En rafale

Survol de l’actualité : 19 mai 2020

Le 19 mai 2020

Télécharger le PDF

Au menu cette semaine, on plante la graine du cojardinage, on célèbre la reprise des activités sportives, de loisir et de plein air, et on défend le droit de jouer des enfants.

Activité physique

Enfin ! C’est la reprise des activités sportives, de loisir et de plein air !

Voici une série d’annonces qui vont réjouir les amants de la nature et les amateurs de plein air. Dès le 20 mai, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) va procéder à une réouverture partielle et progressive de ses territoires. À cet effet, l’organisme Rando Québec, a déjà publié le Code de conduite des pratiquant.e.s en contexte de pandémie de COVID-19. Et puisqu’une bonne nouvelle ne vient jamais seule, Parcs Canada et Environnement et Changement climatique Canada annoncent la reprise graduellement de certaines activités, dès le 1er juin, dans les parcs nationaux, réserves nationales de faune, lieux historiques nationaux, canaux historiques et aires marines nationales de conservation. Toujours à compter du 20 mai, le gouvernement du Québec autorisera la pratique individuelle ou à deux sans contact et à des fins récréatives de certaines activités sportives, de loisir et de plein air, à condition de respecter les mesures d’hygiène et de distanciation sociale actuellement en vigueur.
Pour en savoir plus, lire notre article

Agriculture urbaine

Le cojardinage, une pratique en train de s’implanter

Il existe des personnes, en ville, qui possèdent des parcelles de terrain cultivable, mais qui n’ont soit ni le temps ni l’intérêt de se mettre au jardinage. Et, d’autre part, il y a des gens au pouce vert, mais qui n’ont pas accès à un espace pour exercer leur passion. Le cojardinage, c’est donc la rencontre entre les propriétaires de parcelle en friche et les agriculteurs urbains. Et c’est un modèle d’entente gagnant-gagnant. Toutes les dépenses comme les récoltes sont partagées entre les cojardiniers. Ce genre de partenariat permet donc la mise en valeur de surfaces cultivables encore inexploitées en milieu urbain. Depuis 10 ans, en France, la plateforme Plantezcheznous.com sert à faciliter ces accords de cojardiniers qui depuis ont essaimé en Suisse, au Luxembourg et en Belgique. Par contre, ici, au Québec, le mouvement commence à peine à germer. À suivre…
Source : La Presse+

Alimentation

Création d’une table métropolitaine sur la sécurité alimentaire

Alors que la COVID-19 remet en question la mondialisation, l’ouverture des marchés et la facilité des déplacements sur lesquels reposaient en bonne partie nos systèmes alimentaires, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) vient d’annoncer la mise sur pied d’une table métropolitaine sur la sécurité alimentaire. Formée de représentants du gouvernement ainsi que d’acteurs provenant des milieux agricole, municipal, scientifique et industriel, elle aura pour mandat de mettre en œuvre des actions qui garantissent une plus grande résilience et une meilleure synergie des secteurs de la production, de la transformation et de la distribution des aliments. En plus d’assurer la sécurité alimentaire pour tous, le groupe de travail va aussi se pencher sur la relance de ces entreprises éprouvées par la pandémie. Il s’agit d’un vaste chantier, considérant que le territoire métropolitain est composé en majorité de terres agricoles (58 % de la superficie), qu’il compte plus des deux tiers des entreprises de transformation alimentaire du Québec et que ses 82 municipalités abritent 4 millions de personnes !
Source : Communauté métropolitaine de Montréal

Aménagement

Montréal : rues piétonnes et pistes cyclables au menu d’un été hors de l’ordinaire

Une certaine forme de déconfinement a beau s’amorcer ailleurs dans la province, tout porte à croire que de nombreux Montréalais vont passer leurs vacances en ville. Pour cette raison, l’administration municipale vient de dévoiler un plan pour faciliter les déplacements actifs des citoyens. Il prévoit notamment l’aménagement de trottoirs élargis et de voies cyclables sur de grands axes afin de créer des liens entre les parcs de la ville. Aux 127 kilomètres de nouvelles voies cyclables déjà planifiés s’ajouteront 112 kilomètres de voies actives sur ses artères du centre-ville ainsi que 88 kilomètres de rues lentes ou partagées dans les arrondissements. Sur ce total de 327 km, on prévoit en outre piétonniser plusieurs artères à vocation commerciale en prévision du retour des cafés-terrasses. Sauf dans le cas des pistes cyclables déjà prévues, toutes ces mesures seront bien sûr temporaires, mais pourraient bien être maintenues durant l’automne si la pandémie perdure.
Source : Le Devoir

Drummondville prend le virage de la mobilité durable

Suite à un vaste exercice de démocratie participative tenu en 2018-2019, Drummondville répond aux vœux exprimés par sa population en démarrant son Plan de mobilité durable 2020-2040. C’est un changement de paradigme majeur puisque le réseau routier va désormais être aménagé de manière à tenir compte des déplacements actifs et collectifs et assurer la sécurité des usagers les plus vulnérables. Une volonté qui va prochainement se traduire par la réalisation de nouveaux liens cyclables et piétonniers afin de mailler les réseaux existants. En outre, la sécurité sera accrue sur certaines intersections notamment en interdisant les virages à droite sur les feux rouges, tandis que des passages piétons, parfois surélevés, seront aménagés avec des feux piétons et sonores. Et ce n’est qu’un début pour la Ville qui, par ailleurs, appelle sa population à changer ses mentalités, habitudes et comportements. Parce que la marche, le vélo et l’autobus sont des moyens de transport à part entière, au même titre que l’automobile.
Source : L’Express

Crédit photo : Ken Lambert – Seattle Times

Seattle : des rues nouvellement fermées au trafic de transit vont le demeurer

Dans la foulée du confinement, la plus grande ville de l’État de Washington a mis en place ces mesures temporaires afin d’offrir plus d’espaces sécuritaires aux enfants, piétons et cyclistes et ainsi éviter que les parcs ne deviennent surpeuplés. Or, Seattle vient d’annoncer qu’environ 30 km de ces rues, où seuls les véhicules de services, de transports collectifs et des résidents sont autorisés à circuler, vont demeurer tels dans l’avenir. Et d’autres pourraient même s’ajouter à la demande des citoyens. Ce serait la première fois, aux États-Unis, que des aménagements routiers mis en place pour répondre à l’urgence sanitaire deviennent permanents. Bien sûr, 30 km de rues partagées dans une ville de 750 000 habitants, ça ne représente qu’un modeste début. Toutefois, il s’agit d’un précédent d’une grande valeur symbolique. Parions que d’autres maires seront tentés de s’en inspirer comme, par exemple, François William Croteau de l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie…
Source : The Seattle Times

Connecticut : les stationnements vont faire place aux tables de restaurants

Le gouverneur du Connecticut vient d’édicter un arrêté qu’il aurait été impensable de mettre en place avant la pandémie. Il a levé toutes les exigences concernant le nombre minimal de places de stationnement, et ce, à la grandeur de l’État. Qui plus est, ce décret stipule qu’il n’est plus possible d’interdire la tenue d’activités prenant place sur des cases de stationnement. Cette mesure vise spécifiquement à faciliter, pour les restaurateurs, l’aménagement de « salles à manger » extérieures, et permettre aux détaillants de tenir des kiosques sur rue. Ceci pour faire en sorte que leurs clientèles puissent respecter les consignes de distanciation physique. En outre, certains permis qui autrefois étaient nécessaires seront abolis tandis que les procédures administratives seront accélérées. Voilà un autre des précédents qu’entraîne cette crise sanitaire. Reste à savoir si ces mesures vont demeurer permanentes. À suivre…
Source : Planetizen

Activité physique

Jouer pour aider les enfants en période de pandémie

Dans un numéro hors-série de la Revue préscolaire, les professeurs Christian Dumais, du Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), de même que ses collègues Krasimira Marinova et Roxane Drainville, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, proposent des activités conçues pour faire jouer les enfants dans les classes d’éducation préscolaire en tout respect des mesures d’hygiène. Les auteurs du document insistent, par ailleurs, sur l’importance cruciale du jeu, surtout en temps de crise. Ils rappellent que les enfants se voient soudain forcés de déployer de grands efforts d’adaptation pour répondre aux importants changements qu’entraîne la pandémie. Or, le jeu est d’autant plus essentiel que c’est un puissant antidote au stress en plus de servir de soupape de sécurité. Les trois signataires invitent même les enseignants et enseignantes à proclamer une urgence pédagogique. Même si le contexte actuel n’est pas des plus propices, ils affirment qu’il faut faire vivre le jeu dans la salle de classe pour le bien-être des enfants.
Source : NEO UQTR

Mobilité durable

Les États-Unis enregistrent une explosion des déplacements à vélos

Si cette image peut paraître excessive, il n’en demeure pas moins que l’organisation National Association of City Transport Officials n’a pas hésité à utiliser le terme. Depuis la baisse d’achalandage des transports collectifs en raison des craintes sanitaires et des consignes de distanciation physique, la bicyclette s’impose désormais comme un moyen de transport aussi efficace qu’hygiénique. Et c’est d’autant plus le cas avec toutes ces rues désertées par les voitures, quand elles ne leur sont pas tout simplement interdites. Jamais les cyclistes ne se seront sentis plus en sécurité. Mais au-delà de son statut de moyen de transport à part entière, la bicyclette connaît un engouement encore plus marqué à titre de loisir. Car elle est de plus en plus utilisée les fins de semaine. Et très largement par les familles pour qui les balades à vélos offrent une activité idéale afin que les enfants prennent de l’air et dépensent une partie de cette énergie dont ils ne semblent jamais manquer. Est-ce que cette redécouverte des vertus de la petite reine va se prolonger au-delà de l’après-confinement ? L’avenir le dira.
Source : The Guardian



Télécharger le PDF