En rafale

Survol de l’actualité : 23 juin 2020

Le 23 juin 2020

Au menu cette semaine, le plan métro d’un réseau cyclable, les pandémies causées par la destruction de la nature et un outil pour connaître l’achalandage des autobus.

Alimentation

La pandémie exacerbe l’insécurité alimentaire des étudiants du postsecondaire

De nombreux étudiants ont perdu leur emploi dès le début du confinement, en plus d’être privés des services alimentaires de leurs campus. Bien entendu, les universités et les organisations étudiantes se sont vite mobilisées pour parer au plus urgent. Or, si les impacts de la COVID-19 sont particulièrement notables dans la population étudiante universitaire, c’est parce que l’insécurité alimentaire y sévissait déjà avant la crise. Elle touchait déjà de 30 à 40 % des étudiants, une proportion plus grande que dans la population en général. Une réalité qui d’ailleurs frappe plus durement les étudiants étrangers, les autochtones ainsi que ceux issus des minorités visibles. Les mesures transitoires mises de l’avant pour contrer la crise actuelle devront déboucher sur des solutions à long terme afin d’offrir les conditions nécessaires à la réussite académique de nos jeunes et surtout garantir l’égalité des chances. Car même les programmes de prêts n’offrent pas nécessairement de protection contre l’insécurité alimentaire. Outre le volet du revenu des étudiants, les campus devront donc revoir de fond en comble leur offre alimentaire pour la rendre plus abordable, quitte à la considérer comme un service essentiel.
Source : Affaires universitaires

Le gouvernement canadien lance un programme de récupération des surplus alimentaires

La pandémie a grandement perturbé certains secteurs de la filière alimentaire, si bien que des producteurs se retrouvent avec des stocks d’aliments qu’ils ne peuvent écouler. Par ailleurs, la pandémie a aggravé l’insécurité alimentaire de nombreux ménages canadiens, ce qui accroît les demandes d’aide en nourriture. Le Programme de récupération de surplus alimentaire a donc pour double objectif d’éviter le gaspillage alimentaire tout en venant en aide aux populations plus vulnérables. Il est conçu pour récupérer des aliments excédentaires, frais ou congelés, ou qui nécessitent une transformation parce qu’ils sont périssables. Les organisations qui peuvent se prévaloir du programme sont les transformateurs, distributeurs, organismes de services alimentaires, administrations et organismes régionaux et municipaux, dont les écoles ou les conseils scolaires. Tous devront être en mesure de satisfaire aux exigences logistiques qui permettent, au final, de redistribuer ces aliments aux personnes dans le besoin.
Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada

Aménagement

Chine : un tout nouveau quartier de la ville Shenzhen sera sans voiture

Considérée comme la « Silicon Valley of China », Shenzhen abrite, entre autres, le siège social de Tencent, la plus grande entreprise du pays spécialisée dans les services internet et mobiles. Une compagnie qui a les moyens de ses ambitions puisqu’elle s’apprête à construire un quartier au complet d’une superficie d’environ 6 km2. Un quartier aménagé pour les humains et fermé au trafic automobile. Outre de nouveaux bureaux pour la compagnie, la Net City, comme on l’appelle, comprendra de nombreux logements, des écoles, des places de marché et plusieurs parcs. Contrairement à la plupart des villes, dont la moitié de l’espace sert aux rues et aux stationnements, Net City donnera la priorité aux piétons, aux cyclistes et aux espaces verts. La réalisation de cette utopie urbaine est bien sûr facilitée par le fait que son promoteur sera le principal employeur du quartier. Si bien que les travailleurs n’auront nul besoin d’une voiture pour se rendre à leur bureau. Et bien que Net City est en quelque sorte un « campus corporatif », elle pave la voie d’un nouvel urbanisme à échelle humaine.
Source : FastCompany

Mobilité durable

Le réseau cyclable de Québec représenté comme un plan de métro

Ceci n’est pas une carte officielle, mais plutôt l’œuvre d’un designer graphique, Vincent Bissonnette, qui a voulu répondre à un défi lancé sur les réseaux sociaux. Sa représentation épurée, minimaliste, est typique des nombreux plans de métro à travers le monde qui, à l’instar de celui de Montréal, font l’économie des caractéristiques géographiques. On doit d’ailleurs à un certain Harry Beck le premier de ces plans schématiques. Employé de la société des transports de Londres, il s’était dit que, le réseau étant souterrain, inutile donc d’indiquer sur la carte les habituels repères physiques en surface. Malgré le scepticisme de ses employeurs, son initiative personnelle a tout de même été présentée au public qui s’en est rapidement entiché. Nous sommes donc en droit de nous demander si le travail graphique que Vincent Bissonnette a réalisé, lui aussi durant ses temps libres, connaîtra la même fortune que celui de Harry Beck. Quoique, dans une ville aux côtes si nombreuses, l’indication des accidents de terrain, pour les cyclistes, n’est sans doute pas superflue…
Source : Le Soleil

Des cyclistes lettons ont démontré par l’absurde tout l’espace qu’ils gagnent sur la route

Exceptionnellement, nous vous proposons une actualité vieille de six ans, parce qu’elle vaut assurément le détour. À Riga, capitale de la Lettonie, le 22 septembre 2014, incidemment la Journée sans voiture, des cyclistes se sont rendus à leur travail harnachés d’une structure faite de bambous. Cette sorte d’exosquelette surdimensionné servait à délimiter le volume moyen de la carrosserie d’une voiture, et donc l’espace qui lui est nécessaire d’occuper sur la chaussée. Le groupe de cyclistes a ainsi créé un cortège de voitures fantômes qui se sont ajoutées à toutes celles bien réelles de l’heure de pointe matinale pour ainsi accroître la congestion routière. Ces impavides Lettons n’ont pas craint de braver une froide pluie d’automne pour réaliser leur démonstration avec un naturel empreint de désinvolture, comme on peut le constater sur cette délicieuse vidéo à la fois décontractée et un brin moqueuse.
Source : CityLab

Agriculture urbaine

Québec : une ferme maraîchère s’implante au bassin Louise

Les Urbainculteurs viennent de lancer le projet pilote qui pourrait devenir la plus grande ferme à vocation sociale et pédagogique du Québec. Cette année, ils installent 20 bacs de 50 pieds de long sur la dalle de béton où, jusqu’à sa démolition, en décembre dernier, était érigé l’édifice de l’ancien marché du Vieux-Port. Huit de ces bacs feront office de jardins communautaires tandis que les 12 autres serviront à faire pousser des légumes destinés aux organismes communautaires qui luttent contre l’insécurité alimentaire. Dans les années à venir, toute la superficie de la dalle, sauf pour une allée centrale, sera occupée par de nouveaux bacs. L’objectif poursuivi est de produire localement une dizaine de tonnes de légumes par année. Et de le faire à faible coût afin de contribuer à l’accessibilité et l’abordabilité des produits frais des ménages à faible revenu. Une histoire à suivre…
Source : Le Soleil

COVID-19

Québec annonce une nouvelle phase de déconfinement sportif

Depuis hier, les infrastructures intérieures, de même que les plages publiques et privées sont de nouveau ouvertes. De plus, les matchs disputés dans le cadre de sports collectifs sont désormais autorisés, mais bien entendu dans le respect des directives de la Direction générale de la santé publique. À cet égard, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), en collaboration avec la Direction générale de la santé publique, a produit le Guide des normes sanitaires en milieu de travail pour le secteur des activités intérieures et extérieures de sport, de loisir et de plein air. C’est dire que les Québécois pourront reprendre leurs activités sportives de prédilection comme les camps de hockey, les clubs de gymnastique, les centres de conditionnement physique, etc. Toutefois, précise Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, ce retour graduel à la normale devra se faire prudemment pour tenir compte des ajustements apportés à la pratique de certaines de ces activités physiques, tel que recommandé par les autorités de santé publique.
Source : Éducation et Enseignement supérieur Québec

Les pandémies résultent de la destruction des environnements naturels

La COVID-19 n’a pas été causée par le pangolin ou la chauve-souris, mais bien par l’humain. Voilà ce que concluent les hauts dirigeants des Nations Unies et de l’Organisation mondiale de la santé dans un tout récent rapport. Ils reprochent aux différents gouvernements d’avoir ignoré, pendant des décennies, les multiples impacts du commerce illégal des animaux sauvages et de la dévastation des écosystèmes, en particulier forestiers. En conséquence, ils préviennent les États du monde entier que les risques de voir émerger de nouvelles maladies infectieuses provenant d’animaux, les zoonoses, sont plus élevés que jamais. Selon la cheffe du département de l’Environnement, aux Nations Unies, la COVID-19 est un signal d’alarme lancé à l’ensemble de l’entreprise humaine. Et la démonstration que nos systèmes économiques sont incapables de prendre en compte le fait que la santé humaine est indissociable de la santé environnementale. Il est urgent de revoir nos pratiques en profondeur et, dès maintenant, investir massivement dans la protection de l’environnement. Car les coûts de notre inaction seront, à moyen terme, astronomiques ! Il est encore temps de faire en sorte que l’entreprise humaine ne soit pas un actif échoué.
Source : The Guardian

Laval : un outil pour connaître le taux d’achalandage des autobus

Dans le contexte de la crise sanitaire, la Société de transport de Laval innove en offrant à sa clientèle la possibilité de connaître le nombre de passagers à bord de ses autobus. Les usagers seront ainsi en mesure de prendre des décisions éclairées en fonction de leur niveau de confort en matière de distanciation sociale. L’outil, qui se base sur des données accumulées durant les cinq jours ouvrables qui précèdent, fournit une estimation du nombre de passagers à bord des autobus pour chacun des arrêts et à chaque heure. Il s’agit donc d’une approximation, ce qui signifie que l’achalandage réel pourra être supérieur ou inférieur, si les habitudes de déplacement des usagers changent pour une raison ou une autre. Et pour le moment, l’outil en ligne est offert en version bêta aussi bien sur les ordinateurs que les appareils mobiles. Il sera continuellement bonifié en vertu des commentaires des clients. Bien entendu, la STL recommande à sa clientèle, peu importe le niveau d’achalandage, de porter un couvre-visage à bord de ses autobus.
Source : L’Écho de Laval