelque 37 écoles du Centre de services scolaires de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) se mettaient à la collecte, c’est 125 tonnes de matières résiduelles compostables qui seraient détournées des sites d’enfouissement. Cette estimation découle du projet pilote mis en place en 2019 dans 16 écoles du CSSRS. À la suite d’une caractérisation réalisée par les étudiants du Centre universitaire de formation en environnement et développement durable (CUFE) de l’Université de Sherbrooke, on a pu calculer que chaque école pouvait récolter en moyenne trois tonnes de matières à compost. La Ville, qui fournit les bacs et un accompagnement auprès du milieu scolaire, est présentement en discussion avec le CSSRS pour examiner l’éventualité de déployer le projet de compostage à toutes les écoles. À suivre…
Source : La Tribune

De la vaisselle pour emporter et naturellement compostable

D’ici un an, au Canada, certains objets faits de plastiques difficiles à recycler seront retirés des commerces. Ce sera entre autres le cas des contenants pour emporter comme les boîtes repas, les assiettes ou les bols. Une équipe de chercheurs de la Northeastern University, à Boston, pourrait bien avoir trouvé la solution de remplacement idéale. Ils utilisent de la bagasse, un résidu fibreux de la canne à sucre, à laquelle ils ajoutent un peu de fibre de bambou pour accroître les propriétés mécaniques. La pâte obtenue est ensuite moulée et séchée pour obtenir les formes de contenants désirés. Un des grands avantages de cette technique est de revaloriser les résidus de bagasse, une matière première qui ne coûte pour ainsi dire rien. D’autre part, le procédé de fabrication génère 97 % moins de CO2 que pour le polystyrène et 67 % moins que pour la production de papier. Et bien sûr, ces couverts sont biodégradables en 60 jours. Mais surtout, leurs coûts de fabrication (2 333 US $ la tonne, contre 2 177 US $ pour le fameux polystyrène) sont tout de même très compétitifs.
Source : FastCompany

Mobilité durable

La ville d’Austin, Texas, adopte un plan de mobilité révolutionnaire

Dans cet État, longtemps réputé pour ses champs pétrolifères et ses grandes villes construites autour des voitures, le virage que prend sa capitale Austin peut certainement être qualifié de révolutionnaire. La Ville prévoit investir 7 milliards de US $ pour la construction d’un réseau de transport sur rail comptant 31 stations, la mise en place de quatre circuits d’autobus rapides, le déploiement d’une flotte de navette sur demande et plusieurs stationnements incitatifs. À cela s’ajoute près d’un demi-milliard pour des infrastructures piétonnes et cyclables. Le maire, Steve Adler, explique que trois arguments principaux justifient cette décision : réduire la congestion routière, lutter contre les changements climatiques et accroître l’équité en matière de mobilité. À cet égard, le plan prévoit même une enveloppe de 300 millions afin que, dans certains quartiers desservis par le nouveau réseau, la hausse de la valeur foncière n’entraîne pas un déplacement de population en raison du phénomène de gentrification. À terme, la Ville compte éliminer 250 000 déplacements en voiture par jour. Une véritable révolution qui, selon le maire d’Austin, va déferler sur les États-Unis en entier. À suivre…
Source : FastCompany

Agriculture urbaine

Baie-Saint-Paul : l’agriculture urbaine d’hier à aujourd’hui

Sur le grand terrain qui se situe derrière l’ancien couvent des Petites Franciscaines de Marie, des chercheurs de l’Université Laval sont en voie d’aménager un grand potager à vocation sociale et pédagogique. À la fois pour honorer l’héritage des Petites Franciscaines de Marie, et qui appartient au patrimoine social de la ville, cette initiative a aussi pour objectif de mettre sur pied un véritable laboratoire vivant. Car il s’agit d’un projet de recherche qui vise à documenter, notamment, l’engagement de la communauté ainsi que ses manières de s’approprier le legs de cet « esprit de travail » à travers l’agriculture urbaine. Les travaux d’aménagement préliminaires ont été confiés aux Urbainculteurs et seront calibrés pour demeurer en harmonie avec les besoins des entreprises locales. Ajoutons que la Réserve mondiale de la biosphère va contribuer à l’élaboration du volet éducation à l’environnement. Dès le printemps 2021, le jardin accueillera les premières plantations de ce projet de recherche qui doit s’échelonner jusqu’en 2030. À suivre…
Source : Le Charlevoisien

COVID-19

Les masques sont efficaces freiner la propagation du coronavirus

Dans une superbe infographie, le New York Times nous montre comment les postillons respiratoires et les plus petites particules aéroportées, appelées aérosols, et qui tous deux peuvent transporter le coronavirus, sont interceptés par les différentes couches de fibres dont sont faits les masques. Et c’est en français s’il vous plaît ! On y apprend que le coton tissé serré est très probablement le meilleur des tissus pour la fabrication des couvre-visages. Toutefois, les matériaux non tissés qui servent à la fabrication des respirateurs FFP2, utilisés pour la comparaison, et qui s’apparentent aux fameux masques N95, offrent une protection supérieure, notamment en raison de leur charge électrostatique qui attire et retient les particules, peu importe la taille. Outre le type de matériau, la forme et l’ajustement du masque jouent aussi des rôles importants, qui peuvent d’ailleurs être compromis par la pilosité de leur porteur. Cela dit, la principale leçon à retenir, c’est que, si tous portent un masque, même tissé, l’efficacité des filtrations combinées augmente. Donc, le port du masque nous protège tout en protégeant les autres, et plus nous sommes nombreux à le porter, mieux nous sommes protégés!
Source : New York Times