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Survol de l’actualité : 27 avril 2021

Le 27 avril 2021

Au menu cette semaine, l’arrêt de bus le plus désolant d’Amérique, immatriculation des trottinettes à Calgary et des vignes sur toit grâce à des bouteilles de vin

Alimentation

Des étiquettes de prix électroniques pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Dès que les aliments frôlent la limite de leur « durée de conservation », les marchands s’empressent de les retirer des tablettes. Des invendus qui occasionnent beaucoup de gaspillage alimentaire. Certains détaillants leur accolent parfois une étiquette spéciale pour en abaisser le prix. Mais, ainsi stigmatisés, ils ne trouvent pas nécessairement preneurs. La solution à ce problème pourrait bien passer par l’adoption d’une tarification dynamique. Grâce à des algorithmes qui contrôlent l’affichage des étiquettes électroniques placées sur les tablettes, les prix sont ajustés à la baisse au fur et à mesure que s’allonge le séjour des produits en magasin ou même en fonction des stocks disponibles. Plus besoin pour les marchands de déplacer les produits dans une section à prix spéciaux, souvent boudée par les consommateurs. Grâce à cette sorte d’équilibrage de l’offre et la demande en temps réel, la tarification intelligente offre aux consommateurs la possibilité d’optimiser leurs achats. Et, surtout, d’éviter du gaspillage alimentaire.
Source : Fast Company

Le temps-écran influence les habitudes alimentaires chez les enfants

De nombreuses études ont montré les effets délétères d’une trop grande exposition aux écrans. Plus les enfants leur consacrent du temps, plus ils risquent d’être sédentaires, de manquer de sommeil, ou de souffrir de problèmes de santé mentale. Une récente étude associe désormais une plus grande utilisation des ordinateurs, téléphones mobiles, télévisions et jeux vidéo à une dégradation des habitudes alimentaires chez les enfants et les adolescents (8 à 16 ans). L’étude, menée auprès de 3 333 jeunes qui fréquentent 244 écoles de partout en Espagne, montre que l’utilisation accrue d’écrans est associée à une diminution de la consommation de fruits, légumes, légumineuses, poissons et noix, à la base du régime méditerranéen, aliments qui sont remplacés par les boissons sucrées, les sucreries et la restauration rapide. Les chercheurs n’ont pas déterminé les causes possibles d’un tel constat, mais ils avancent que la publicité de malbouffe ciblant les enfants pourrait jouer un rôle, de même que l’habitude de manger tout en étant occupé à faire autre chose. Par ailleurs, il ressort de cette étude que les garçons, peu importe leur groupe d’âge, utilisent significativement plus les écrans que les filles. Une donnée qui doit être prise en compte dans les stratégies de gestion du temps-écran.
Source : EurekAlert

Cégep de Victoriaville : vers un approvisionnement en produits bioalimentaires québécois

Le Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA), une entité collégiale de transfert technologique en pratique sociale novatrice affiliée au Cégep de Victoriaville, aura pour tâche de coordonner une démarche permettant d’accroître l’approvisionnement en produits bioalimentaires québécois dans les institutions de la MRC d’Arthabaska. Et, pour ce faire, le CISA s’affaire déjà à rassembler les acteurs de tout l’écosystème de l’approvisionnement institutionnel : producteurs, transformateurs, distributeurs, et consommateurs. Ensemble, ils devront identifier les défis à relever de manière à coconstruire les bonnes pratiques pour ensuite les transférer aux autres institutions du territoire. Pour le moment, outre le Cégep, trois autres organisations participent au projet : la Villa Saint-Georges, le CPE La petite école et le collège Clarétain, tandis que plusieurs autres ont manifesté leur intérêt, notamment la MRC d’Arthabaska, le CIUSSS MCQ. Voilà une stratégie d’achat local dont il faudra suivre l’évolution.
Source : Portail du réseau collégial du Québec

Aménagement

Concours de l’arrêt d’autobus le plus désolant d’Amérique du Nord !

Et le gagnant est… la ville de Québec ! Un fait d’armes dont la Capitale-Nationale se serait sans doute bien passée, en dépit du fait qu’elle a tout de même damé le pion à la ville de New York. En effet, la grande finale de ce fameux concours satirique organisé par Streetblog opposait, cette année, un arrêt de bus sur Brielle Avenue, à Staten Island, à celui sur la rue Frank-Carrel de Québec. Bien que le premier soit surnommé « Staten Island Murder Shed » par les Newyorkais, l’arrêt de bus québécois s’est distingué par son absence d’abri, de banc, situé en pleine désolation et qui oblige les usagers, décidément téméraires, à s’asseoir soit en bordure de la rue, du côté sud, soit contre un garde-fou, du côté nord. Et, comble d’ironie, cet infâme arrêt de bus est entouré de concessionnaires automobiles ! Ce qui a poussé les responsables de Streetblog à le surnommer « Car Dealership Catastrophe ». À noter que ce n’est pas la première fois qu’une ville canadienne arrive en tête de ce palmarès, Vancouver s’étant mérité cet insigne déshonneur en 2018. Mais, jamais auparavant, une ville « non-anglophone », peut-on lire sur le site de Streetblog, n’avait réussi cet exploit.
Source : Streetblog

Vancouver : un projet pilote de « rues scolaires »

Depuis le 12 avril, et jusqu’au 7 mai, on ferme à la circulation automobile les tronçons de rue qui bordent trois écoles de Vancouver. Bien entendu, on souhaite, par cette mesure, rendre leur voisinage plus sécuritaire. Mais on veut aussi encourager les élèves et leurs parents à se déplacer différemment afin de se rendre à l’école, aussi bien à vélo, à pied ou par tout autre moyen de transport, à l’exclusion des véhicules motorisés. Outre la promotion du transport actif, les directions scolaires visent aussi l’amélioration de la qualité de l’air. Elles constatent, notamment, que depuis le début de la pandémie, les parents sont plus nombreux à venir reconduire en voiture leurs enfants à l’école. Cela dit, dans l’une de ces trois écoles, 75 % des parents d’élèves ont voté en faveur de la mise en place du projet pilote. Et les enfants, de leur côté, apprécient cette fermeture de rue durant laquelle ils peuvent jouer librement sur la chaussée, tandis que les adultes en profitent pour socialiser. En résumé : une rue scolaire, c’est élémentaire !
Source : ICI Radio-Canada

Activité physique

marcher vers l'ecole

L’activité physique est bénéfique à la santé mentale, à condition que…

Les bienfaits que l’on retire de l’activité physique sont d’autant plus nombreux que les occasions d’êtres actifs seront variées. C’est ce que conclut une étude portant, pour une rare fois, non pas sur des activités physiques organisées, mais plutôt sur les différentes occasions de bouger qui s’offrent à nous au courant d’une journée. Faire une promenade le matin, courir le soir, faire son épicerie à vélo, se rendre au travail, voilà autant de situations qui permettent au corps de bouger et de contribuer à notre santé mentale. Et, bien que l’étude établissant cette association entre la perception du bien-être et des activités physiques variées ait été menée avant la pandémie, les chercheurs de l’Université de Bâle avancent que leurs résultats pourraient expliquer en quoi le confinement aura eu des effets négatifs sur la vie de nombreuses personnes. Les différentes occasions de bouger, limitées par les consignes sanitaires, ont en effet rendu la pratique d’activité physique beaucoup plus monotone. Une recette parfaite pour plomber le moral !
Source : EurekAlert

Mobilité durable

Calgary : des plaques d’immatriculation pour les trottinettes électriques

On se souviendra que le déploiement, à Montréal, des trottinettes électriques en libre-service n’aura duré qu’une saison. L’indiscipline des utilisateurs, et peut-être aussi le laxisme de l’opérateur, avaient convaincu la Ville que les nuisances d’un tel service dépassaient largement ses avantages. La ville de Calgary a, pour sa part, choisi de continuer à autoriser les trottinettes électriques en libre-service, pourvu qu’elles arborent un numéro d’identification bien visible qui permette aux témoins de signaler plus facilement les mauvais comportements des usagers. Et l’idée semble prometteuse puisque, à Edmonton, les trois opérateurs qui se partagent le marché ont décidé, sur une base volontaire, de graduellement « immatriculer » leurs microvéhicules. De plus, elles se sont entendues pour instaurer des zones lentes sur deux tronçons des principales artères de la ville. À l’intérieur de ce périmètre virtuel, les trottinettes réduisent automatiquement leur vitesse à 13 km/h. Donc, les solutions existent. Il suffit de les mettre en pratique pour garantir une cohabitation harmonieuse entre tous les usagers de la voie publique.
Source : ICI Radio-Canada

Crédits photos : Stephen Lee Davis

Une épidémie d’obésité frappe le parc automobile nord-américain

En Amérique du Nord, les VUS ont la cote. Depuis une dizaine d’années, leurs ventes sont en constante progression, aux dépens des berlines dont certains constructeurs abandonnent les chaînes de montage. Non seulement dominent-ils outrageusement le marché, mais, bon an mal an, à l’instar des camionnettes ils deviennent plus gros. Or, en cas de collision avec un piéton, leur calandre surdimensionnée cause principalement des blessures à la tête. Si bien que, en cas d’impact et à vitesse égale, un VUS est de deux à trois fois plus susceptible qu’une voiture d’entraîner la mort d’un piéton ou d’un cycliste. Encore aujourd’hui, on considère qu’un piéton qui se fait heurter par un véhicule motorisé circulant à 20 miles à l’heure (32 km/h) court 95 % de chance de survivre à ses blessures. À 30 miles à l’heure (48km/h), ses chances de survie passent à 55 %, et à 40 miles à l’heure (64 km/h), elles ne sont plus que de 15 %. Mais ce calcul de risques, qui date de 1995, a été établi bien avant la vogue des VUS. Tout comme la plupart de nos limites de vitesse. Il serait peut-être temps de les revoir à la baisse…
Source : Smart Growth America

Agriculture urbaine

Des vignes sur les toits qui produisent des bouteilles de vin à partir de bouteilles de vin…

Depuis 2017, le projet d’étude Vignes en ville documente les avantages de la culture viticole sur les toits. Sa fondatrice, Véronique Lemieux, qui est aussi coordonnatrice au Laboratoire d’agriculture urbaine (AU/LAB), et qui profite pour son projet d’un partenariat avec la Société des alcools du Québec (SAQ), fait valoir que les vignes se contentent de sols très pauvres et qu’elles n’exigent que peu d’eau. L’un de ces premiers vignobles en hauteur, implanté en 2017 sur le toit du Palais des congrès, a permis de produire, l’an dernier, une soixantaine de bouteilles de vin. Mais ce n’est pas pour cette raison que la SAQ s’est associée au projet. C’est plutôt pour recycler le verre des bouteilles en le broyant de manière à l’inclure dans le terreau des pots de vigne. En effet, un cep peut aisément s’épanouir à partir d’un substrat qui se compose essentiellement de terreau, d’argile et d’une quarantaine de bouteilles recyclées. Et, en cinq ans, Vigne en ville aura ainsi utilisé en verre broyé l’équivalent de 18 000 bouteilles. Voilà qui illustre de manière exemplaire le fonctionnement de l’économie circulaire !
Source : Journal Métro