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Survol de l’actualité : 26 novembre 2019

Le 26 novembre 2019

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Au menu cette semaine, un nouveau quartier pour résidents sans automobile privée, une super trottinette électrique durable et une jeune épicerie zéro déchet.

Mobilité durable

Les cyclistes montréalais toujours plus nombreux à braver l’hiver

Une réalité prise en compte par la métropole qui déneige désormais 76 % de son réseau en privilégiant d’abord les axes qui servent aux déplacements. En effet, le 24 % des pistes qui ne sont pas entretenues l’hiver courent surtout dans les parcs et les quartiers résidentiels. Cela dit, les arrondissements poursuivent leurs efforts pour améliorer les méthodes de déneigement et surtout de déglaçage, conscients que l’utilisation de sel n’est pas l’idéal pour la mécanique des bicyclettes. D’après Vélo Québec, quelque 100 000 personnes continuent d’enfourcher leur monture durant l’hiver, sans pouvoir toutefois en préciser la fréquence. Or, si l’enjeu du déneigement est bien réel, un porte-parole de la Ville souligne que Montréal reçoit, en moyenne, chaque année, 5 bonnes bordées de neige. Le reste du temps, la chaussée demeure dégagée. C’est donc surtout le froid qui est le plus susceptible de freiner l’ardeur des cyclistes, auxquels il est conseillé d’adopter la méthode de l’oignon et se vêtir de plusieurs couches. Comme quoi le vélo est devenu un mode de transport à part entière à longueur d’année !
Source : Le Devoir

Ville de Québec : Guide de bonnes pratiques en mobilité durable

Destiné aux générateurs de déplacements, principalement les entreprises, et notamment celles localisées dans les parcs industriels, ce guide est le fruit d’une collaboration entre la Communauté métropolitaine de Québec et Mobili-T. Il propose 35 mesures, classées en fonction de 7 grands axes, afin d’aider les entreprises à offrir les conditions qui encouragent leurs employés à utiliser un cocktail de transports plutôt que l’autosolo. Qu’il s’agisse de la gestion interne des communications, l’aménagement de douches, l’installation de bornes de réparation pour les vélos, l’offre de stationnements privilégiés aux adeptes du covoiturage, le remboursement partiel du laissez-passer en transport collectif, le service de raccompagnement en cas d’imprévu, etc., ce guide recense les meilleures pratiques dans le domaine et les mesures incitatives ayant le plus d’impact. Et bien que le guide s’adresse d’abord aux générateurs de déplacements de la grande région de Québec et de Chaudière-Appalaches, nul doute qu’il pourra servir d’inspiration aux organisations qui, partout au Québec, souhaitent favoriser la mobilité durable auprès de leurs employés.
Source : Le Soleil

Un quartier où il ne sera pas possible de posséder une voiture automobile privée

La compagnie Culdesac va inaugurer, en 2020, un quartier totalement libre de voitures et pouvant héberger un millier d’habitants, avec ses restaurants, ses parcs, sa place de marché, son épicerie… Selon ses promoteurs, il s’agit d’une première mondiale qui, au surplus, verra le jour au pays par excellence de l’automobile. En effet, le projet de Culdesac sera construit à Tempe, une ville de banlieue au sud-est de Phoenix, en Arizona. Les rues asphaltées seront remplacées par des allées de pavés perméables ou recouvertes de granit concassé permettant néanmoins le passage des véhicules de service et de livraison. Puisque le quartier sera greffé à une station de train léger, ses résidents auront accès au centre-ville de Tempe, à l’aéroport et à l’Université de l’Arizona. Un service d’autopartage est prévu pour ceux dont les destinations ne sont pas desservies par le transport collectif. Et malgré tout, les cases de stationnement ne seront pas totalement exclues, du moins en périphérie, afin d’accommoder les visiteurs de passage, qu’il s’agisse d’amis, de membres de la famille ou de clients des différents commerces. Une fascinante expérience urbanistique qui, souhaitons-le, ne débouchera pas dans un cul-de-sac…
Source : FastCompany

Ménages recherchés pour le tournage de la saison 2 de Ma vie sans mon auto

Cette téléréalité propose un défi de taille : troquer les clés de sa voiture pendant 2 mois, de janvier à mars, et utiliser à la place toutes les options de transports disponibles pour ses déplacements. Les ménages recherchés peuvent se composer aussi bien d’un couple d’aînés, d’une famille avec ou sans enfant, d’une personne seule ou d’une bande de colocs. Seule autre exigence : accepter d’être filmé durant l’expérience. Bien sûr, les participants ne seront pas laissés à eux-mêmes. Ils recevront des formations sur mesure pour leur permettre de bien comprendre le fonctionnement des options à leur disposition, comme le transport en commun, l’autopartage, la bicyclette. Les participants, comme les personnes qui vont suivre la série sur les ondes de MAtv, ne doivent surtout pas sous-estimer l’ampleur du défi. La téléréalité sera en effet tournée à Québec, une ville de faible densité et de faible mixité qui compte le plus de kilomètres d’autoroutes par habitant en Amérique du Nord et qui est toujours plus dépendante de l’automobile. On souhaite bonne chance à tous les volontaires !
Source : Accès Transports Viables

Une super trottinette électrique durable et capable d’auto-diagnostic

Promises à un avenir radieux, les trottinettes électriques offrent certes de nombreux avantages, lesquels sont malheureusement amoindris par plusieurs défauts. Notamment au chapitre de la fiabilité, ce qui en réduit la durée de vie et met parfois en péril la sécurité des usagers. Une « entreprise dérivée » (spin-off) du Massachusetts Institute of Technology (MIT) vient de mettre au point une trottinette électrique, la Superpedestrian, capable de détecter ses défaillances avant même de tomber hors service. Bien sûr munie de capteurs, c’est son logiciel conçu sur mesure qui la distingue de la concurrence. Non seulement peut-il diagnostiquer en temps réel les composantes critiques de ces petits véhicules, dont certains utilisateurs abusent, mais il lui est en outre possible d’intégrer les différents règlements municipaux encadrant leur utilisation, comme la vitesse maximale ou les permissions de stationner. La jeune entreprise affirme donc que la Superpedestrian peut encaisser 2 500 cycles d’utilisation – c’est 10 fois plus que la moyenne de l’industrie – en plus d’offrir une remarquable autonomie de 90 km, soit une fréquence de recharge au 3 à 5 jours. À suivre…
Source : SmatCitiesDive

Aménagement

Interventions pour améliorer l’accessibilité à des commerces d’alimentation

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vient de publier un rapport qui présente, dans un premier temps, une synthèse des écrits scientifiques selon laquelle les interventions qui conduisent à l’implantation d’un supermarché ou d’épicerie dans un secteur qualifié de désert alimentaire seraient prometteuses. Impacts qui sont plus difficiles à évaluer dans le cas des marchés mobiles, des marchés publics ou des petits kiosques maraîchers. D’autre part, le rapport fait un survol des initiatives québécoises entourant des interventions modifiant l’accessibilité géographique à des commerces d’alimentation et leurs impacts sur les comportements alimentaires, le poids corporel et la santé. Les interventions les plus souvent rapportées touchent l’établissement de marchés publics saisonniers, suivies des commerces alimentaires ou des jardins communautaires et de services pour faciliter l’accès physique, comme les transports. Les auteurs proposent la mise en place de partenariats entre, par exemple, les secteurs privés, les organismes communautaires, les municipalités pour la réalisation d’interventions efficaces destinées à l’amélioration des environnements alimentaires.
Source : INSPQ

5 bonnes raisons d’aménager encore plus de parcs et d’espaces verts

La liste des bénéfices que nous apportent les espaces verts, et tout particulièrement la présence d’arbres, ne cesse de s’allonger. Une récente et imposante méta-analyse, publiée dans The Lancet Planetary Health, montre qu’ils sont associés à une diminution des décès prématurés, toutes causes confondues ! D’ailleurs, 127 médecins québécois viennent de signer une lettre dans laquelle ils pressent le gouvernement d’investir de manière substantielle dans le verdissement au nom de la santé et du bien-être de la population. Ces derniers considèrent que l’on devrait faire passer, en milieu urbain, la voûte de feuillage (canopée) de 20 % de la superficie actuelle à 40 %. Et comme, à ce chapitre, ce sont le plus souvent les secteurs les plus riches qui sont les mieux dotés, en toute équité, donc, la plantation d’arbres devrait être privilégiée dans les quartiers les plus défavorisés de nos villes.
Pour en savoir plus, lire notre article

Santé et société

Une jeune épicerie zéro déchet : la consigne, c’est la consigne !

Qui se souvient de l’époque où le laitier livrait ses pintes de lait à la porte des demeures, tout en reprenant les bouteilles vides ? C’est un peu le principe de fonctionnement de la jeune épicerie BocoBoco, mais qui, modernité oblige, repose aussi sur l’achat en ligne. Tous ses produits sont donc livrés à domicile dans des bocaux ou des sacs consignés qui sont donc récupérés lors de chaque visite. Mais BocoBoco, c’est encore plus. Ce sont des produits biologiques provenant de fournisseurs locaux, donc en circuits courts, ce qui réduit les besoins de stockage comme les pertes alimentaires. Et c’est aussi une cuisine collaborative, ce qui permet de réduire les coûts des préparations et de rendre les produits plus accessibles. La petite entreprise, récompensée par la Ville de Montréal, dans le cadre du concours Zéro Déchet, va investir une partie de la récompense de 50 000 $ dans l’achat d’une flotte de vélos-cargos qui vont s’ajouter aux véhicules de Communauto utilisés pour la livraison. Bref, la consigne, c’est l’environnement !
Source : Novae

Alimentation

Marketing alimentaire ciblant les ados sur les réseaux sociaux : combien aiment ?

Une étude révèle que 70 % des 13 à 17 ans, aux États-Unis, interagissent avec des marques de breuvages et de produits alimentaires présents sur les réseaux sociaux et que, dans 93 % des cas, il s’agit de malbouffe. Pour les auteurs de l’enquête, cela démontre que l’industrie a bien appris à utiliser les réseaux sociaux afin de mieux cibler les jeunes. Et quelle aubaine pour ces géants de l’alimentation ! Car la plus grande partie du travail de diffusion des messages est assurée par les jeunes eux-mêmes qui les partagent dans leurs groupes d’amis ! Donc, pour un investissement minimal, l’impact est maximal. Par contre, c’est une très mauvaise nouvelle pour les parents de jeunes qui s’efforcent, à la maison, de créer des environnements favorables à la saine alimentation. La majeure partie de leur travail est annulée par le bombardement publicitaire auxquels les jeunes sont soumis et se soumettent…
Source : EurekAlert



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