En rafale

Survol de l’actualité : 28 avril 2020

Le 28 avril 2020

Au menu cette semaine, solidarité trifluvienne contre la pandémie, Laval s’engage dans la transition écologique et Milan pave la voie de la mobilité du futur.

Aménagement

Un parc conçu pour garantir la distanciation sociale

La firme autrichienne Studio Precht propose d’aménager, sur un terrain vacant de Vienne, un parc composé de haies qui reproduisent le tracé d’un labyrinthe. De la sorte, chaque allée demeure invariablement séparée des autres, ce qui permet aux promeneurs de respecter, par défaut, les distances sécuritaires. On doit compter une vingtaine de minutes pour parcourir les plus longues allées. Étant donné la crise sanitaire actuelle, les concepteurs du « Parc de la Distance », ainsi qu’ils l’ont nommé dans la langue de Molière, envisagent d’installer, au début et à la fin de chaque parcours, des portillons électroniques afin d’indiquer si un randonneur s’y trouve encore. Les haies seront de hauteurs variables si bien que, par moment, le marcheur sera littéralement immergé dans la nature alors qu’à d’autres endroits, il pourra contempler des allées adjacentes et croiser, en toute sécurité, le regard d’autres promeneurs solitaires.
Source : FastCompany

Santé et société

Un autre bel exemple de solidarité : Trois-Rivières unie durant la pandémie

Après Sherbrooke unie contre la pandémie, et #EnsembleMemphrémagog, voici que vient d’être lancée une vaste campagne de financement participatif pour à la fois soutenir les restaurateurs et nourrir de nombreuses familles de la région trifluvienne. Les restaurateurs participants pourront ainsi garder leurs cuisines ouvertes, du moins en partie, pour préparer des plats prêts-à-manger ensuite redistribués par Moisson Mauricie–Centre-du-Québec à des personnes qui se retrouvent en situation de précarité. L’objectif initial de cette campagne, hébergée sur la plateforme de l’OBNL La Ruche, était d’amasser 25 000 $. Mais, déjà, quatre jours après le lancement, Trois-Rivières unie durant la pandémie récoltait 63 500 $, soit 254 % de l’objectif. Un élan de solidarité qui ne se dément pas puisque, au moment d’écrire ces lignes, les contributions citoyennes atteignaient 86 645 $ alors qu’il reste encore 23 jours à la campagne !
Source : iHeartRADIO

Déconfinement : pourquoi les enfants d’abord  ?

Lundi le 27 avril, le premier ministre du Québec annonçait ce que beaucoup de parents appréhendaient : la réouverture des garderies et des écoles primaires. Bien que la mesure ne soit pas obligatoire, elle est justifiée pour de nombreuses raisons, comme l’expliquait la Dre Caroline Quach-Thanh quelques jours auparavant. En effet, si les mesures de confinement ont permis d’aplatir la courbe, elles ne pourront être maintenues pendant encore 18 mois, le temps minimum pour la mise au point d’un vaccin. D’où la nécessité d’un déconfinement graduel, ce qui consiste à permettre la reprise d’activités presque normales d’abord aux groupes les moins à risque. Or les enfants sont justement ceux chez qui la COVID-19 n’entraîne pratiquement aucune complication, mais qui, par contre, souffrent le plus de cet isolement forcé. Puisque la socialisation est essentielle à leur développement, alors entre deux maux, il faut choisir le moindre.
Source : L’Actualité

Environnement

Jour de la Terre : la Ville de Laval s’engage dans la transition écologique

Profitant du 50e anniversaire du Jour de la Terre, malheureusement célébré en confinement, la Ville de Laval a réaffirmé sa position de chef de file en matière de développement écoresponsable. La Ville annonçait donc vouloir tenir, dès maintenant et dans les années à venir, six promesses phares : augmentation de la canopée; lutte contre les îlots de chaleur urbains en accélérant la déminéralisation des sols; réduction de la quantité de déchets envoyés à l’enfouissement, notamment par la collecte des matières organiques; protection des papillons monarques; remplacement des systèmes de chauffage résidentiel au mazout; construction de 200 km de nouvelles voies cyclables ou multifonctionnelles.
Source : L’Écho de Laval

Amsterdam s’engage dans l’économie circulaire

L’objectif peut paraître ambitieux, mais la Ville vise, à l’horizon de 2050, l’atteinte d’une économie complètement circulaire basée sur la réutilisation des matières premières pour éviter le gaspillage et réduire les émissions de CO2. Une stratégie qui en ferait la première ville au monde à adopter le modèle économique de City Doughnut. Développé par l’économiste Kate Raworth, de l’Institut de changement environnemental de l’Université d’Oxford, ce modèle de beignet économique consiste à faire coïncider les besoins de base d’une bonne vie citoyenne : revenu; travail; santé; réseaux sociaux; participation politique avec les limites écologiques de la planète. Toutefois, la Ville demeure consciente de l’ampleur des défis à relever. Dans son plan d’action 2020-2025, elle ne cache pas que ces nouvelles manières de faire vont inévitablement engendrer des frictions. D’autant plus que, bien souvent, les bénéfices de ces mesures ne seront pas visibles à court terme : parfois seulement après quelques décennies ou alors à l’autre bout de la planète. Malgré tout, Amsterdam a décidé d’investir dans le futur.
Source : Québec Circulaire

Agroalimentaire

Saint-Constant invite ses citoyens à cultiver des potagers

À l’occasion du Jour de la Terre, la Ville de Saint-Constant annonce qu’elle va remettre, gratuitement, 750 paniers « Mon petit jardin bio » ! Ils vont contenir des plants et des graines totalement québécois et biologiques. De quoi permettre aux non-initiés de cultiver eux-mêmes leur propre potager, encourager la biodiversité, contribuer à leur autonomie alimentaire et se divertir en cette période confinement. Et pour ceux qui n’auront pas pu profiter à temps de cette offre, la Ville va mettre en vente 500 paniers « Mon petit jardin bio – découverte » plus gros et plus complets au coût de 25 $. Les citoyens intéressés pourront s’inscrire en ligne dès le 11 mai. Ensuite, les paniers seront livrés à domicile à compter du 25 mai de manière sécuritaire par les employés de la ville. Familles constantines, c’est le temps de préparer votre terrain !
Source : Ville de Saint-Constant

Mobilité durable

Vélo, boulot, dodo…

Alors que nous amorçons une première phase de déconfinement, Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec, suggère de profiter de cette crise sanitaire pour ancrer dans les mœurs la popularité grandissante de la bicyclette. À preuve, certains comparent les ventes à celle du papier de toilette… Bref. Tandis que les voitures se font plus rares que jamais dans les rues, Suzanne Lareau prône une réallocation de ces espaces aux cyclistes et piétons. D’ailleurs, aussi bien profiter de la situation pour mener une expérience à grande échelle d’urbanisme tactique en aménageant des trottoirs élargis, des vélorues, de rues piétonnes. Suzanne Lareau cite l’exemple de Paris qui est redevenue une ville vélo, à partir de l’automne 1995, en raison d’une grève des transports publics. Toutes les municipalités du Québec devraient tirer avantage de ce momentum qui met en vedette un des moyen de locomotion les plus hygiéniques. Car on peut imaginer et craindre que de nombreux usagers du transport collectif seront frileux à l’idée de reprendre leurs anciennes habitudes de déplacement. S’il fallait qu’ils optent pour l’auto solo, nous retournerions tous 50 ans en arrière!
Source : Vélo Québec

Californie : Oakland dresse un premier bilan de ses « rues lentes »

De toutes les villes américaines qui ont limité la circulation automobile sur certains tronçons de rue, Oakland figure nettement en tête de liste. La ville a « fermé » plus de 120 km de rue à la circulation automobile, soit 10 % de son réseau routier afin de redonner de l’espace de mouvement à ses citadins. Bien entendu, il ne s’agit pas de fermetures complètes, puisque les véhicules d’urgence, de livraison et les voitures des résidents sont autorisés à y circuler, quoique lentement. En fait, Oakland a réalisé un exploit peu banal, pour une ville américaine, en créant littéralement des rues partagées dans lesquelles enfants, piétons, cyclistes cohabitent avec des véhicules motorisés. Et le succès est tel que certains pensent qu’il serait judicieux de rendre permanente cette mesure pour bien des rues résidentielles.
Source : CityLab

Milan pave la voie en vue d’offrir plus d’espace aux cyclistes et aux piétons

La COVID-19 a frappé très tôt et très fort le nord de l’Italie. Et tout particulièrement Milan. Maintenant que le plateau du nombre d’hospitalisations est atteint et que se dessine l’amorce d’un déconfinement, la Ville prend toutes les mesures nécessaires pour éviter une seconde vague aussi dévastatrice. Et consciente du fait que les transports collectifs, pour des raisons de distanciation sociale, ne pourront désormais plus déplacer autant de personnes, l’administration municipale veut à tout prix éviter le retour en masse des voitures. D’autant plus que l’on a établi une corrélation entre la pollution atmosphérique et les complications liées à la COVID-19. Milan va donc retrancher, dès cet été, des voies de circulation sur 35 km du réseau qui sillonne son centre-ville afin de les redonner aux piétons et aux cyclistes. Une expérience que de nombreuses autres villes européennes risquent bien d’imiter.
Source : The Guardian