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Survol de l’actualité : 3 décembre 2019

Le 3 décembre 2019

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Au menu cette semaine, le Québec est à l’honneur avec une application anti-gaspillage alimentaire, la plus grande serre sur toit au monde et une prochaine réglementation qui va serrer la vis au vapotage.

Alimentation

Un bilan enviable pour l’épicerie à but non lucratif Le Détour

Logée dans le fameux Bâtiment 7 de Pointe-Saint-Charles, au cœur d’un désert alimentaire, cette épicerie, qui ouvrait ses portes il y a un an et demi, dessert 800 ménages, compte 435 membres et fonctionne grâce à l’engagement de 235 bénévoles. Ses clients, qui sont entre autres motivés par des valeurs écologiques, peuvent apporter leurs propres contenants pour faire des achats en vrac. D’ailleurs, une fois par semaine, des bénévoles apprêtent les invendus pour éviter le gaspillage alimentaire. Selon Marie-Claude Rose, coordonnatrice de l’épicerie, les pertes alimentaires se sont chiffrées, l’an dernier à 1,5 %. C’est presque 10 fois moins que dans les grandes surfaces. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une épicerie fine ou encore bio, car le but est de servir l’ensemble de la population locale, Le Détour privilégie les circuits courts pour ses produits de manière à en réduire l’empreinte environnementale. Voilà certainement un exemple à suivre, typique de l’utopie réaliste qui anime le Bâtiment 7 !
Source : Journal Métro

L’application anti-gaspillage FoodHero est maintenant disponible à travers le Québec

Après une phase d’expérimentation de 5 mois, près de 200 magasins IGA partout au Québec offrent à leur clientèle la possibilité d’effectuer leur épicerie en ligne en achetant des produits invendus…, mais encore tout à fait consommables ! Les clients profitent ainsi de rabais substantiels tout en luttant contre le gaspillage alimentaire. En effet, grâce à l’application FoodHero, les clients peuvent emplir leur panier d’épicerie avec les invendus du jour (viande, poisson, fruits, légumes, produits laitiers, œufs, plats préparés, etc.) et réaliser des économies de 25 % à 60 %. Lorsque la transaction est conclue, les clients n’ont qu’à se rendre dans le commerce qu’ils avaient sélectionné pour récupérer leur sac FoodHero. L’application calcule également les quantités de CO2 « épargnées » en évitant que ces aliments encore comestibles ne prennent le chemin des sites d’enfouissement. Ça vaut la peine de lutter contre le gaspillage alimentaire, surtout quand ça se traduit par des aubaines…
Source : CISION

La plus grande serre sur toit au monde sera québécoise

Avec une superficie de 163 800 pieds carrés, ou l’équivalent de trois terrains de football, cette 4e serre de l’entreprise Les Fermes Lufa, sera plus vaste que les surfaces combinées de leurs 3 précédentes installations. Mais surtout, cette nouvelle serre va intégrer tous les enseignements tirés au fil des ans par la compagnie, laquelle va bientôt fêter son 10e anniversaire. À la clé : une meilleure isolation thermique pour un rendement énergétique accru; la récupération de l’eau de pluie utilisée en partie dans un système d’irrigation à circuit fermé; un système de compostage interne; et culture légumes exempts de pesticides de synthèse. Cette « ferme urbaine », une fois en exploitation, va permettre à la compagnie de doubler sa production, de répondre à environ 2 % de la demande de légumes frais sur l’île de Montréal et de consolider le secteur émergeant de l’agriculture urbaine durable.
Source : CISION

Santé et société

Vapotage chez les jeunes : le gouvernement du Québec entend serrer la vis

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, s’est engagée à mettre en place de nouvelles mesures pour lutter contre le tabagisme et le vapotage. Pour ce faire, elle a confié à M. Horacio Arruda, directeur national de santé publique, le mandat de piloter un groupe spécial pour se pencher, entre autres, sur l’encadrement des saveurs, les taux de nicotine permis et l’accessibilité des produits de vapotage. L’annonce a immédiatement été saluée par la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac. La Coalition a d’ailleurs tenu à rappeler que, selon une vaste enquête pancanadienne, non seulement le vapotage est toujours à la hausse chez les jeunes, mais que c’est au Québec que cette pratique chez les élèves des trois dernières années du secondaire est le plus élevé au pays. Selon les données de l’enquête, le tiers avaient récemment vapoté (dans les 30 derniers jours) et plus de la moitié l’avait déjà essayé. Ajoutons que, le même jour, le ministère de la Santé révisait sa Mise en garde contre les produits de vapotage avec ou sans nicotine.
Source : Service Québec

Un projet pilote pour la collecte des résidus alimentaires dans les écoles montréalaises

La ville de Montréal vient d’annoncer qu’elle va implanter ce programme de collecte des résidus alimentaires au cours de la prochaine année dans 22 écoles de niveau primaire et secondaire de 4 commissions scolaires. Ce projet pilote fait partie du Plan directeur de gestion des matières résiduelles 2020-2025 (PDGMR) de la Ville qui vise l’atteinte du zéro déchet d’ici 2030. Il va servir à l’élaboration d’une stratégie plus globale afin de déployer ce programme de collecte à l’ensemble des quelque 700 établissements scolaires de l’île. Et, bien entendu, l’exercice a aussi une valeur pédagogique. Il a pour but de sensibiliser et d’éduquer les jeunes à l’importance de poser les bons gestes en matière de tri, de recyclage, de réutilisation. Ce sera pour eux l’occasion de développer de bons réflexes écocitoyens qui leur serviront tout au long de la vie.
Source : Québec Municipal

Activité physique

La grande majorité des adolescents du monde ne sont pas assez actifs physiquement

Une nouvelle étude, dirigée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), révèle que plus de 80 % des adolescents scolarisés – 85 % des filles et 78 % des garçons – ne respectent pas la recommandation actuelle de faire au moins une heure d’activité physique par jour. L’OMS, qui se fonde sur des données provenant de 1,6 million d’élèves âgés de 11 à 17 ans, dans 146 pays, s’alarme de la situation en rappelant que le manque d’activité physique chez les adolescents met en danger leur santé actuelle et future. L’organisme presse tous les responsables nationaux, municipaux et locaux de prendre des mesures pour renforcer l’activité physique, et notamment mettre une emphase particulière afin d’inciter les filles à faire de l’exercice et les encourager à persévérer lorsqu’elles se sont engagées sur cette voie. Notons que l’étude portait sur tous les types d’activités physiques : temps consacré aux jeux actifs et aux activités récréatives et sportives; corvées domestiques actives; marche, vélo et autres types de transport actif; éducation physique; et exercice planifié.
Source : Organisation mondiale de la Santé

Mobilité durable

La ville de Berkeley envisage de légaliser le « Idaho Stop »

Le principe du Idaho Stop est le suivant : il octroie aux cyclistes la permission de considérer un feu rouge comme un stop, et un stop comme un cédez-le-passage. Mesure en vigueur depuis 1982 dans l’État de l’Idaho. Mais il a fallu attendre plus de 35 ans avant que l’idée fasse son chemin ailleurs aux États-Unis et même ici, à Montréal. Cette fois, c’est au tour de Berkeley d’envisager sérieusement la mise en application de cette mesure, une première en Californie. La ville, qui compte de plus en plus de cyclistes actifs, souhaite modifier sa réglementation en vertu de son adhésion à la philosophie de la Vision Zéro. En effet, une étude a montré que, l’année suivant l’adoption du Idaho stop, par l’État éponyme, on avait comptabilisé une diminution de 14,5 % des accidents avec blessures chez les cyclistes. D’autre part, Berkeley, qui souhaite encourager la pratique du vélo, va adopter une approche moins coercitive à l’égard des cyclistes pris en faute et leur offrir, en lieu et place d’une contravention, la possibilité d’assister à une séance de formation. Un programme analogue au fameux « Troque ton ticket » de la police de Longueuil. Une histoire à suivre…
Source : Panetizen

Covoiturer pour obtenir le privilège de se stationner

L’idée n’est pas nouvelle. De plus en plus d’entreprises offrent des cases de stationnement privilégiées aux employés qui pratiquent le covoiturage. Mais ce qui distingue le projet pilote dans l’arrondissement Rosemont–La-Petite-Patrie à Montréal, c’est que, pour la première fois dans le monde, il met à contribution une application de transport planifié. Des caméras de lecture de plaques d’immatriculation sauront reconnaître les véhicules qui ont servi au covoiturage via l’application Netlift. Pour le moment, ces caméras seront installées à la guérite du stationnement de l’Institut de cardiologie de Montréal (ICM) qui sert de banc d’essai. Par la suite, ces caméras intelligentes vont équiper les véhicules des agents de stationnement qui patrouillent dans les rues avoisinantes où les covoitureurs pourront garer leur véhicule, sans craindre de contravention, sur des espaces de stationnement situés sur la voie publique et réservés aux résidents. Une histoire à suivre !
Source : Le Devoir



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