En rafale

Survol de l’actualité : 2 juin 2020

Le 2 juin 2020

Au menu cette semaine, l’université buissonnière à Sherbrooke, le gigantesque plan de relance verte de l’Europe, et lancement du mouvement « À vos masques, prêts, sortez ! »

Déconfinement

L’Université de Sherbrooke songe à l’aménagement de classes extérieures

La pédagogie en plein air et les classes extérieures sont en plein essor dans le monde scolaire. Mais, habituellement, on en vante les vertus au bénéfice des élèves du primaire ou du secondaire. Sauf que, consignes de distanciation physique obligent, l’Université de Sherbrooke étudie la possibilité de tenir, à la rentrée d’automne, des classes extérieures qui vont permettre aux étudiants, notamment les nouveaux, de vivre une dynamique presque « normale » de campus universitaire. Plusieurs sites sont présentement à l’étude pour caractériser leur potentiel en fonction de différents types d’enseignement. L’université mise ici sur une approche hybride combinant des apprentissages en virtuel et en présentiel, ce que les classes extérieures faciliteraient grandement. Et si plusieurs de ces sites seront aménagés sur une base temporaire, il n’est pas exclu que certains deviennent permanents. Après tout, si la pédagogie en plein air est bonne pour les enfants, elle devrait l’être tout autant pour des universitaires !
Source : La Tribune

Activité physique

velo enfant

Saint-Bruno : le jeu libre maintenant autorisé dans l’ensemble des rues résidentielles

Toutefois, la demande doit d’abord être faite par un citoyen qui peut compter sur le soutien d’au moins cinq voisins. Par la suite, la Ville vérifiera l’admissibilité de la demande en fonction, notamment, du débit journalier de la circulation et du degré de pente de la rue. Le cas échéant, tous les résidents de la rue concernée seront sondés. Pour que le projet voit le jour, les deux tiers d’entre eux devront l’appuyer. Bien entendu, le jeu, bien que libre, doit se conformer à certaines règles. Les participants doivent respecter la quiétude des voisins, et une plage horaire qui s’étend de 7 h à 21 h, tout en faisant preuve de courtoisie à l’égard des autres usagers de la chaussée. On doit noter que pour cette année, la Ville ne compte mettre en place que dix de ces rues. Alors il faut se hâter de déposer sa demande qui sera traitée selon le principe du premier arrivé premier servi…
Source : Ville de Saint-Bruno

Agroalimentaire

La COVID-19 pourrait propulser la révolution numérique de l’agriculture, pour le meilleur ou pour le pire…

 La pandémie a mis en lumière la grande dépendance de nos systèmes d’approvisionnement alimentaire à l’égard de l’économie mondialisée. C’est bien sûr aussi le cas en Europe. Or, l’Union européenne paraît décidée à pallier ce problème, dans l’après-COVID-19, par des investissements massifs en agriculture numérique. En effet, le « digital farming » est souvent présenté comme la réponse aux enjeux de l’agriculture moderne : utilisation risquée des pesticides; besoins de l’alimentation de proximité; changements climatiques; développement durable; etc. Mais, d’autres voix se font entendre, redoutant les possibles dérives de ce virage numérique. En effet, puisque l’agriculture numérique implique l’acquisition massive de données et leur accès pour fin de traitement, ils craignent que les producteurs agricoles ne tombent ensuite sous le joug des producteurs de semences, d’engrais, de pesticides, voire des grands distributeurs alimentaires. Un dossier à suivre là-bas comme chez nous…
Source : EURACTIV

Développement durable

Le G20 sommé de piloter une reprise viable des activités

Une lettre, signée par 200 organisations en santé, et représentant plus de 40 millions de professionnels, vient d’être envoyée aux dirigeants des 20 nations qui contrôlent 90 % de l’économie mondiale. Tout en leur rappelant que la crise actuelle aurait pu être moins aiguë, voire évitée, s’ils s’étaient mieux préparés pour affronter une pandémie, les signataires les préviennent que la relance des activités économiques ne doit surtout pas viser un retour à la normale. Le « business as usual » n’est pas une option. Sachant que la pollution atmosphérique entraîne chaque année sept millions de décès prématurés, sans oublier les émissions de gaz à effet de serre, les États doivent cesser d’investir des milliards de dollars dans les énergies fossiles comme ils le font actuellement, pour plutôt favoriser l’essor des énergies vertes. Une économie vraiment saine ne doit pas permettre que l’on continue à polluer l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons. Car la santé humaine est entièrement tributaire de la santé de la planète.
Source : RTL Luxembourg

Plantyflix propose des abonnements pour réduire votre empreinte numérique

En 2019, on estimait que la consommation d’énergie associée au visionnement de vidéo à la demande avait généré plus de 300 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions d’un pays comme l’Espagne. Or, depuis le confinement, le trafic Internet a bondi de 25 %, en grande partie à cause des plateformes de vidéo en ligne. Afin de soulager la conscience coupable des cinéphiles et des amateurs de séries, une jeune pousse allemande a mis sur pied le service Plantflix. On offre à l’éventuel abonné la possibilité de choisir l’un des trois forfaits mensuels, en fonction de ses habitudes de consommation, qui vont lui permettre de compenser son empreinte numérique par la plantation d’arbres. Grâce à un partenariat avec l’ONG Eden Reforestation Projects, les deux fondateurs de Plantflix visent la plantation d’un million d’arbres à travers différents pays d’ici la fin de l’année. Pour le moment, ce service est offert en Europe, aux États-Unis et en Australie. À suivre…
Source : WeDemain

Le pacte vert pour l’Europe au cœur de la relance du vieux continent

La Commission européenne planche actuellement sur un gigantesque plan de relance estimé entre 1 000 et 2 000 milliards d’euros ! Un plan qui place au cœur de ses priorités les actions en faveur du climat et qui risque bien d’accélérer la mise en place du pacte vert pour l’Europe adopté en 2019. La crise de la COVID-19 a en effet mis en évidence la vulnérabilité des sociétés et de leurs économies, lesquelles ont été d’autant plus durement touchées qu’elles s’y étaient mal préparées malgré les nombreux avertissements. Cette leçon chèrement acquise fait la démonstration qu’il est plus crucial que jamais de se préparer, et dès maintenant, à relever les défis climatiques et ceux liés à l’environnement. Bruxelles va donc investir massivement dans la rénovation des édifices pour les rendre plus efficients, dans les transports pour les décarboniser, dans les énergies vertes et dans l’économie circulaire. Au rythme où semblent aller les choses, l’Europe pourrait bien devenir carboneutre avant l’échéance de 2050 fixée dans son pacte vert.
Source : FastCompany

COVID-19

Activité physique : les Québécois privilégient leur domicile et les rues avoisinantes

Un peu partout au Québec, les villes mettent en place des mesures pour offrir plus d’espaces publics aux enfants, aux piétons et aux cyclistes. De Montréal, qui planifie l’ajout de 200 km de voies piétonnes et cyclables temporaires, en passant par Saint-Bruno-de-Montarville qui autorise le jeu libre dans la rue, ou Lachute qui installe des corridors sécuritaires, jusqu’à Gatineau qui caresse le rêve de redevenir une ville vélo, les initiatives se multiplient. Et elles sont amplement justifiées, comme le confirme un sondage commandé par la Coalition sur la problématique du poids (Coalition Poids). Interrogés sur les lieux de prédilection où ils pratiquent des activités physiques, les Québécois ont dit privilégier à 72 % leur domicile, suivi à 65 % de la voie publique, autrement dit les rues, ruelles, trottoirs à proximité de chez eux. D’où l’importance pour les villes, rappelle la Coalition Poids, de s’adapter aux exigences de la distanciation physique en repensant les aménagements urbains de proximité de façon à valoriser au maximum l’activité physique.
Source : Coalition sur la problématique du poids

Lancement du mouvement « À vos masques, prêts, sortez ! »

La MRC de La Vallée-du-Richelieu (MRCVR) souhaite encourager la population à porter un couvre-visage dans les lieux publics pour diminuer le risque de transmission et pour protéger son économie. On doit d’ailleurs cette initiative à la Table de développement économique de la Vallée-du-Richelieu qui mobilise déjà de nombreux partenaires. Sur la page COVID-19 du site Web de la MRCVR, on trouve, entre autres, la liste des entreprises de la région qui vendent des couvre-visages et du matériel de protection individuelle. Pour lancer la campagne, la mairesse de Beloeil et préfète de la MRC de La Vallée-du-Richelieu, Diane Lavoie, s’est entourée des quatre députés du territoire : Simon Jolin-Barrette, député de la circonscription de Borduas et ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du gouvernement du Québec, Jean-François Roberge, député de la circonscription de Chambly et ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du gouvernement du Québec, Stéphane Bergeron, député de la circonscription de Montarville et Xavier Barsalou-Duval, député de la circonscription de Pierre-Boucher – Les Patriotes – Verchères. Sauriez-vous les reconnaître ?
Source : Le Contrecourant

Rue Wellington (Groupe CNW/Ville de Montréal – Arrondissement de Verdun)

Verdun : 21,5 km de voies sécuritaires pour piétons, cyclistes et commerçants

Il est rare que la fermeture annoncée d’une rue à la circulation automobile ne déclenche pas l’ire des commerçants, mais la crise sanitaire a entraîné le changement de bien des habitudes… Ainsi, à compter du 6 juin, et à la satisfaction générale, un tronçon de la rue Wellington deviendra piétonnier, ce qui permettra aux commerces qui ont pignon sur rue d’utiliser l’espace public afin de mieux servir leur clientèle. L’arrondissement va aussi aménager cinq vélorues sur lesquelles les voitures pourront circuler, à condition d’accorder la priorité aux cyclistes. À cela s’ajoutent 13 tronçons de rues familiales et actives qui seront interdites au trafic de transit. Seuls seront autorisés les véhicules des résidents, des services d’urgences et de livraison. Enfin, le jeu libre est désormais autorisé dans 42 rues, et ce, de manière permanente. D’ici la fin de l’été, des panneaux de signalisation Ralentissez – Jeux libres autorisés sur cette rue seront installés aux endroits désignés. Et d’autres peuvent rues se rajouter à la liste. Il suffit que des citoyens en fassent la demande en communiquant au 311, par téléphone ou par courriel. Alors, à vos masques, prêts, sortez jouer !