En rafale

Survol de l’actualité : 23 mars 2020

Le 24 mars 2020

Au menu cette semaine, on encourage les gens à relever le Défi Santé malgré le confinement, on pèse les risques et bénéfices des déplacements à vélos et on évalue l’activité physique des jeunes.

En ces temps de pause forcée, nous sommes solidaires de cet effort collectif qui bouleverse nos vies. Et nous demeurons convaincus que notre société et notre monde vont traverser cette épreuve pour s’en sortir raffermis. C’est pourquoi nous continuons notre travail en guise de modeste contribution pour des jours meilleurs.

Santé et société

Une initiative citoyenne pour encourager l’approvisionnement local à l’heure de la distanciation sociale

Face à la crise sans précédent causée par la COVID-19, une nouvelle initiative citoyenne, Solution locale, invite tous les Québécois à soutenir leur économie locale en s’approvisionnant en aliments sains et en produits essentiels auprès des entreprises et commerces de proximité, en toute sécurité. Tout en aidant les petites entreprises à survivre, cette démarche vise également à soutenir la population confinée à la maison, tout spécialement les personnes âgées qui sont vulnérables. Pour les initiateurs de ce projet, il s’agit non seulement d’une manière de traverser la crise actuelle, mais également d’une occasion de rebâtir nos systèmes alimentaires, dans une perspective de développement durable.
Pour en savoir plus, lire notre article

Plus que jamais, participez au Mois Défi Santé

L’organisme Capsana tient à rappeler à la population que, en dépit de ces temps difficiles d’urgence sanitaire, le Mois Défi Santé est maintenu du 1er au 30 avril. Pendant quatre semaines, les Québécois seront invités à manger mieux, à bouger plus et à garder l’équilibre. Et pour mieux relever le défi, ils peuvent déjà s’y préparer en consultant les différents dossiers thématiques mis à leur disposition sur le site de Capsana. Tous les outils sont offerts gratuitement en ligne et accessibles via différentes plateformes comme Instagram, Twitter ou Facebook. Mais l’idéal est de s’inscrire à l’infolettre. Ensuite, pendant le mois d’avril, les participants pourront découvrir, chaque semaine, de nouveaux outils pratiques, des trucs et des astuces pour améliorer leurs habitudes de vie. Et surtout les conserver. Car le Défi Santé c’est aussi pour toute l’année. Ainsi que celles à venir.
Source : Capsana

Mobilité durable

Troisième Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière

C’est à peine imaginable aujourd’hui, mais les 19 et 20 février derniers, quelque 1 700 délégués de 140 pays étaient rassemblés à Stockholm, sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé, dans le but de se fixer un nouvel objectif mondial pour réduire les accidents routiers mortels d’ici 2030. On peut lire, dans ce que l’on appelle désormais la Déclaration de Stockholm, que 1,35 million de personnes meurent chaque année dans un accident de la circulation. Que ces collisions sont la principale cause de décès chez les enfants et les jeunes adultes âgés de 5 à 29 ans. Et que les prévisions estiment le nombre de morts et de blessés sur les routes à 500 millions, entre 2020 et 2030, soit l’équivalant d’une épidémie évitable… D’où la nécessité de diminuer de 50 % le nombre de morts et de blessés au cours de la prochaine décennie dans le cadre de l’initiative Vision Zéro d’ici 2050. Une déclaration que n’ont pas ratifiée les États-Unis.
Source : Union cycliste internationale

Déplacements à vélos : évaluation des risques et bénéfices

Des chercheurs du Royaume-Uni ont épluché une base de données de 230 390 navetteurs britanniques afin de comparer les risques d’accident entre les adeptes du transport actif et ceux qui utilisent le transport en commun ou la voiture. Résultats : 7 % des cyclistes ont été victimes de blessures au cours de leurs déplacements, contre 4,3 % pour les autres navetteurs. Toutefois, ces mêmes cyclistes courent 21 % moins de risques de souffrir de problèmes cardiovasculaires, sont 11 % moins enclins de recevoir un premier diagnostic de cancer et sont 12 % moins susceptibles de connaître une mort prématurée. Autrement dit, les bénéfices pour la santé qu’apporte la pratique du vélo dépassent largement les risques de blessures. Risques qui, par ailleurs, peuvent être réduits par de meilleurs aménagements cyclables.
Source : Université de Glasgow

Le vélo pour lutter contre la COVID-19 ?

Bogota, la capitale de la Colombie, vient d’aménager 76 km de voies cyclables temporaires, dont 23 km en une seule nuit. C’est dans le but express de diminuer le nombre d’utilisateurs des transports collectifs afin de ralentir la propagation du coronavirus et aussi pour améliorer la qualité de l’air. Selon la mairesse Claudia López, la bicyclette est un moyen de locomotion très hygiénique parfaitement adapté aux premières phases de la pandémie. C’est d’ailleurs le conseil que Bill de Blasio, maire de New York, avait donné à ses concitoyens au début de la pandémie. Malheureusement, à la différence de Bogota, il n’a pas fait aménager de nouvelles pistes cyclables. Or, les Newyorkais, le prenant au mot, ont accru leurs déplacements à vélo de 67 % entre le 1er et le 11 mars, ce qui s’est ensuite traduit par une hausse des blessures de 43 %. Ceci explique cela.
Source : Planetizen

Activité physique

Activité physique des jeunes Québécois de 12 à 17 ans

Dans une récente étude, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) révèle que 41 % des jeunes de 12 à 17 ans atteignaient le niveau recommandé d’activité physique durant leurs temps libres. Environ 22 % étaient moyennement actifs et 37 % étaient peu ou pas actifs. L’étude permet par ailleurs de constater que les garçons (46 %) étaient plus actifs que les filles (35 %) et que les filles peu ou pas actives étaient plus nombreuses (42 %) que les garçons (33 %). Lorsque l’on compare les niveaux d’activité physique sur les périodes de 2003 à 2013-2014, on constate que la proportion d’actifs chez les 12-17 ans est demeurée stable. Par contre, la proportion des « moyennement actifs » a diminué, pour passer de 28 % à 22 %. Et donc, celle des « peu ou pas actifs » a augmenté, pour passer de 31 % à 37 %. Ce qui démontre, souligne l’INSPQ qu’il faut maintenir, voire augmenter les efforts pour que nos jeunes soient physiquement plus actifs.
Source : Institut national de santé publique du Québec

Agroalimentaire

Interventions de l’État souhaitées en faveur d’une saine alimentation

Alors que l’épidémie d’obésité entraîne des coûts de santé toujours plus élevés, de nombreux gouvernements demeurent frileux à l’idée de mettre en place des interventions pour encourager de saines habitudes alimentaires. Certains craignent même d’être traités de « gouvernemaman ». C’est le cas de l’Allemagne. Or, une étude de l’Université de Göttingen montre au contraire l’acceptabilité sociale de ces mesures. Globalement, 63,4 % de la population soutient de telles mesures, alors que seulement 11,2 % s’y opposent et 24,4 % expriment leur indifférence. La mesure la plus populaire touche l’utilisation d’un code de couleurs pour indexer facilement la valeur nutritive des aliments. Ensuite, l’interdiction de la publicité de malbouffe ciblant les enfants reçoit une bonne approbation. Enfin, la taxe sur les aliments trop riches en sel, en sucre et en gras entraîne des réactions plus mitigées, à moins qu’il soit clairement expliqué aux consommateurs que ses revenus vont servir à subventionner les aliments sains.

Source : EurekAlert