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Survol de l’actualité : 29 octobre 2019

Le 29 octobre 2019

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Au menu cette semaine, les quartiers marchables favorisent la mobilité sociale, Laval adopte sa première politique alimentaire et toujours trop de sucres libres dans l’alimentation des Québécois !

Aménagement

Trois-Rivières : une première édition réussie du Carré de la Fosse

Premier espace collectif de la ville, inauguré le 14 juin dernier, le Carré de la Fosse a fait la démonstration qu’en mobilisant les services municipaux, les groupes communautaires, les entreprises d’économie sociale et les citoyens, il est possible de transformer rapidement un lieu désuet et mal aimé en espace public distinctif, collaboratif, éducatif, participatif et intergénérationnel. Au cours de l’été se sont succédé consultations citoyennes, formations en agriculture urbaine, événements corporatifs, conférences, activités culturelles et festives. Grâce à ses 30 bacs et contenants hors terre, l’organisme La Brouette a non seulement cultivé près de 70 variétés de légumes, fines herbes, fleurs comestibles et fruits, mais sa présence a aussi largement contribué à l’animation des lieux. Et si, à l’approche de l’hiver, cet espace collectif s’apprête à entrer en dormance, déjà la Ville et ses partenaires ont les yeux tournés vers l’avenir et songent même à élaborer une programmation hivernale. À suivre…
Source : Ville de Trois-Rivières

Québec : appel de projets pour l’aménagement de jardins partagés

La Capitale-Nationale reconduit son Programme de subvention pour l’aménagement de jardins partagés sur des propriétés non municipales. Sont éligibles les projets de jardins communautaires (composés de plusieurs parcelles, jardinées individuellement), de jardins collectifs (une seule grande parcelle jardinée conjointement) et de jardins mixtes (parcelles individuelles et collectives). L’aide financière peut couvrir jusqu’à 60 % des dépenses admissibles pour un montant maximal de 20 000 $. Chaque projet de jardin doit être porté par une organisation à but lucratif ou à but non lucratif dûment inscrite au Registraire des entreprises du Québec ou par une institution (CIUSSS, commission scolaire, école, etc.). Les organisations désireuses de se prévaloir de cette aide ont jusqu’au 20 décembre 2019, à 16 h, pour soumettre leur demande.
Source : Ville de Québec

Les enfants de quartiers marchables jouissent, à l’âge adulte, d’une plus grande mobilité sociale

Plusieurs études ont documenté les nombreux bénéfices que retirent les citoyens vivant dans des quartiers où il est facile de se déplacer à pied, tant au chapitre de la santé physique que psychologique, en plus d’éprouver un plus fort sentiment d’appartenance à la communauté. Une récente étude vient de montrer que les enfants issus de familles défavorisées sur le plan socioéconomique, mais qui ont grandi dans des quartiers où les gens ne sont pas dépendants de l’automobile, ont plus de chances, une fois parvenus dans la trentaine, de jouir d’un niveau de revenus supérieurs à celui de leurs parents. Cette corrélation entre la marchabilité des milieux de vie et la mobilité sociale ne devrait toutefois pas surprendre. Car, la dépendance à l’automobile est reconnue comme un facteur d’appauvrissement. Si, en moyenne, les transports engloutissent 13 % des revenus familiaux des Américains, cette proportion se chiffre à 29 % pour les ménages les plus pauvres. Or, en raison de l’étalement urbain, les logements abordables sont de plus en plus éloignés des lieux de travail, ce qui entraîne une augmentation des coûts de transport. Bref, le cercle vicieux de la pauvreté devient une véritable fatalité dans ce pays où les déficientes infrastructures en transport collectif n’offrent aucune option pour s’affranchir de la dépendance à l’auto.
Source : CityLab

San Francisco va bannir la circulation automobile sur la plus achalandée de ses artères

Cela fait plus de 10 ans que l’idée circule au sein des instances municipales. Mais cette fois est la bonne puisque, à l’unanimité, les membres du Francisco Municipal Transportation Agency (SFMTA) ont voté en faveur du bannissement des voitures sur un vaste tronçon de Market Street, au cœur du centre-ville. L’avenue sera réaménagée pour encourager la marche, le vélo et les transports collectifs. D’abord motivée par des raisons de sécurités – ce tronçon compte 5 des intersections les plus dangereuses de la ville – la mairesse de San Francisco, London Breed, exprime le vœu que Market Street devienne le lieu par excellence des événements rassembleurs et, au quotidien, le cœur vibrant de sa cité. Les autorités municipales citent, à titre de précédent, le succès de la fameuse 14e rue, à Manhattan, désormais interdite au trafic automobile. Et pour ceux que préoccupe l’avenir des commerces, on peut rappeler que, lors de son passage à Montréal, en avril dernier, Janette Sadik-Khan, la commissaire aux transports de New York qui a piétonnisé Time Square, expliquait que : la piétonnisation est forcément bonne pour les commerces, car les voitures ne magasinent pas. Ce sont les piétons qui fréquentent les boutiques !
Source : Smart Cities Dive

Mobilité durable

La micromobilité ne peut plus se contenter de miettes budgétaires

Au royaume nord-américain de l’automobile, l’aménagement de pistes cyclables se négocie généralement à la pièce, secteur par secteur. Si bien qu’on ne peut guère parler de réseaux cyclables interconnectés. À l’inverse, les industries automobiles et pétrolières, dès les années 1930, n’ont pas hésité à imposer leurs vues, à l’échelle nationale, pour ainsi faire courir leurs réseaux autoroutiers à travers le pays et même au cœur des villes. Alors, pourquoi les défenseurs des petits véhicules (bicyclettes, trottinettes, planches à roulettes), plutôt que de quémander, un à un, de minuscules droits de passage à l’échelle locale, ne se rassemblent-ils pas sous une même bannière pour lancer une stratégie pannationale d’implantation d’un réseau intégré de micromobilité ? Et pourquoi ne pas s’allier, au passage, tous les secteurs émergents des énergies vertes, des nouvelles technologies de l’information et de la mobilité durable ? Les temps sont mûrs pour que la micromobilité se dote de son propre Futurama.
Source : CityLab

Les VUS et camionnettes sont responsables de la hausse des collisions mortelles

Après avoir connu une tendance à la baisse, à partir du début des années 1980, les collisions entre véhicule et piéton ou cycliste entraînant la mort sont reparties à la hausse à compter des années 2000. En cause, le design des VUS et des camionnettes qui, hauts sur roues, présentent un imposant devant – pare-chocs et calandre – à angle droit qui n’offre aucune chance au corps humain lors d’une collision. Et les statistiques sont éloquentes. Dans les villes américaines, depuis 2009, la population s’est accrue de 13 % et le nombre de déplacements motorisés de 14 %. Toutefois, on compte 69 % plus de décès chez les cyclistes et 48 % chez les piétons. En 2018, aux États-Unis, 36 560 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route. C’est l’équivalent de l’écrasement d’un Boeing 737 Max à chaque deux jours. Or, après deux tragédies en six mois, tous ces appareils ont été cloués au sol, tandis que les flottes de VUS et de camionnettes continuent de hanter nos routes.
Source : TreeHugger

Alimentation

La ville de Laval adopte sa première politique alimentaire

Élaborée en collaboration avec la Direction de santé publique du Centre intégré santé des services sociaux (CISSS) de Laval, cette politique alimentaire repose sur 5 grands axes : faciliter l’accès physique et économique à une saine alimentation; favoriser l’accessibilité aux aliments sains par l’aménagement du territoire; soutenir un système alimentaire durable; promouvoir la saine alimentation pour toutes et tous; favoriser les principes d’écoresponsabilité de la filière alimentaire. Déjà, des initiatives sont en place en matière d’offre alimentaire saine, diversifiée et disponible à proximité des milieux de vie, grâce notamment aux jardins communautaires et collectifs, ainsi qu’aux machines distributrices santé dans les arénas, où des choix sains sont ainsi proposés. Par ailleurs, la Ville mise sur la qualité exceptionnelle de son eau, la meilleure au Québec, dont elle fait la promotion dans la foulée de son accréditation Eau 5 étoiles. À ce chapitre, la Coalition Poids salue cette politique alimentaire qui vise le retrait progressif de la vente de boissons avec sucre ajouté dans les installations municipales afin d’offrir plus de place à l’eau de l’aqueduc non embouteillée.
Source : Ville de Laval

Toujours trop de sucres libres dans l’alimentation des Québécois

Un nouveau rapport de l’Institut national de santé publique du Québec constate, à la lumière des données disponibles, que de 2004 à 2015, la consommation de sucres libres des Québécois serait demeurée stable, et donc supérieure aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé. À l’heure actuelle, les boissons sucrées (boissons gazeuses régulières, jus de fruits purs, laits et boissons végétales sucrés, boissons aux fruits, thés glacés et boissons énergisantes) représentent la principale source (58,3 %) de sucres libres dans les achats alimentaires des Québécois, suivies par les desserts (22,1 %), à savoir les yogourts glacés, sorbets, crème glacée, gâteaux, biscuits, muffins. En conséquence, l’INSPQ recommande la promotion de l’eau et des desserts sans sucres libres, la reformulation des boissons sucrées et des desserts, ainsi que la dénormalisation des boissons sucrées et des desserts. Bref, il suffirait de boire de l’eau et de manger des fruits pour consommer quelques sacs de sucre blanc en moins, chaque année !
Source : Institut national de santé publique du Québec

Boissons énergisantes et activités physiques ne font pas bon ménage

L’Association québécoise des médecins du sport et de l’exercice (AQMSE) considère que les boissons énergisantes doivent faire l’objet d’un encadrement plus serré. L’AQMSE réitère qu’elle déconseille toujours la consommation de boissons énergisantes avant, pendant et immédiatement après la pratique d’activités physiques et sportives, surtout chez les jeunes. Surtout que plusieurs de ces boissons contiennent 180 mg de caféine, alors que le poids minimal requis pour tolérer cette quantité est de 70 kg – un poids que bien peu de jeunes atteignent. L’AQMSE rappelle que la consommation régulière ou excessive de boissons énergisantes est susceptible d’entraîner des complications graves sur la santé cardiovasculaire ou neurologique pouvant mener jusqu’au décès. En conséquence, celle-ci est donc à éviter complètement lors de la pratique de sports. D’ailleurs, dans la foulée de la diffusion d’un reportage d’Enquête sur les dangers des boissons énergisantes, la ministre québécoise de la Santé, Danielle McCann, a déclaré qu’elle se penchera bientôt sur ce dossier.
Source : CISION



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