En rafale

Survol de l’actualité: 3 juin 2019

Le 3 juin 2019

Au menu cette semaine, les 5 premiers axes du Réseau Express Vélo de Montréal, la lutte contre le vapotage chez les jeunes et, en France, des bus électriques qui se rechargent en 15 secondes !

Transport actif

Les pistes cyclables sont bénéfiques à tous les usagers de la route

Des chercheurs ont décortiqué les données des 12 villes américaines qui comptent les plus fortes proportions de déplacements à vélos, et ce, sur une période de 13 ans. Les résultats obtenus les ont surpris eux-mêmes. Ils étaient en effet convaincus, comme bien des gens, de la véracité du principe de « sécurité par le nombre » (Safety-in-numbers) en vertu duquel plus les cyclistes sont nombreux, plus les automobilistes modifient leurs comportements, ce qui accroît la sécurité de tous. Mais les données montrent plutôt que ce n’est pas tant le nombre de cyclistes que le kilométrage de pistes cyclables aménagées, tout particulièrement celles qui jouissent de protection physique, que l’on peut associer à la diminution des accidents mortels. Voilà un argument de taille en faveur de tous ceux qui considèrent que la Vision Zéro passe par des aménagements qui pardonnent les inévitables erreurs afin qu’elles ne conduisent pas à des fatalités.
Source : EurekAlert

Montréal : dévoilement des premiers axes du Réseau Express Vélo

Véritables « autoroutes » pour vélos, les pistes cyclables du Réseau Express Vélo (REV) seront plus larges que leurs contreparties habituelles et, dans la plupart des cas, elles seront, enfin, unidirectionnelles. Les 5 premiers axes du REV, qui en comptera à terme 17 pour 184 km, seront déployés sur : Lajeunesse – St-Denis; Viger; Souligny; Peel et Bellechasse. Le REV permettra ainsi de créer des liaisons continues et directes entre les grands pôles d’activités commerciales, résidentielles, industrielles, institutionnelles ainsi que vers les principaux pôles de transport collectif. Une fois devenues permanentes, les pistes du REV seront soit surélevées ou séparées de la voie carrossable au moyen d’une bordure de béton, de plantations d’arbres ou d’autres éléments séparateurs. C’est dans Mercier-Est que sera implanté, dès cet été, le tout premier axe du REV, d’une longueur de 2,2 kilomètres, sur Souligny, entre l’avenue Hector et la rue Honoré-Beaugrand.
Source : Ville de Montréal

Les vêtements réfléchissants des cyclistes font réfléchir les automobilistes

Des chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique ont voulu vérifier si le port de vêtements réfléchissants pouvait accroître la sécurité des cyclistes. Et bien que leur échantillonnage demeure restreint, ils ont pu constater que les automobilistes avaient tendance à ralentir et accordaient une plus grande distance de séparation lorsqu’ils doublaient des cyclistes aux vêtements très voyants. Cette enquête sur le terrain leur a permis de confirmer l’adage suivant : « be safe, be seen », que l’on pourrait traduire par « Soyez sauf, soyez vu ». Toutefois, les chercheurs précisent qu’il s’agit d’une mesure de protection qui ne compense nullement les lacunes de nos infrastructures. Ils font remarquer que les véhicules protègent toujours mieux les automobilistes et que nos infrastructures routières sont planifiées, conçues, financées, construites, surveillées et entretenues, toujours en fonction des voitures. Mais presque aucun progrès n’a été réalisé pour accroître la sécurité des usagers les plus vulnérables. Si bien que, en attendant l’aménagement d’infrastructures mieux conçues en matière de sécurité, piétons et cyclistes ont intérêt à bien se faire voir !
Source : Université de Colombie-Britannique

Agroalimentaire

Loi sur la protection de la santé des enfants : Cœur + AVC implore la sénatrice Pamela Wallin

« Pourquoi bloquez-vous les députés élus et les sénateurs qui veulent protéger la santé des enfants au Canada ? » demande l’organisme à la sénatrice. Cœur + AVC rappelle à Pamela Wallin que, contrairement aux campagnes de désinformation de l’industrie agroalimentaire, le projet de loi S-228 ne va pas nuire aux agriculteurs ou aux producteurs alimentaires du Canada. Bien au contraire, car en interdisant le marketing des aliments et des boissons riches en sucre, en sel et en gras saturés aux enfants de 12 ans et moins, on encourage ces derniers à manger davantage de produits sains que les agriculteurs canadiens cultivent et vendent en abondance. Cœur + AVC presse donc la sénatrice de baser son jugement, non pas sur des mythes, mais sur des faits. L’organisme rappelle que si le projet de loi n’est pas adopté avant les vacances d’été, il mourra au feuilleton lorsque le Parlement sera dissous pour les élections d’automne. Les Canadiens sont donc invités, si ce n’est déjà fait, à utiliser cette plateforme web automatisée pour faire pression sur leurs sénateurs respectifs. Il en va de la santé de nos enfants !
Source : Cision

La taxation et l’étiquetage sur le devant des emballages induisent de meilleures habitudes de consommation

Des chercheurs de l’Université de Waterloo, en Ontario, ont mené une étude expérimentale auprès de 3 584 Canadiens âgés de plus de 13 ans pour examiner leurs choix de consommation de boissons et de collations vendues en magasin. Ils ont pu tester l’efficacité de quatre types d’étiquetage sur le devant des emballages, dont les fameux feux de circulation britanniques et le code 5 couleurs français. Mais c’est l’avertissement « Taux élevés en… », d’ailleurs envisagé par Santé Canada, qui s’est avéré le plus efficace. Ils ont en outre mis en place différents scénarios de taxation pour constater que tous les cas de figure entraînaient, chez les participants de l’expérience, une diminution de leur consommation soit de sucre, de sel ou de gras. Mais le fait saillant de cette étude concerne les jus de fruits 100 % purs. C’est sur ce type de produit que la taxe a eu l’effet le plus marquant. Un résultat qui, selon les chercheurs, démontre la pertinence de taxer aussi bien les boissons sucrées que les jus de fruits qui contiennent autant de sucres libres, sinon plus, que les boissons avec des sucres ajoutés.
Source : International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity

Mobilité durable

États-Unis : le tout à l’auto est un important facteur d’iniquité sociale

La dépendance à l’automobile des Américains n’est pas un mythe puisque, typiquement, chaque foyer possède 2,28 voitures. Si bien que, en moyenne, les transports engloutissent 13 % des revenus familiaux. Mais, dans le cas des ménages les plus démunis, cette proportion se chiffre à 29 %. Ce qui engendre une spirale de l’appauvrissement, car, en raison de l’étalement urbain, les logements abordables sont de plus en plus éloignés des lieux de travail. De sorte que les économies réalisées en matière de logement sont annulées par les coûts de transport. Ce cercle vicieux de la pauvreté devient une véritable fatalité dans ce pays où les déficientes infrastructures en transport collectif n’offrent aucune option pour s’affranchir de la dépendance à l’auto. Autrement dit, si le rêve américain prétend que ceux qui travaillent avec acharnement peuvent se sortir de la pauvreté, dans les faits, les villes sont construites de manière à ce qu’il soit impossible de le réaliser. Seule une meilleure offre de transport collectif pourra briser le cercle vicieux de la pauvreté.
Source : Institute for Transportation & Development Policy

France : La ville de Nantes va se doter de bus électriques qui se rechargent en 15 secondes !

Le système de recharge TOSA (trolleybus optimisation du système d’alimentation) permet, grâce à des bras articulés, et bien sûr totalement automatisés, d’injecter 600 kilowatts dans des batteries conçues spécifiquement pour accepter les fortes charges. L’opération ne prend que de 15 à 20 secondes, le temps pour les passagers de monter ou descendre de ce bus dont l’autonomie est de 30 kilomètres. Ce système de recharge éclair, aussi appelé « biberonnage » a déjà fait ses preuves en Suisse, dans le canton de Genève où de tels autobus sont en circulation depuis 2013. Toutefois, Nantes va réaliser une première puisque son bus biarticulé de 24 mètres de long (12 mètres pour un bus ordinaire), capable d’accueillir 150 passagers, deviendra, en septembre prochain, le premier véhicule TOSA d’une taille aussi considérable. Notons enfin que les passagers ont évidemment droit au WiFi gratuit et que chaque banquette dispose d’une prise USB pour la recharge des appareils mobiles. Cela dit, rien ne garantit que les recharges de téléphones et de tablettes se feront en 15 secondes…
Source : WeDemain

Santé et société

Réduire l’accessibilité et l’attrait des produits du vapotage pour les jeunes

Si la plupart des chercheurs s’entendent sur l’efficacité du vapotage dans une démarche de cessation du tabagisme, tous s’entendent pour affirmer que les non-fumeurs ne devraient jamais s’y adonner. Or, devant l’arrivée récente de nouveaux produits de vapotage à forte teneur en nicotine et l’augmentation fulgurante de la cigarette électronique chez les jeunes, l’Institut national de santé publique (INSPQ) appuie l’intention de Santé Canada de mettre en place des mesures réglementaires pour en protéger les jeunes. L’INSPQ recommande, entre autres, l’interdiction complète de la promotion et la publicité des produits de vapotage, le contrôle strict des seuils de toxicité déjà établis et des concentrations de nicotine, l’adoption de l’emballage neutre et l’encadrement du design des cigarettes électroniques, l’interdiction de vente en ligne et pour les moins de 18 ans. Enfin, en raison de l’évolution rapide de ce marché, l’INSPQ juge essentiel de revoir régulièrement la pertinence des mesures en fonctions de l’état d’avancement des connaissances.
Source : Institut national de santé publique

Alimentation

L’Abbaye d’Oka renoue avec sa tradition d’éducation agricole

Cet été, l’Abbaye d’Oka va offrir des camps de jour à des jeunes de la région qui pourront participer à différentes activités éducatives créées par le programme École-O-Champ. Les enfants auront l’occasion de mieux comprendre la provenance de leurs aliments, la manière de les produire et de les transformer, en plus de prendre conscience de notre lien avec la nature et de l’importance d’en assurer la protection. Rappelons, pour mémoire, que la ferme-école de l’Abbaye d’Oka fondée en 1881, est par la suite devenue, en 1908, une faculté universitaire : l’Institut agricole d’Oka, jusqu’en 1962, année où l’Université Laval en reprenait les rênes. Les camps de jour, qui se tiendront cet été, rappellent non seulement cette vénérable tradition, mais ils marquent peut-être le commencement d’une nouvelle ère.
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