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Survol de l’actualité : 1er octobre 2019

Le 1 octobre 2019

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Au menu cette semaine, les forêts sont à l’honneur tandis que le vapotage demeure sur la sellette et Oslo offre aux autres villes les ingrédients de sa recette pour devenir carboneutre !

Transport actif

Aide financière bonifiée pour les réseaux piétonniers et cyclables du Québec

Le Programme d’aide financière au développement des transports actifs dans les périmètres urbains (TAPU) sera reconduit jusqu’au 31 mars 2022. Pour l’année 2019-2020, un total de 16,5 millions de dollars sera accordé aux municipalités qui souhaitent accroître la part modale des déplacements actifs dans le but d’offrir de meilleures options à l’auto solo. Les MRC, arrondissements, municipalités ou OBNL qu’elles ont mandatés auront jusqu’au 8 novembre pour soumettre leur demande. Ce programme a été mis sur pied dans le cadre de la Politique de mobilité durable – 2030 (PMD 2030) en lien avec les objectifs véhiculés par le Plan d’action 2013‑2020 sur les changements climatiques (PACC 2013-2020) du gouvernement du Québec. Il est conçu pour servir d’outil d’accompagnement et d’incitatif afin d’aider les municipalités à augmenter l’offre d’infrastructures de transport actif.
Source : Vélo Québec

Santé et société

États-Unis : des adolescents témoignent pour dissuader d’autres étudiants de succomber à la cigarette

Plus de 80 % des fumeurs adultes ont goûté leurs premières cigarettes avant l’âge de 18 ans. D’où l’importance des campagnes de sensibilisation contre le tabagisme dans les écoles secondaires. Des chercheurs de l’Université du Texas ont voulu voir si de tels messages, mais cette fois véhiculés par des jeunes, plutôt que par des adultes, n’auraient pas plus de portée. Ils ont donc formé des adolescents pour qu’ils présentent des exposés, souvent basés sur leurs propres expériences en la matière, dans 107 classes de 9 écoles, pour un total de 2 257 étudiants au cours de l’année scolaire 2014-2015. Les chercheurs viennent de publier les résultats de leur étude. Et selon leurs analyses, en comparaison des jeunes des autres écoles, les étudiants qui ont participé à cette expérimentation courent 37 % moins de risques de prendre l’habitude du tabagisme. Bien sûr, l’avenir nous dira si l’influence bénéfique de ces « pairs » va perdurer dans le temps.
Source : Journal Métro

Le vapotage, déjà sur la sellette aux États-Unis, le devient au Québec !

Depuis un certain temps, les cas de maladies pulmonaires graves, aux conséquences parfois tragiques, se multiplient aux États-Unis. Si bien que les autorités, alertées par le phénomène, ont commencé à réagir pour mieux encadrer la vente des produits du vapotage. Premier à partir le bal, l’État du Michigan a décidé de bannir les produits aromatisés. L’état du Massachusetts, quant à lui, invoquant une urgence de santé publique, interdit temporairement la vente des cigarettes électroniques et des produits de vapotage tandis que la Californie, en attendant d’intervenir, urge ses citoyens de cesser immédiatement de vapoter, en particulier d’utiliser les produits de contrebande. Et tout récemment, le Québec confirmait un premier cas de maladie pulmonaire grave. Appelant à une grande prudence, le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, a rappelé que les jeunes, les femmes enceintes et les non-fumeurs devraient tout simplement s’abstenir de vapoter. À cet égard, dans une récente mise à jour, Santé Canada conseille aux Canadiens de surveiller l’apparition, chez eux, de symptômes de maladie pulmonaire et, le cas échéant, de consulter sans tarder un médecin.
Source : Santé Canada

Environnement

Oslo gère ses émissions de carbone avec la minutie d’un service comptable

La capitale de la Norvège s’est engagée à devenir carboneutre, d’ici 2030. Et ce n’est pas un vœu pieux ! Plutôt que de se fixer des objectifs lointains qui ne seront atteints, dans le meilleur des cas, que par d’autres élus, Olso se fixe un budget annuel de carbone qui est inscrit dans son cadre budgétaire annuel ! Autrement dit, la ville établit, chaque année, depuis 2016, un plafond de dépenses «  carbone » sous peine, en cas de dépassement, de présenter un bilan à l’encre rouge. Olso invite d’ailleurs les autres villes de la planète à suivre son exemple et s’inspirer de la marche à suivre qu’elle s’est imposée : déterminer des objectifs précis; calculer les plafonds « carbone » pour chacune des 4 années d’un mandat; identifier les stratégies de réduction à la source; mesurer les progrès à l’aide d’indicateurs fiables; communiquer les stratégies et les résultats à la population; faire du plafond « carbone » une priorité dans tous les services municipaux. Et la Ville d’Oslo de rappeler à toutes ses consœurs que, en matière de budget « carbone », le temps est venu de tenir une comptabilité exemplaire !
Source : FastCompany

Alimentation

Comment conduire les populations défavorisées à consommer plus de fruits et légumes ?

Afin de mieux rejoindre les plus démunis dans le but de les inciter à consommer des produits frais, il faut impérativement connaître leur réalité sur le terrain. L’Association québécoise de la distribution des fruits et légumes (AQDFL) a donc mandaté la chercheuse Geneviève Mercille, professeure au Département de nutrition de l’Université de Montréal, pour qu’elle documente le comportement de volontaires et détermine les contraintes qui influencent leurs choix alimentaires. Toutes des personnes qui, en raison des nombreux obstacles qui freinent leurs actions, sont le plus souvent en mode réaction plutôt qu’en mode planification. L’objectif étant de cerner les meilleures stratégies de communication pour cibler cette clientèle vulnérable. L’AQDFL finance d’ailleurs cette étude à même une enveloppe de 400 000 $ que lui a octroyé le gouvernement québécois, dans le cadre de la Politique gouvernementale de prévention en santé (PGPS), pour le déploiement du Mouvement J’aime les fruits et légumes. À suivre…
Source : La Terre de chez nous

L’alimentation des Américains s’améliore… très lentement…

C’est la bonne nouvelle. La seule d’ailleurs que recèle une récente étude publiée dans le Journal of the American Medical association. Les Américains, de 1999 à 2016 ont consommé presque 3 % moins d’aliments ultra-transformés avec des sucres ajoutés et légèrement augmenté les parts de grains entiers et de noix. Cela dit, 42 % des calories qu’ils ingèrent proviennent des grains raffinés, des féculents et des sucres ajoutés. Autrement dit, nos voisins succombent encore trop souvent à la tentation des aliments ultra-transformés, particulièrement les 50 ans et plus, de même que les personnes issues des communautés ethniques, celles moins éduquées et plus démunies. Un constat qui pourra servir à mieux orienter les messages en matière de saine alimentation. Quant aux recommandations, elles demeurent les mêmes : se tourner vers les fruits et légumes congelés hors saison et les conserves de légumineuses ou de poisson; éviter les ultra-transformés autant que faire se peut; éliminer les aliments et boissons contenant des sucres ajoutés; redécouvrir le goût de cuisiner à la maison. On ne le répétera jamais assez !
Source : CNN

Aménagement

Le Grand Montréal à l’ombre des grands arbres

Voilà une bonne nouvelle que nous apprend un bulletin de l’Observatoire du Grand Montréal. Les cimes des arbres, qui composent la canopée, se déploient aujourd’hui sur de plus grandes superficies qu’en 2011. Elles couvraient alors 24,9 % du Grand Montréal, une proportion qui atteignait 26,2 % en 2017. Cette augmentation compense non seulement les pertes attribuables aux ravages de l’agrile du frêne, mais aussi le déboisement occasionné par l’agriculture, le développement urbain et industriel. À cet égard, 4 des 82 municipalités de la région ont vu leur indice de canopée décroître : Mirabel, Montréal-Est, Saint-Amable et Saint-Mathieu. En résumé, depuis 2011 la canopée a gagné plus de terrain (12 563 ha) qu’elle n’en a perdu (7 551 ha), et ce, au profit des agglomérations, alors que dans les zones agricoles, l’ombre se fait toujours plus rare.
Source : Les Versants

Changements climatiques : miser sur les forêts

Dans la foulée des nombreuses marches pour le climat, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Pierre Dufour, a tenu à souligner l’importance du rôle que peuvent jouer les forêts dans la lutte contre les changements climatiques. Et le ministre ne fait pas référence ici aux nombreux services environnementaux que nous rendent les forêts urbaines. Il s’agit plutôt de la capacité des forêts exploitées à séquestrer le carbone. Car le bois, lors de sa « production », génère moins de gaz à effet de serre que tout matériau du même usage. Sauf que, à la fin de leur vie, ils vont relarguer tout ce carbone accumulé. D’où l’intérêt de récolter le bois, avant qu’il se dégrade, pour le transformer en matériau de construction. Autrement dit, rappelle le communiqué, une forêt bien aménagée contribue concrètement à la lutte contre les changements climatiques. Une pratique qui, en plus, peut nous aider à construire des bâtiments plus verts…
Source : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs



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